Arts et spectacles

  • Écoutez ! Dans ce nouveau livre, Peter Brook, dramaturge et metteur en scène de renommée mondiale, livre un ensemble de réflexions très personnelles sur le son et la musique - de l'influence surprenante qu'ont eue les spectacles de Broadway sur son célèbre Songe d'une nuit d'été à l'attrait des applaudissements, jusqu'à cet espace ultime de vide qu'est le silence. Le livre est parsemé d'anecdotes sur la vie de l'auteur et de souvenirs de ses réalisations à l'opéra, au théâtre et au cinéma. Peter Brook parle de ses productions les plus remarquables et de ses rapports avec des personnalités comme Truman Capote, Laurence Olivier et Vivien Leigh, avec lesquelles il a travaillé. Il évoque aussi des styles musicaux et des cultures du monde entier. À l'écoute déploie tout le talent et l'acuité de Brook, avec l'esprit et la finesse d'analyse qu'on lui connaît. On y retrouve la veine de ses écrits précédents, sur Shakespeare, et aussi sur le langage et le sens dans Du bout des lèvres. Peter Brook est l'un des plus grands dramaturges contemporains. De la Royal Shakespeare Company au théâtre des Bouffes du Nord, ses productions, comme Timon d'Athènes, Mesure pour mesure, La Conférence des oiseaux, ont marqué l'histoire du théâtre. Il a également mis en scène des opéras et réalisé des films, dont Moderato cantabile, Le Roi Lear et Le Mahabharata en collaboration avec Jean-Claude Carrière. Aux éditions Odile Jacob, il a publié Du bout des lèvres. Jean-Claude Carrière est scénariste, dramaturge, écrivain, auteur de grands succès comme Einstein, s'il vous plaît, Fragilité, Tous en scène et, plus récemment, Croyance, La Paix, Ateliers. 

  • Charlotte Perriand fait partie de ces créateurs qui ont marqué le XXe siècle. Luttant farouchement dès 1927 contre les Arts décoratifs, elle a été avec Le Corbusier le précurseur de l'architecture d'intérieur. Nous lui devons une nouvelle approche de l'art d'habiter, ouverte, faite de jeux et de flexibilité, toujours en rapport harmonieux avec l'homme et son milieu. Liée aux mouvements d'avant-garde des années 1930, à Fernand Léger et à Jean Prouvé, mais surtout célèbre pour sa collaboration avec Le Corbusier et Pierre Jeanneret, elle a signé avec eux une série de meubles révolutionnaires qui sont devenus de grands classiques. Animée par une insatiable curiosité, elle a voyagé à travers d'autres cultures (Japon, Indochine, Brésil) qui ont influencé son oeuvre, notamment le très zen « Espace Thé » de l'Unesco (1993). Dans cette autobiographie, elle nous fait partager le destin d'une femme hors du commun qui a toujours su concilier une extraordinaire exigence de rigueur avec un amour de la vie, de la nature et de la liberté.

  • Pourquoi la musique provoque-t-elle autant d'émotions en nous ? Dans son nouveau livre, Bernard Lechevalier nous propose de nous aventurer avec lui dans l'analyse de la musique et des états affectifs qu'elle suscite. S'appuyant sur les découvertes les plus récentes en neuropsychologie, il nous montre notamment que la perception musicale relève d'un processus complexe qui engage la structure de l'oeuvre elle-même, les associations d'idées et d'affects qu'elle fait naître et, enfin, le contexte de son interprétation et de son écoute. De Beethoven à Brassens en passant par Debussy et Duke Ellington, une exploration du plaisir musical, tous genres confondus, à partir des émotions qu'elle procure et du sens qu'elle véhicule. Le plaisir musical aux trois stades de la création, de l'interprétation et de l'écoute, sans séparer musique classique, variété ou jazz ! Bernard Lechevalier est neurologue, professeur émérite de neurologie à l'université de Caen. Il a présidé la Société française de neurologie et la Société de neuropsychologie de langue française. Membre de l'Académie nationale de médecine, il y coordonne un groupe de travail en neuropsychologie. Ayant siégé dans la commission nationale de l'Inserm, il a contribué à la création d'une unité de recherche dans ce domaine et à l'édification à Caen du centre de recherches Cyceron connu aujourd'hui internationalement. Par ailleurs organiste classique, il a bénéficié de l'enseignement de grands maîtres parisiens. Il a notamment publié Le Cerveau de Mozart et Le Cerveau mélomane de Baudelaire. 

  • Comment l'apprentissage de la musique agit-il sur notre cerveau ? Quels effets a-t-il sur la curiosité, l'attention et la mémorisation ? Quel impact sur la lecture ou le raisonnement mathématique ? Faut-il, pour apprendre et faire des progrès, qu'un enfant ait l'oreille musicale ? Et s'il chante faux ? Que penser par ailleurs des adultes qui décident de s'y mettre sur le tard ? Y a-t-il un âge pour apprendre la musique ? Aujourd'hui, les enseignants et les responsables des systèmes scolaires s'interrogent, et interrogent les experts. Encore tout récemment, la Suisse misait sur une éducation musicale de qualité en l'inscrivant dans sa Constitution. Quels sont les fondements neuroscientifiques de cet intérêt pour l'éducation musicale ? Fruit de plus de trente ans de recherches neurobiologiques sur la musique en lien avec l'éducation, le livre qui nous dit tout sur la manière dont la musique transforme notre cerveau... pour notre plus grand bien ! Par l'une des plus grandes spécialistes, les neurosciences de la musique à la portée de tous, parents comme enseignants ! Isabelle Peretz est titulaire d'une chaire de recherche en neurocognition de la musique à l'Université de Montréal. Au cours des trois dernières décennies, elle a fait de Montréal la capitale mondiale de l'étude du cerveau musical. Membre de la Société royale du Canada, elle a obtenu de nombreux prix d'excellence pour ses travaux. Elle dirige depuis 2005 le Laboratoire international de recherche sur le cerveau, la musique et le son (BRAMS), qu'elle a également fondé.

  • Qui était Alberto Giacometti, l'un des artistes majeurs du XXe siècle ? Anca Visdei est partie sur ses pas, dans le Val Bregaglia en Suisse, là où il grandit entre son père, peintre, et sa mère, figure maternelle puissante, à Venise où il fit ses études, puis à Paris où il fut l'une des figures marquantes d'une période artistique particulièrement féconde. Des témoignages privilégiés, des extraits de sa correspondance, une exploration de son oeuvre au plus près du geste de l'artiste nourrissent un récit captivant et émouvant. On y découvre la personnalité d'un Giacometti tout en contrastes qui n'eut de cesse de travailler à « montrer les choses telles qu'il les voyait », soit l'homme qu'il était dans tous les hommes. Un voyage passionnant dans la vie et l'oeuvre d'Alberto Giacometti. Anca Visdei a travaillé comme journaliste en Suisse, puis à Paris où elle vit aujourd'hui. Auteur de théâtre, romancière, metteur en scène, elle est aussi l'auteur de biographies, notamment celle de Jean Anouilh dont elle fit la connaissance dans les années 1980.

  • On pourrait penser qu'aucun principe général ne saurait expliquer la diversité des réactions qu'un film suscite. Ce livre soutient qu'un tel principe existe : notre appréciation personnelle s'organiserait tout entière autour des intentions, des émotions, des intuitions ou des traits de personnalité que nous attribuons, le plus souvent inconsciemment, au réalisateur et à ses collaborateurs. À partir de l'oeuvre de John Ford, d'Orson Welles, d'Alfred Hitchcock, de Terrence Malick, de Christophe Honoré et de beaucoup d'autres, Alessandro Pignocchi développe une approche cognitive qui éclaire et enrichit nos expériences quotidiennes de spectateur. Sans jargon ni pédantisme, une explication originale de nos réactions souvent passionnées face à un film, quel qu'il soit. Pour les amoureux du cinéma, l'analyse claire et approfondie d'une douzaine de films, récents ou moins récents, connus ou moins connus, parmi lesquels Vertigo, Un amour de jeunesse, The Tree of Life, M le Maudit, Pique-nique à Hanging Rock ou Oncle Boonmee. ?Alessandro Pignocchi est chercheur en sciences cognitives et en philosophie de l'art à l'Institut Jean-Nicod. Docteur de l'EHESS, il est notamment l'auteur de L'OEuvre d'art et ses intentions. 

  • Ce qui se passe dans la tête du créateur, du compositeur, lorsqu'il crée, demeure encore inconnu. C'est ce « mystère » que se propose d'éclairer ce livre. La création artistique relève-t-elle de processus intellectuels et biologiques spécifiques ? Peut-on s'approcher au plus près de son mécanisme pour parvenir à comprendre comment un compositeur, un musicien, un chef d'orchestre, choisit de mettre ensemble telle et telle note, de faire se succéder tel et tel rythme, de faire émerger du neuf, de produire de la beauté, de susciter l'émotion ? La compréhension de ce qui se déroule dans le cerveau du compositeur lorsqu'il écrit Le Sacre du printemps ou Le Marteau sans maître est-elle possible ? Quelles relations peut-on établir entre les briques élémentaires de notre cerveau que sont les molécules, les synapses et les neurones, et des activités mentales aussi complexes que la perception du beau ou la création musicale ? Tenter de constituer une neuroscience de l'art, tel est l'enjeu de ce livre, qui procède d'un débat entre Jean-Pierre Changeux, le neurobiologiste, qui a fait du cerveau l'objet privilégié de ses recherches, et Pierre Boulez, le compositeur, pour qui les questions théoriques liées à son art, la musique, ont toujours été essentielles, et auquel s'est joint Philippe Manoury pour apporter son éclairage de compositeur et de chercheur. Un livre profondément nouveau. Un événement intellectuel. Chef d'orchestre, compositeur, fondateur de l'Ircam, Pierre Boulez est l'un des plus grands créateurs du XXe siècle. Également théoricien de la musique, il a, pendant près de vingt ans, occupé au Collège de France la chaire « Invention, technique et langage ». Professeur honoraire au Collège de France, membre de l'Académie des sciences, Jean-Pierre Changeux est l'un des plus grands neurobiologistes contemporains, auteur, notamment, avec Alain Connes, de Matière à pensée et, avec Paul Ricoeur, de La Nature et la Règle. Ce qui nous fait penser. Philippe Manoury est compositeur et professeur émérite de l'Université de Californie, San Diego. 

  • Découvrez Premier rendez-vous, le nouvel album de René Urtreger et Agnès Desarthe : https://www. youtube. com/watch?v=r3DrcNPustgDix fois René Urtreger faillit mourir et dix fois il se releva, toujours guidé par la quête acharnée de la « note juste ». Il est à lui seul toute la musique d'une génération et toute l'histoire du jazz. C'est le mystère palpitant de sa vie qu'Agnès Desarthe tente ici d'approcher. Pianiste génial, formé à Chopin et inspiré par Charlie Parker, il a joué avec les plus grands, de Lionel Hampton à Stan Getz, en passant par Dizzy Gillespie, Lester Young et Chet Baker. Il enregistre avec Miles Davis la bande originale du film Ascenseur pour l'échafaud et l'accompagne en tournée dans les plus prestigieuses salles d'Europe. Il apporte aussi son talent incomparable à l'aventure yéyé, aux côtés de Sacha Distel et de Claude François. Ce livre est le roman vrai d'une vie flamboyante. Parti de rien, René Urtreger atteint les sommets. Il connaît tous les excès et toutes les audaces, côtoie la gloire comme les enfers. Et ce qui nous bouleverse dans cette vie, c'est justement cette même exubérance et cette même mélancolie qui font la force sauvage du jazz, cette musique de fils perdus. Agnès Desarthe raconte cette aventure comme un roman. Son talent unique en fait un livre inoubliable. René Urtreger est l'un des plus grands noms du jazz. Pianiste et compositeur, il a reçu de multiples distinctions (du prix Django-Reinhardt en 1960 à celui de l'académie Charles-Cros in honorem jazz en 2014). C'est à la fois un maître et une figure incontournable de la scène musicale. Agnès Desarthe, romancière et essayiste, est l'auteur d'une dizaine d'ouvrages, salués par la critique et couronnés de nombreux prix. Normalienne et agrégée d'anglais, elle a traduit, entre autres, Virginia Woolf et Cynthia Ozick.

  • « Dialoguer avec un mort : un genre ancien, que j'ai essayé de remettre au goût du jour. Mais il y a des morts qui se taisent et d'autres qui parlent. C'était le cas de Luis Buñuel. Surprise : il n'avait rien perdu de ses phrases qui mordent, de son regard brutal, de son rire à pleurer. Il me suffisait de l'écouter. Il y a des morts plus vivants, parfois, que ceux qui croient leur avoir survécu. De tous les films que nous avons écrits ensemble, La Voie lactée fut sans doute le plus inattendu. Concevoir, écrire et réaliser un film sur les hérésies de la religion chrétienne, cela semblait une gageure folle. Luis m'en parlait depuis notre première rencontre dès 1963. Comment concevoir et produire un objet pareil ?Lorsque Belle de jour obtint le Lion d'or au festival de Venise en 1967, il prit sa décision. Si c'est ça le cinéma d'aujourd'hui, me disait-il, alors nous pouvons le faire, notre film sur les hérésies. » J.-C. C. Sous la plume de son ami, de son complice Jean-Claude Carrière, avec qui il a tant partagé, depuis Le Journal d'une femme de chambre jusqu'à Cet obscur objet du désir en passant par Belle de jour ou Le Charme discret de la bourgeoisie, voici que Luis Buñuel revient nous parler du cinéma, du surréalisme... De sa vie, de notre vie. Jean-Claude Carrière est l'auteur de nombreux grands succès comme Fragilité, Tous en scène et Einstein, s'il vous plaît. Il est scénariste, dramaturge, écrivain.

  • Architecte

    Viguier-Jp

    Jean-Paul Viguier nous parle ici, dans ce livre, de sept de ses plus grands chantiers architecturaux. Le Muséum d'histoire naturelle de Toulouse, la Médiathèque de Reims, un musée d'archéologie près du pont du Gard, un autre d'art moderne à San Antonio, un immeuble au centre de Budapest ou encore à Nîmes, etc. : quoi de commun entre ces différents projets ?Une même recherche : aller plus haut, être plus léger, plus transparent, utiliser le moins de matière possible pour le plus grand effet, bref être moderne. Une même ambition : mettre l'architecture contemporaine à l'épreuve dans un monde à la recherche de nouveaux repères, mais qui les regarde parfois avec crainte ; savoir s'insérer dans un site très chargé historiquement. Cette recherche et cette ambition, ce sont celles qui inspirent depuis toujours Jean-Paul Viguier.?Jean-Paul Viguier est architecte. Il est membre de l'Académie d'architecture, dont il a été le président de 1999 à 2002. Il a été nommé Honorary Fellow de l'American Institute of Architects et Honorary Professor de l'Université de Tongji à Shanghai. Il a reçu, entre autres, le grand prix du Moniteur des villes pour le parc André-Citroën et l'Équerre d'argent d'architecture pour l'Hôtel industriel de la rue d'Aubervilliers à Paris.

  • La nature sauvage, que les anciens jugeaient horrible et tentaient de domestiquer par places, et que les modernes exaltent pour compenser le progressif bétonnage des sites, a toujours eu quelque chose d'abstrait et de mythique. Si elle existe comme concept, il est impossible de l'atteindre dans la réalité sans la transformer en spectacle. Entre elle et nous s'interpose au moins un regard, c'est-à-dire un principe d'organisation, la possibilité de comprendre, de décrire et de représenter. Même la forêt primaire d'Amazonie, vue d'avion, devient un monument paysager. Que dire alors de la forêt de Fontainebleau que nous parcourons en tous sens ! L'art du jardin - en particulier les paysages européens du XVIIIe et du XIXe siècles - relève ainsi d'une charmante ambiguïté : il faut décrire la représentation figurée comme si elle était nature et la nature comme si elle était représentation figurée ; il faut que la surprise naisse d'un ordre prévisible à peine perturbé, que l'émotion sensorielle vienne d'une éducation qu'on oublie. À travers les deux très belles conférences prononcées en mars 1994 par John Dixon Hunt, le Collège de France a voulu faire mieux connaître au public français l'intérêt de la réflexion historique sur les jardins et l'architecture paysagère, discipline au confluent de plusieurs domaines : ceux de l'urbanisme et de l'architecture, de la géographie et de l'écologie, de la peinture et de la littérature, de la sociologie et de la philosophie de la représentation, des ères culturelles et de l'histoire enfin, puisqu'il existe autant de paysages que de grandes civilisations et d'époques.  Professeur à l'université de Pennsylvanie, John Dixon Hunt a notamment dirigé l'Institut d'architecture paysagère de Dumbarton Oaks, à Washington. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages de référence sur l'art des jardins, dont The Figure in the Landscape (1989), d'une biographie de John Ruskin et d'une étude sur les préraphaélites. Il dirige depuis sa création, en 1980, la revue internationale Journal of Garden History.

  • Qu'y a-t-il de commun entre les musiques de tous les temps et de toutes les cultures ? Peut-on repérer des formes sonores identiques ? Existe-t-il des principes d'organisation similaires ? François-Bernard Mâche reprend ici la question des universaux en musique et montre en quoi le jeu musical est un jeu poétique et naturel, qui s'esquisse déjà dans le monde animal. On comprend mieux dès lors que l'homme puisse éprouver des émotions aussi intenses à l'écoute et au maniement des sons. On comprend mieux, aussi, que la musique puisse être une sorte de lieu-test pour la distinction entre nature et culture. Compositeur et musicologue de réputation internationale, professeur à l'EHESS, François-Bernard Mâche a reçu le Grand Prix national de la Musique pour l'ensemble de son oeuvre.

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