Les Pérégrines

  • Qui a peur des vieilles ? Nouv.

    Vieille. Le mot lui-même est tabou. Alors que la société elle-même vieillit, elle a un problème avec les vieux en général et les vieilles en particulier, soumises à une double injonction contradictoire : être authentiques, mais rester minces et jolies.

    Si elles sont moins regardées, invisibilisées, mises de côté passé un certain âge, de nombreuses « vieilles » se découvrent en contrepartie une liberté nouvelle. Alors pourquoi a-t-on, malgré tout, peur de vieillir ?

    Mêlant témoignages, analyses historiques et sociologiques, références culturelles et réflexions de l'autrice sur son propre rapport à la vieillesse, Qui a peur des vieilles ? apporte un regard rafraîchissant sur une question politique toujours tabou et démonte les stéréotypes sur les femmes ménopausées.

    /> Marie Charrel est journaliste au Monde, où elle suit la macroéconomie internationale.

    Elle est notamment l'autrice de Une fois ne compte pas (Plon, 2010), L'enfant tombée des rêves (Plon, 2014), Les enfants indociles (Rue Fromentin, 2016), Une nuit avec Jean Seberg (Fleuve Éditions, 2018) et Les Danseurs de l'aube (L'Observatoire, 2021). Elle a également participé à plusieurs projets collectifs et recueils de nouvelles (L'Institut, PUG, 2018 ; On tue la Une, Druide, 2019).

  • Souvenirs denfance et rages du moment ; visites dans des restaurants fameux ou oubliés ; odes à landouillette, la nèfle, le sablé à la confiture, la figue, les vins du Rhône, les Haribo ; tête de veau et Kinder ; déjeuners de conféries aussi secrètes que savoureuses ; critiques gastronomiques plus ou moins fréquentables, ogres, poètes et cannibales Il y a tout cela, et bien plus, dans larborescence mémorielle et gourmande de Nicolas dEstienne dOrves. Le tout saupoudré de colère, de coups de sang, dimages parfois lointaines, dune foi qui sait être mauvaise et dun amour sincère, réel, jamais repu, pour les joies de la gueule. Si la gourmandise est universelle, le goût est singulier. Aujourdhui, celui de « NEO » vous invite à sa table et vous souhaite bon appétit.

    Né en 1974, Nicolas dEstienne dOrves est écrivain et critique dopéra. En vingt ans, il a publié une trentaine de livres : romans (Les Fidélités successives), thrillers (Les Orphelins du mal), nouvelles (Narcisse et moi), récits (Je pars à lentracte), biographies (Jacques Offenbach, Marthe Richard) Passionné par Paris, il lui a consacré un guide de promenades et un Dictionnaire amoureux. Lorsquil nécrit pas, il mange. Sans doute trop.

  • Ceci est ma chair Nouv.

    Face à l'épuisement des ressources et à la multiplication des pandémies, les habitants de Michão firent sécession du reste du genre Homo, lors de ce que l'on appela la Seconde Résurrection. Grâce au cannibalisme hygiéniste et méthodique, degré ultime du processus civilisationnel, le duché devint florissant.

    En l'an 150 de la Seconde Résurrection, alors que tout semble aller pour le mieux dans le meilleur des mondes, un attentat détruit le complexe carnologique de la dit-cité de Marlevache, tuant vingt-trois Marlevachien·chiennes. Qui peut bien avoir commis un acte si barbare ?

    Ce roman aux allures de conte philosophique cannibale et aux accents rabelaisiens est porté par la langue espiègle et truculente de Marc Villemain. Mais derrière la farce, la tragédie n'est jamais bien loin.

    Écrivain, éditeur (aux éditions du Sonneur) et critique littéraire, Marc Villemain est notamment l'auteur de Et que morts s'ensuivent (Seuil, Grand Prix SGDL de la nouvelle en 2009), Le Pourceau, le Diable et la Putain (Quidam, 2011), Il y avait des rivières infranchissables puis Mado (Joëlle Losfeld, 2017 et 2019, prix de l'Académie de Saintonge).

    Originaire de Meaux, Marc Villemain vit entre Paris et Étretat, après avoir passé la plus grande part de sa jeunesse dans les alentours de La Rochelle.

  • La mondialisation a radicalement modifié l'industrie de l'habillement et le rapport au corps. Le contenu de nos garde-robes révèle les conséquences environnementales et sociales du capitalisme de séduction. Pour assouvir les désirs, les corps des travailleurs sont consommés par le vêtement, parfois jusqu'à la mort, dans une forme d'esclavage moderne.Sur le banc des accusés, les marques et les industriels cherchent à mettre en place un code de conduite basé sur les droits de l'homme et la durabilité, tandis que les acheteurs sont invités à être plus « responsables ».Mais pour Audrey Millet, qui refuse de culpabiliser les consommateurs, c'est tout le modèle économique qui doit être repensé pour aller vers un système global de production plus éthique et respectueux de l'environnement.

    Chercheuse associée au CNRS et docteure en histoire, Audrey Millet est spécialiste de l'histoire de l'habillement. Elle a fréquenté le milieu de la mode de l'intérieur puisqu'elle a exercé comme styliste, avant de se réorienter. Elle est l'autrice aux éditions Belin de Fabriquer le désir. Histoire de la mode de l'Antiquité à nos jours.

  • Que pense un athlète cinq minutes avant le départ d'une compétition qu'il a préparée durant quatre ans ? Qu'est-ce qui surgit et le soulève au moment d'accomplir une prouesse exceptionnelle ? Est-il fait de la même chair que la nôtre ?Virginie Troussier a rencontré une quinzaine de grands sportifs, qui livrent ici une histoire de souffle. Ils sont prêts à tout pour une fulguration, une grâce d'une poignée de secondes.Des réflexions sur le corps, l'esprit, le succès, l'échec, la vie privée et publique, les supporters, l'après. Nous pénétrons l'intimité d'une passion dont nous découvrons toutes les nuances. Le sport nous emmène vers une autre expérience, celle d'une réalisation dans les sensations, d'une recherche d'absolu. Ces champions sont bien plus que des sportifs.

    Écrivaine et journaliste, Virginie Troussier collabore à Montagnes Magazine et Alpes Magazine. Elle a publié des romans et des biographies de sportifs. Son dernier ouvrage, Au milieu de l'été, un invincible hiver, est paru en janvier 2021 aux éditions Guérin.

  • La gratitude est un sentiment d'une grande beauté, qui peut devenir une des plus lumineuses qualités de l'âme... Pour qu'elle ne soit pas qu'une posture mais la source de grandes joies, il faut l'incarner, car seule la pratique change l'être en profondeur.
    Reconnaissance envers ce qui nous fait du bien, mais la gratitude s'accomplit lorsqu'elle s'étend à ce qui fut une épreuve. Elle devient alors une relecture constante du monde et est en cela l'oeuvre de toute une vie.
    C'est donc à l'exercice quotidien de la gratitude que nous éveille Olympia Alberti, par la poésie de sa langue, la pertinence de ses références littéraires et philosophiques, et la richesse de ses exemples personnels dans lesquels chacun peut se retrouver.
    Olympia Alberti est romanciére, poétesse, essayiste, nouvelliste, critique et chroniqueuse littéraire, spécialiste de sémantique et de sémiologie spirituelle. Elle est docteure en littérature comparée, spécialiste de Rilke, Colette, Giono, Woolf et Duras.

    Olympia Alberti est une romancière, poétesse, essayiste, nouvelliste, critique et chroniqueuse littéraire, spécialiste de sémantique française et sémiologie spirituelle (lecture des signes). Elle est docteure ès lettres en littérature comparée, spécialiste de Rilke, Colette, Giono, Virginia Woolf et Marguerite Duras. Elle anime des ateliers d'écriture et donne des conférences en France et dans le monde.

  • Avant de devenir un scientifique reconnu, Joël de Rosnay découvre le surf à la fin des années 1950. Cest le début dune passion qui le conduit à lancer ce sport en France, avant den devenir un des champions. Le surf est aussi, pour lui, un style de vie, une symbiose avec la nature et une philosophie fondée sur le concept de « glisse », qui enseigne à négocier les difficultés de la vie comme on apprivoise la vague. Sappuyant sur lhistoire du surf depuis sa découverte à Hawaï au XVIIIe siècle, convoquant ses personnalités, de Duke Kahanamokou à Kelly Slater en passant par les frères Lartigau, racontant ses beautés et ses dangers, jouant avec les références à la surf culture, de la musique des Beach Boys au film culte Point Break, Joël de Rosnay signe un éloge épique, drôle et émouvant.

    Scientifique spécialiste de la chimie organique et du vivant sous toutes ses formes, conférencier et vulgarisateur, Joël de Rosnay a publié une vingtaine de livres devenus des références autant que des succès, parmi lesquels La Symphonie du vivant (Les liens qui libèrent, 2018) ou Surfer la vie. Comment survivre dans la société fluide (Les liens qui libèrent, 2012). Quand il nétudie pas nos cellules, il sadonne à son autre passion, le surf.

  • En novembre 2019, lors d'une révolte populaire, les dirigeants de la République islamique d'Iran coupent la connexion internet du pays. En moins de trois jours, ils massacrent 1 500 contestataires.L'Iran est aujourd'hui l'un les pays des plus fermés au monde. La plupart des journalistes sont en prison ou travaillent sous le contrôle permanent des forces de l'ordre.Chaque fois que les Iraniens sortent dans les rues pour contester leurs conditions de vie, ils sont réprimés. En l'absence de libertés politiques, les réseaux sociaux sont devenus le seul lieu d'expression de leurs opinions.À la lumière de l'histoire et de la culture iraniennes, et en analysant les commentaires, réactions et comportements des internautes, l'autrice dresse le portrait de la jeunesse iranienne contemporaine.

    /> Iranienne arrivée en France en 1994, Mahnaz Shirali est docteure en sociologie et habilitée à diriger des recherches (HDR) en sciences politiques. Lauréate du prix Le Monde de la recherche universitaire pour son ouvrage La jeunesse iranienne : une génération en crise (PUF, 2001), elle a également publié Entre islam et démocratie. Parcours de jeunes Français d'aujourd'hui (Armand Colin, 2007) et La malédiction du religieux. La défaite de la pensée démocratique en Iran (ÉFB, 2012).

  • Luce : « vagabonde » ; Adèle : « voleuse » ; Émilienne : « vicieuse ». Trois mots, qui valent rappel à l'ordre, réquisitoire, sanction. Ou comment le langage, le système éducatif, la psychiatrie et l'institution judiciaire construisent le féminin, en lui opposant des contre-modèles. Dans les années 1950 et 1960, une adolescente a tôt fait de virer « mauvaise fille » : un flirt, une sortie au bal ou au café, voire une simple fugue de quelques heures peuvent suffire à enclencher l'engrenage judiciaire, qui la conduit devant le juge des enfants. Beaucoup seront ensuite placées en internat, hospitalisées, ou emprisonnées. Un mécanisme que Véronique Blanchard dévoile à travers l'analyse de centaines de documents exhumés des archives du tribunal pour enfants de la Seine. Les voix des jeunes filles qui en surgissent racontent autant de trajectoires brisées, de rêves réprimés et de révoltes indomptées. Elles nous plongent dans les coulisses de la fabrique du genre et des inégalités. Car si les lois ont évolué, si les regards portés sur le genre ont changé, si les adolescentes d'aujourd'hui ne portent plus les mêmes prénoms, certains mécanismes, eux, perdurent : ces voix n'ont aujourd'hui rien perdu de leur force subversive.
    Véronique Blanchard est historienne. Responsable du Centre « Enfants en Justice » de l'École nationale de Protection judiciaire de la jeunesse, un lieu consacré à l'histoire de la justice des enfants, elle est co-rédactrice en chef de la Revue d'histoire de l'enfance « irrégulière », et co-auteure, avec David Niget, de Mauvaises filles. Incorrigibles et rebelles (Textuel, 2015).

    Véronique Blanchard est historienne. Responsable du Centre «?Enfants en Justice?» de lÉcole nationale de Protection judicaire de la Jeunesse, un musée consacré à lhistoire de la justice des enfants, elle est également la co-rédactrice en chef de la Revue dhistoire de lenfance «?irrégulière?» (RHEI), et co-auteure, avec David Niget, de Mauvaises filles. Incorrigibles et rebelles (Textuel, 2015).

  • « Pour commencer, le sport cycliste est incompréhensible à qui ne tient pas compte dun phénomène dorigine divine : la circulation des vents et lépaisseur de lair. Nimporte qui a fait un peu de vélo en aura mesuré limportance : la pénétration dans lair prend de lénergie, les vents contraires sopposent à leffort du cycliste. Cyrille Guimard, initiateur des essais en soufflerie de Bernard Hinault, résume les données du problème : Le cyclisme, cest de la voile. »Jean Cléder a grandi sur un vélo et avec le cyclisme sa vérité, ses légendes et ses fictions. Il lui doit la construction dun imaginaire et dune mémoire, un certain rapport au corps et au langage. Cest cette haute culture populaire et tout ce quelle nous inspire quil entend ici analyser. À travers notamment des portraits des plus grands coureurs Eddy Merckx, Luis Ocaña, Bernard Hinault , lévocation des courses les plus grandioses, cest toute la complexité de ce sport qui est rendue sensible aux lecteurs, et sa philosophie profonde et malicieuse.

    Jean Cléder, maître de conférences en littérature générale et comparée à lUniversité Rennes 2, travaille principalement sur les liens entre littérature et cinéma. Il sintéresse aux représentations du sport, et a publié un ouvrage dentretiens avec Bernard Hinault (Bernard Hinault. Analyse dune légende, Mareuil, 2016). Il prépare avec Gaëlle Debeaux un volume collectif et illustré, Mots et images du sport?: le corps en représentation, à paraître chez François Bourin en octobre prochain.

  • « La course à pied, au sens large du terme, contient tout ce que lHistoire contient dhistoires : de lère paléolithique à nos jours, elle incarne le drame humain, ses passions, ses conquêtes, ses victoires et ses défaites.Dun point de vue sportif, la course est un enfant sauvage, un mauvais élève, parce quelle ne répond à aucune règle, ne retient aucune leçon : la course se pratique quand on veut, où lon veut, avec ou sans matériel, seul ou à plusieurs. Elle ne salourdit daucune contrainte ; elle incarne la liberté de lhomme à chercher, dans sa douleur, dans sa vitesse, dans ses capacités physiques, morales et psychologiques, la force davancer, même sil sagit de revenir au point de départ. Car en course, lorsquon part sans se poser de question, il arrive souvent que lon trouve une réponse sur sa lancée. »

    Passionnée de course à pied elle avale elle-même une quarantaine de kilomètres par semaine , Cécile Coulon est romancière. Elle a publié une dizaine de romans, dont récemment, chez Viviane Hamy, Le Cur du Pélican (2015) et Trois saisons dorage (2017?; Prix des Libraires). Elle prépare actuellement une thèse sur les liens entre sport et littérature. Son prochain roman paraîtra en août 2019, chez L'Iconoclaste.

  • Lorsquil envoie à Hergé ses dessins inspirés de lunivers de Tintin en décembre 1960, le jeune Jacques Langlois nimagine pas quil vient dinitier une correspondance qui durera plus de vingt ans. Spectateur privilégié de nombre dévénements ayant marqué lunivers de Tintin, il rend ici hommage à ce petit monde en feuilletant, en même temps que les 23 albums de la collection, celui de ses souvenirs.

    Quest-ce que la « tintinologie » ? Comment Hergé a-t-il créé son personnage ? Doù vient le nom « Haddock » ? Un Tchang en cacherait-il un autre ? Tintin a-t-il un avenir ?

    Entre souvenirs et analyse personnelle dun monument de la bande dessinée, ce Petit éloge de Tintin fera leffet dune madeleine de Proust à plus dun lecteur

    Né en 1950, Jacques Langlois adresse à Hergé ses premiers dessins imités de Tintin en 1960, inaugurant une correspondance de plus de vingt ans, ponctuée de plusieurs rencontres.
    Après la disparition du dessinateur, tout en poursuivant une carrière professionnelle sans relation avec la BD, il reste proche du monde des tintinophiles, devenant un collectionneur et exégète de son uvre.
    Il est administrateur de lassociation Les Amis de Hergé et membre du comité de rédaction de la revue éponyme.

  • « Il y a eu la vie daprès. Lhistoire daprès, ou peut-être la fin de lhistoire parce quil faut bien mettre un point final aux histoires quon raconte. Comment relater léchec annoncé dune vie policée. Une vie sacrifiée sur lautel de la maternité. Me faudra-t-il commencer par les larmes ou les matins couchés, le sang noir dans le fond de ma culotte ou la porte claquée en dépit des corps qui tremblent. Me faudra-t-il raconter ma vie réussie dêtre une mère à terre, dévouée, en morceaux. Me faudra-t-il avouer linaltérable violence.
    Oui. »

    Après Le Corps daprès, Virginie Noar montre dans ce deuxième roman les difficultés dune mère célibataire à sen sortir, sa tentation de la fuite, son amour inconditionnel mais si imparfait pour ses deux enfants et son chemin vers la résilience.

    Virginie Noar, pigiste et travailleuse sociale, a trente-cinq ans. Elle exerce notamment dans un espace de rencontre parents-enfants. Elle a publié son premier roman, Le Corps daprès, aux éditions François Bourin en 2019.

  • Plus quune simple compétition, le Vendée Globe est devenu un phénomène de société qui attire, tous les quatre ans, plus de deux millions de passionnés aux Sables dOlonne. Mais que sait-on vraiment de cette course mythique, de son histoire, de son fonctionnement ?

    À la veille de sa neuvième édition, en novembre 2020, Mon Vendée Globe de A à Z remonte le temps depuis sa création en 1989, scrute les coulisses et les moments forts qui ont bâti sa légende, éclaire son histoire par de nombreuses anecdotes et sinterroge sur lavenir de lune des compétitions sportives les plus étonnantes de notre époque.

    Par des entrées aussi diverses que « Abandons, naufrages et chavirages », « Diplomatie », « Environnement » ou encore « Réseaux sociaux », lauteur nous raconte « son » Vendée Globe.

    Navigateur, marin-pêcheur, skipper, Denis Horeau a été le directeur de course de la première édition du Vendée Globe en 1989 et a repris ce poste de 2004 à 2016. Il a également dirigé plusieurs courses autour du monde, mais il se consacre désormais à la création de grands événements internationaux en faveur de l'environnement, qui mettent la créativité et lintelligence humaines au service de solutions concrètes pour diminuer notre impact sur la planète.

  • Depuis les années 1950 la sexualité des jeunes inquiète les autorités. À lheure dinternet, laccès facilité à la pornographie, lexposition de la sexualité sur les réseaux sociaux ou le cyberharcèlement angoissent car ils sexerceraient dans des espaces incontrôlables.Mais sait-on vraiment ce que les jeunes font sur internet en matière de sexualité ? Et en quoi ces pratiques influent sur leur vie ? Cest à ces questions que répond ce livre, fruit dune enquête menée auprès de 1 500 Français de 18 à 30 ans. Prenant en compte lâge, la classe ou le genre des personnes interrogées, il en résulte une analyse des relations que les jeunes entretiennent avec la sexualité qui va souvent à lencontre des préjugés. Une réflexion passionnante sur les frontières de lintime à lheure du numérique.

    Yae?lle Amsellem-Mainguy est chargée de recherche à lInstitut national de la jeunesse et de léducation populaire (INJEP). Elle a publié l'Atlas des jeunes en France (Autrement, 2012) et Enque?ter sur la jeunesse (Armand Colin, 2018, avec Arthur Vuattoux).Arthur Vuattoux enseigne la sociologie à lUniversité Paris 13 et est chercheur à lINJEP. Il a travaillé sur le genre et la sexualité et a notamment traduit Raewyn Connell, Masculinite?s. Enjeux sociaux de lhe?ge?monie (Amsterdam, 2014).

  • En 2012-2013, la France connaît un vif débat autour du projet de loi dit du « mariage pour tous ». En 1999, la polémique avait déjà fait rage lors de ladoption du pacte civil de solidarité. Si elle nest donc pas nouvelle, son intensité surprend beaucoup dobservateurs. Les militants des causes homosexuelles bien sûr, mais aussi des chercheurs en sciences sociales, français et étrangers, qui avaient sous-estimé les résistances à la diversification des modes de vie amoureux et familiaux en France.

    Que sest-il passé ? Lhomoparentalité marque-t-elle une révolution anthropologique majeure ou bien est-elle le prolongement dune histoire ? Et quen disent les enfants concernés ? Avec le recul nécessaire, cest à ces questions brûlantes que répondent deux anthropologues spécialistes du genre.

    Jérôme Courduriès est anthropologue. Après avoir travaillé sur la conjugalité homosexuelle masculine, il sest intéressé à ce que lhomosexualité produit sur lexpérience de la parenté.

    Flávio Luiz Tarnovski est anthropologue, professeur à lUniversité fédérale de Mato Grosso, à Cuiabá, Brésil. Ses recherches portent sur les liens entre le genre, la sexualité et la parenté. Il a mené plusieurs enquêtes sur les familles homoparentales au Brésil et en France.

  • Le 31 décembre 2020, le Royaume-Uni sortira du lunion douanière et du marché unique, plus de de quatre ans et demi après le référendum du 23 juin 2016.

    Un homme a influencé puis façonné ce tournant majeur : lactuel Premier ministre britannique, Boris Johnson. Élevé par un père employé à la Commission européenne puis élu au Parlement, il nen a pas moins été lun des principaux critiques de lorganisation européenne et incarne à lui seul les relations tourmentées entre le Royaume-Uni et lorganisation européenne.

    Observateur averti de la politique britannique, lauteur a pu discuter avec plusieurs dizaines de politiciens, diplomates, journalistes et universitaires pour analyser la relation complexe entre Boris Johnson et lEurope, et plus largement entre le Royaume-Uni et lEurope.

    Journaliste correspondant au Royaume-Uni depuis décembre 2009 pour plusieurs quotidiens de presse nationale La Croix et LOpinion (France), La Libre Belgique (Belgique), La Tribune de Genève et 24 Heures (Suisse) , Tristan de Bourbon Parme couvre lactualité britannique, avec un accent placé depuis 2015 sur la relation du Royaume-Uni avec lUnion européenne. Il a auparavant été correspondant pour divers quotidiens francophones en Australie, en Corée du Sud et en Chine.

  • En quelques années, le marché du cachemire a explosé. De matière de luxe, réservée à une élite, le cachemire est devenu un produit de grande consommation. Or, de la chèvre des steppes mongoles qui produit cette fibre pour se protéger du froid, jusquaux boutiques de luxe de Paris ou New-York, cest toute une filière industrielle et commerciale qui sest organisée, largement inconnue du grand public.

    Le cachemire illustre parfaitement les problématiques actuelles de la mode et du textile, stigmatisés pour leur impact écologique, les maltraitances animales et leur manque de transparence.

    Cette enquête au cur de lindustrie du cachemire fait la lumière sur la façon dont celle-ci est organisée, sur les grands acteurs qui la dirigent, sur les problèmes auxquelles elle fait face.

    Jeune entrepreneur et voyageur, Victor Chevrillon, diplômé de HEC, appartient à cette jeune génération sensibilisée aux enjeux liés à la mondialisation. Sur la route du cachemire est son premier livre.

  • Aujourdhui méconnu, Sri Aurobindo fut une des figures les plus influentes de lInde du XXe siècle. À vingt ans, diplômé de luniversité de Cambridge, il retrouve son pays soumis au joug britannique et senflamme pour lindépendance. En 1906 il fonde un journal et pose les bases dune action politique, reprise dix ans plus tard par Gandhi, qui y ajoutera le pacifisme et la non-violence, alors que lui appelle à la lutte armée.Sa passion pour lInde léveille aussi à la sagesse millénaire de son pays et, retiré à Pondichéry, ville française, il consacre le reste de sa vie au yoga et à une importante uvre écrite où il prône lémergence dune humanité nouvelle. En 1926, il fonde un Ashram avec Mirra Alfassa, sa compagne française, où affluent encore de nombreux disciples du monde entier.

    Né à Paris en 1943, Luc Venet découvre lInde et la pensée de Sri Aurobindo en même temps quil assiste dans la rue aux manifestations de mai 1968. Jeune agrégé de mathématiques en quête didéal, il comprend que battre le pavé ne sera pas suffisant pour faire sa « révolution ». À 26 ans, il senvole donc pour Pondichéry où il rencontre La Mère, la compagne de Sri Aurobindo, alors âgée de quatre-vingt-onze ans. Cest le début dune longue aventure spirituelle.

  • Au fil du temps, alors que lampleur de la pollution et de lépuisement des ressources liés à lactivité humaine sur terre étaient révélés, climatosceptisme et théories de leffondrement ont gagné du terrain. « Foutu pour foutu » Et les jeunes générations de se sentir perdues entre ces deux extrêmes, qui dominent nombre de débats publics actuels sur le climat. Quen est-il réellement ? Faut-il croire que tout est perdu ? Et si non, quels sont les leviers daction ? Le « lobby citoyen » a-t-il un rôle à jouer ? Autant de questions que Baptiste Denis, vingt-cinq ans, a posé à Jean Jouzel, lun des plus grands climatologues français. Il en résulte un dialogue passionnant, vivant, concret. Non, il nest pas trop tard pour changer les choses. Mais il est plus que temps de passer à laction.

    Directeur de Recherche émérite au CEA, Jean Jouzel y a fait lessentiel de sa carrière scientifique, consacrée à létude de lévolution du climat. En 2012, il a reçu le Prix Vetlesen, considéré comme le « Nobel des Sciences de la Terre et de lUnivers ». Il est membre de lAcadémie des Sciences et de lAcadémie dAgriculture, et membre étranger de celle des États-Unis.

    Baptiste Denis a étudié à lISCOM-Paris puis à lESJ-Paris.

  • David Bowie, artiste aux nombreuses facettes et aux talents multiples, était déjà un mythe de son vivant.
    Véritable icône de la pop music, il est connu pour ses albums devenus légendaires depuis son célèbre Ziggy Stardust jusqu'à son ultime Blackstar, en passant par le tube planétaire « Let's dance » ,mais fut également un brillant acteur de cinéma (Furyo, Les Prédateurs, Basquiat).
    Sa récente mort, advenue à New-York le 10 janvier 2016, n'a fait qu'accroître son aura à travers le monde. Artiste culte, musicien incontournable, dandy inspiré, il continue d'exercer une énorme influence sur des générations entières. Il était donc temps de rendre à cet inventif génie, précurseur de bien des modes, l'éloge qui lui est dû !

  • Cette Histoire des banlieues est née dune colère face à lincapacité de la société française à reconnaître lhistoire des enfants de limmigration postcoloniale et des territoires où ils résident, qui sest manifestée lors de la commémoration des 30 ans de la Marche « des Beurs » en 2013.

    Pour rendre justice à cette histoire et esquisser un récit national qui intègre cette épopée, il fallait raconter le parcours dune génération de Français et lémergence des banlieues, depuis les années 1970 et la fin de la construction des grands ensembles, le regroupement familial, la crise économique, lémergence des cultures urbaines, jusquaux attentats de 2015. Une aventure encore jamais racontée de manière globale, qui décrit les fractures de la France daujourdhui et dessine un nouvel avenir.

    Erwan Ruty est responsable associatif en banlieue, actif dans des médias de proximité depuis la fin des années 1990. Il est aujourdhui le directeur du Médialab93, un incubateur qui soutient les jeunes créatifs de la Seine-Saint-Denis.

  • En 2011, dans Ma petite entreprise a connu la crise, Nicolas Doucerain, jeune président de Solic, entreprise au bord de la faillite, racontait son combat pour permettre à sa société de survivre.
    Très bien reçu par la presse et les médias, le livre a fait l'objet d'une édition augmentée en 2012. Alors que la crise sanitaire de 2020 menace de nombreuses entreprises, Nicolas Doucerain reprend la plume pour compléter son ouvrage et le mettre à jour. Il raconte notamment comment il a rebondi après la faillite de son entreprise Solic en créant une structure d'accompagnement des entrepreneurs confrontés à des difficultés, analyse la crise sanitaire actuelle et ses conséquences pour les entreprises, et propose des solutions pour changer nos paradigmes entrepreneuriaux et nos façons de travailler.

    Né en 1976, Nicolas Doucerain est un entrepreneur autodidacte. Après la faillite de son cabinet de recrutement Solic à la suite de la crise financière de 2008, il a partagé son expérience dans son livre, Ma petite entreprise a connu la crise, et lors de conférences auprès d'entreprises, de grandes écoles, d'associations, etc. En 2019, il crée Valumen, un cabinet spécialisé dans le management de transition premium. Il est également chroniqueur sur BFM Business.

  • Cest le début.

    Labsence de sensations. Les inquiétudes irrationnelles. La peur que, soudain, tout sarrête.

    Alors, stupéfier les joies dans le sillon des lendemains incertains. Ne pas samouracher dun tubercule en formation, cest bien trop ridicule et puis, sait-on jamais, il pourrait. Mourir.

    Je me sens coupable. Dun bonheur qui ne vient pas.

    Je me sens coupable. Des larmes insensées alors que je devrais sourire.

    Et puis, ce matin-là, jentends. Entre les quatre murs silencieux qui ne voient pas le désordre alentour, jentends. Le balbutiement de son cur.



    Le Corps daprès est le récit dun enfantement, et dune lutte. Contre les injonctions, le bonheur factice, le conformisme. Au bout du chemin, pourtant, la vie. Celle quon sinventera, pied à pied, coûte que coûte.

    Virginie Noar, pigiste et travailleuse sociale, a trente-cinq ans. Elle exerce notamment dans un espace de rencontre parents-enfants. Le Corps daprès est son premier roman.

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