Les écrits

  • L'amour, la vie de rêve et la violence à portée de main.
    Le mariage comme unique moyen d'échapper à une vie qu'elle déteste ! C'est ce que choisit Ludivine pour construire sa vie de femme. Son Roméo a les traits du prince charmant, mais l'est-il ?
    Les surprises sont le sel de la vie, les bonnes comme de mauvaises. Pour la jeune femme, derrière le grand amour, se cachent de nombreux dangers.
    Saura-t-elle déjouer les pièges ? Échappera-t-elle au destin mortel d'un assassin aussi pervers que monstrueux ?
    Un roman de femme, mais pas à l'eau de rose.
    Un récit saisissant à l'écriture fluide que vous ne pourrez pas vous empêcher de lire jusqu'à la dernière ligne !
    EXTRAIT
    La neige tombe en un long rideau de perles blanches, efface ses traces et étouffe les craquements des branches qu'il écrase sous le poids de sa marche. Il est très certainement perdu, perdu pour lui et pour ses chasseurs. La neige habille la forêt de silhouettes fantomatiques dont les mouvements déclenchent des décharges d'adrénaline. Il a peur, très peur mais la fuite est son seul abri, la forêt sa seule amie, même habitée de fantômes, d'animaux sauvages. Encore qu'ici, même le loup n'est plus à craindre. Le loup effrayant des histoires qu'il lisait enfant. Un loup parmi les loups, voilà ce qu'il est devenu, un fauve qu'on cherche à acculer. Mais il leur échappera. Son instinct le guide et ne le lâchera pas.
    A PROPOS DE L'AUTEUR
    Sa fascination pour les polars remonte à sa plongée dans l'univers d'Agatha Christie, mais ce n'est qu'après l'éducation de ses 4 enfants et 36 ans de carrière dans un grand groupe chimique que Françoise Cavelan peut enfin se consacrer entièrement à l'écriture de romans où le meurtre est son affaire. Sans oublier la vie !

  • Un voyage au milieu des vignes d'une Bourgogne pas si sage...
    Romuald Comte, cardiologue expérimenté, est retrouvé inanimé face à son verre de whisky. Olga Courtois, jeune médecin du travail, est mortellement atteinte par une branche arrachée par la tempête. Crise cardiaque et funeste péripétie météorologique ?
    L'inspecteur Patrick Derval, de retour sur ses terres de Dijon, remet en cause ces deux morts accidentelles et se lance à la poursuite du meurtrier qui a placé les deux médecins sur son tableau de chasse. En particulier, quand il découvre l'existence d'un inconnu qui paraît enfin établir un lien entre les deux victimes que rien ne semblait rapprocher. Un simple quidam là par hasard, un témoin essentiel, ou alors le meurtrier ? Qui peut bien se cacher derrière ce troisième larron ?
    Plongez dans une intrigue passionnante en suivant l'enquête du capitaine Derval !
    EXTRAIT
    ? Eh bien, mon cher Patrick, les vacances sont terminées. Les affaires reprennent et tu vas pouvoir te remettre dans le feu de l'action immédiatement. C'est le commissariat qui m'appelait, pour me signaler la découverte d'un cadavre, il y a quelques minutes.
    ? Un meurtre ? interrogea le capitaine.
    ? Aucune idée. Je te laisserai le soin de répondre à cette question.
    ? Et c'est où ?
    ? Pas bien loin d'ici, rue Gambetta. Tiens, je te passe l'adresse que j'ai notée sur ce papier, continua Portes en tendant le morceau de nappe qui lui avait servi de bloc-notes.
    ? Bon, j'y vais directement. D'ici, nous y serons en moins de cinq minutes.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Après une longue carrière dans le monde industriel et avoir partagé ses loisirs entre la pratique du sport et la lecture de romans policiers, Yves Gillet a décidé, comme un défi, de passer de l'autre côté de la plume et d'écrire ses propres polars. Attaché à la fois à l'écriture et à la conception de scénarios à suspens, il s'est fixé comme ambition de procurer au lecteur un plaisir comparable à celui qu'il éprouve en tant qu'auteur, tout en le défiant dans la résolution de l'énigme. Autour des pivots incontournables que sont une intrigue astucieusement montée, des protagonistes convaincants et un enquêteur à la fois logique, pragmatique et imaginatif. En résumé, un adepte des petites cellules grises !

  • Epis rouges

    Gueguen Serge

    En un instant, la vie d'Anaïs bascule dans le cauchemar.
    C'est pour un banal vol de pommes dans un petit village de Bretagne, qu'Anaïs, jeune fille à peine majeure, est arrêtée par les gendarmes. À l'issue de son contrôle d'identité elle est accusée du meurtre de son père et condamnée à douze ans de prison.
    Mais est-elle vraiment coupable ? Son nouvel avocat n'y croit pas. Avec un ami, ancien gendarme comme lui, ils vont essayer de prouver son innocence. Y arriveront-ils ?
    Un voyage dans le monde paysan où le meilleur et le pire se côtoient.
    EXTRAIT
    Une douce lumière filtrait à travers les volets clos aux lamelles disjointes. C'était la pleine lune et une couleur bleutée fantomatique enveloppait la bâtisse en pierre de granit gris si caractéristique de cette Bretagne aux légendes multiples. Les rais de lumière caressaient chaque partie du visage de Marilyne au fur et à mesure que la nuit avançait. Bientôt ils descendraient le long du lit et disparaîtraient au petit matin avec l'arrivée du soleil.
    La délicatesse des traits de l'agricultrice contrastait avec le caractère bien trempé de cette passionaria du monde paysan régional. Dans le petit village, Marilyne que l'on appelait communément Line, était une figure respectée de la communauté. Leader d'un syndicat agricole, elle défendait avec ardeur et vaillance l'agriculture naturelle. Pourfendeuse des tarifs pratiqués par les grandes surfaces à l'égard des exploitants agricoles, elle avait participé quelques jours auparavant en compagnie de ses amis aux comptes bancaires écarlates au déversement devant la sous-préfecture de plusieurs tonnes de lisier nauséabond.
    Habituellement Line dormait d'un sommeil profond mais cette nuit était peuplée de fantômes où les revenants venaient « lui tirer les pieds » selon l'expression populaire.
    Le grondement de Betsy sa chienne, un Colley aux poils multicolores, la sortit de son cauchemar. Assise en tailleur, les cheveux bruns collés sur son front, Line tendit l'oreille.
    - Tu as raison ma belle, il se passe quelque chose...
    À PROPOS DE L'AUTEUR : Serge Guéguen
    Je suis un écrivain français. Ma date de naissance n'a que peu d'importance, mais sachez que les cheveux blancs sont bien présents. Quant à ma carrière professionnelle elle a été riche en rencontres et mes voyages m'ont beaucoup inspiré.
    Depuis les années quatre-vingt j'écris des scénarios, des pièces de théâtre, des nouvelles et des romans policiers.
    Dans tout ce que j'écris, il y a une part de moi-même qui transpire alors à vous de trouver. Je pense, par ailleurs, que vous pouvez passer un bon moment en compagnie de mes héros.

  • Mystères et trafics de drogue à la prison de Villepinte...
    En prison, un truand imagine introduire en France de la drogue en utilisant une méthode originale : faire sauter en parachute et à très haute altitude d'anciens militaires dotés chacun de plusieurs dizaines de kilos de cocaïne.
    Libéré, il met en place la mécanique imaginée. Elle fonctionne jusqu'à ce qu'une victime collatérale meure. Son père, officier en retraite, décide de la venger en montant une machination le mettant à l'abri des soupçons tout en faisant payer le prix fort aux responsables de la mort de son fils.
    Laissez-vous emporter par ce thriller palpitant dont les différents stratagèmes rythment de manière effrénée le récit !
    EXTRAIT C'était novembre, mois gris et maussade. La maison d'arrêt de Villepinte paraissait plus sombre et triste encore que d'habitude. Érigée au milieu des champs tel un ensemble de blocs de Lego, le lieu était sans âme et sans vie malgré les quelques bandes de peinture jaunes apposées par l'administration sur les hauts murs surmontés de barbelés.Sur le parking gorgé d'eau, un bus attendait ses « clients » ; selon l'heure il pouvait s'agir de détenus ou de visiteurs. Le chauffeur, un Noir, probablement un Chabin tant sa peau était claire, lisait attentivement son quotidien sportif. Instinctivement, il tendit le bras pour augmenter le volume de Tropiques FM. Le Zouk endiablé envahi l'habitacle, mais cela ne gênerait personne, les banquettes derrière lui étaient vides. Comme chaque jour à la même heure.
    À PROPOS DE L'AUTEUR 
    Serge Guéguen est un écrivain français. Ancien cadre SNCF, sa carrière professionnelle a été riche en rencontres et ses voyages l'ont beaucoup inspiré. Depuis les années quatre-vingt, il écrit des scénarios, des pièces de théâtre, des nouvelles et des romans policiers.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Volti subito. Tournez vite, mais en douceur, les pages de l'aube de Werner Lambersy, tout imprégnées encore des traces de la nuit : brûlures exquises et douloureuses de l'âme et du corps possédés par de houleux amants : la mort, l'abîme, le temps, la mer... Laissez-vous prendre à fouiller les flancs, la fourrure à la fois vaine et chaude du poème. Agnès Henrard.

  • I, le préromantisme pyrénéen : les guides, les eaux, les distractions, les excursions, les étrangers, les voyages princiers. II, le préromantisme pyrénéen : les origines, Ramond, le style Empire. II, les préromantiques aux Pyrénées : Vigny, George Sand, Baudelaire, Flaubert, Chateaubriant, Lamartine, Victor Hugo, Heine, Stendhal, Mérimée ; les chroniqueurs : les romantiques mineurs ; peintres et artistes : Gavarni, Delacroix ; les écrivains catholiques : Lamennais, Veuillot : les voyages aux Pyrénées avant celui de Taine. IV, les Pyrénées romantiques : le pittoresque et le sentiment de la montagne ; la vision romantique et le romantisme social. V, la vulgarisation progressive des thèmes : le roman romantique ; romans historiques, noirs, d'aventures : mélodrames et vaudevilles. VI, la lithographie pyrénéenne romantique. VII, la parodie et la réaction antimontagnarde. Conclusion. Bibliographie, index des noms propres. Notes additives. Notice biographique. Table des matières.

  • I, le préromantisme pyrénéen : les guides, les eaux, les distractions, les excursions, les étrangers, les voyages princiers. II, le préromantisme pyrénéen : les origines, Ramond, le style Empire. II, les préromantiques aux Pyrénées : Vigny, George Sand, Baudelaire, Flaubert, Chateaubriant, Lamartine, Victor Hugo, Heine, Stendhal, Mérimée ; les chroniqueurs : les romantiques mineurs ; peintres et artistes : Gavarni, Delacroix ; les écrivains catholiques : Lamennais, Veuillot : les voyages aux Pyrénées avant celui de Taine. IV, les Pyrénées romantiques : le pittoresque et le sentiment de la montagne ; la vision romantique et le romantisme social. V, la vulgarisation progressive des thèmes : le roman romantique ; romans historiques, noirs, d'aventures : mélodrames et vaudevilles. VI, la lithographie pyrénéenne romantique. VII, la parodie et la réaction antimontagnarde. Conclusion. Bibliographie, index des noms propres. Notes additives. Notice biographique. Table des matières.




  • Extrait
    Ses yeux en miroirs
    Renvoient mon regard
    Dans le jardin des leurres
    Aux éclatantes couleurs
    Elle a disparu
    Le coeur en chamade
    Je longe l’esplanade
    Des petites vertus
    Nue, le corps alangui,
    Elle me laisse s’admirer.
    Je me tourne, aguiché… A l’autre bout de l’allée, elle se dresse nue, statufiée. Quel chahut. Dans l’ombre des grands arbres, elle échappe à ma vue.
    Sa taille se cambre
    Sur mon flanc embrasé
    Une joie muette
    Me jette à ses trousses
    Plus qu’une enjambée
    Pour la rattraper
    Le Labyrinthe m’ouvre
    Sa porte dérobée
    Tourneboulé, je rebrousse chemin. Elle vient vers moi s’éloignant à grands pas. L’esprit en désordre, je lui tends les bras.
    Sa bouche dessine
    Des baisers, des baisers.
    Les sons de sa voix dansent des sarabandes si légères, si lascives, si pressantes. Ils me happent, me repoussent, aimables fléaux. Le coeur chaloupe, s’enivre de ses mots. L’espoir l’emporte, le doute me retient. L’entrée du Labyrinthe me barre son chemin.
    Sa voix chante
    La chaleur de l’été
    Je suis son prisonnier. Je l’enserre dans mes bras. « Reculez de trois pas sans vous retourner ! » Elle saute à cloche-pied et gagne le Paradis en poussant son galet.
    Ma tête sur sa poitrine
    Ses cheveux sur mon cou …
    Abattu, dégrisé,
    A l’envers j’ai refait
    Le trajet désolé.
    Chacune des allées
    Menait à une sortie,
    Je me suis enfui.

  • La dernière livraison des Écrits s'ouvre sur une trilogie d'auteurs de premier plan : John Montague, un des plus grands poètes irlandais de notre temps, Michel van Schendel, autre grand poète disparu il y a dix ans, et Patrick Quillier, poéticien, traducteur et spécialiste de Pessoa. On trouve aussi dans ces pages des inédits Serge Patrice Thibodeau, Martine Audet et Paul Bélanger, des essais de Denis Grozdanovitch, Marie-Andrée Lamontagne, Robert Hébert et Matthieu Brouillard, des récits de Catherine Harton, Antoinette de Robien, Olivier Gamelin et Donald Alarie, ainsi que des poèmes de Luc C. Courchesne, Nelson Charest, Evelyne Gagnon et Albert G. Paquette. De plus, un dossier consacré au thème de « L'acte littéraire à l'ère de la posthistoire », se penche sur les enjeux de la littérature en notre époque marquée par le sentiment de fin, y compris celle de l'art et de la poésie.

  • La littérature n'est jamais aussi présente que lorsqu'elle se projette dans un avenir incertain... Madeleine Gagnon et Monique Proulx ouvrent ce numéro par les textes des conférences qu'elles ont lus à la 38e Rencontre québécoise internationale des écrivains qui portait sur le futur. Les auteurs réunis dans cette édition emboîtent le pas: Denise Desautels, Kraxi (Marcel Bélanger), Bernard Noël, Bertrand Rouby, Jean-Philippe Gagnon, Alexis Lussier, Alain Fleischer, Nathalie Stephens, Nicolas Pesquès, Roland Bourneuf, Renaud Longchamps, Jean-Claude Brochu, Claudine Bertrand et Danielle Fournier. Explorant les relations entre l'inquiétude, l'émerveillement et l'horreur, les oeuvres de l'artiste David Moore, reproduites dans ce numéro, font écho aux textes tendus vers l'inconnu.

  • On ne se console pas de la disparition d'un écrivain, penseur et humaniste comme Pierre Vadeboncoeur, dont la brusque absence est une présence redoublée. Se joignent ici les voix de Pierre Ouellet, Marie-Andrée Lamontagne, Yvon Rivard et Roland Bourneuf, pour lui rendre hommage. Les écrits honorent également la mémoire d'un autre grand absent, Michel van Schendel, dont on peut lire un bref récit poétique, La nuit humaine. Les pages de ce numéro font aussi place à des textes inédits de grands écrivains de réputation internationale : Marcel Moreau, Richard Millet et Yves di Manno. Enfin, cette édition est traversée par les oeuvres de l'artiste canadien d'origine roumaine Peter Krausz.

  • Un numéro de revue ne se construit pas uniquement autour d'un thème, mais aussi à partir d'un ton ou d'une tonalité: d'une clé, comme disent les musiciens. Les textes rassemblés dans cette édition font entendre une certaine hauteur de notes où l'on ressent à la fois une sourde inquiétude, et une ironie grinçante, qui peut aller jusqu'au rire le plus lucide, le plus libérateur. Le portfolio de Christine Palmiéri côtoie ici la prose et les vers de Jean Daive, Alain Farah, Émile Martel, Patrick Chatelier, Normand de Bellefeuille, Marie-Pascale Huglo, Philippe Beck, Nicole Caligaris, Guy Beausoleil, Serge Lamothe, Kim Doré, Patrick Nicol, Jean-François Poupart, François Charron, François Rochon, Cristina Montescu, Jean Royer et Jacques Rancourt.

  • C'est sous le signe du «disparaître» que l'oeuvre écrite et photographique d'Alix Cléo Roubaud s'est élaborée puis s'est offerte aux autres. Décédée précocement en 1983, on lui doit notamment Si quelque chose noir, l'une de ses plus fortes séries photographiques et son Journal, paru à titre posthume. Ce numéro des Écrits s'ouvre à ces apparitions furtives - plastiques et poétiques - qui évoquent en leur bref déploiement spectral la hantise de la perte, de l'éclipse et de l'évanouissement. Les auteurs ici réunis font entendre, chacun à leur manière, des échos puissants de l'étrange sensualité des oeuvres d'Alix Cléo Roubaud qui composent l'iconographie de ce numéro.

  • La dernière Rencontre québécoise internationale des écrivains, dont Les écrits publient la conférence et l'allocution inaugurales, prononcées respectivement par Suzanne Jacob et André Roy, avait pour titre Éros et ses fictions. Fiction érotique devient érotique de la fiction où l'imagination amoureuse et la créativité propre au désir font un avec l'inventivité verbale. C'est ce dont témoigne tout le numéro, notamment dans les fictions sexuées de Jean Pierre Girard et Jacques Abeille, les essais sur l'amour de Bertrand Leclair et Yannick Haenel, et les poèmes de Gilles Cyr, Hélène Dorion, Benoît Jutras et plusieurs autres. L'oeuvre peinte et sculptée de Garen Bedrossian accompagne les textes de ce numéro.

  • Dans cette édition, l'écrivaine Caroline Lamarche rencontre la troublante statuaire de l'artiste belge Berlinde De Bruyckere, dont les oeuvres illustrent le numéro. Comme l'écrit Lamarche à propos de ces oeuvres: «fusion d'entrailles, point extrême de la dissolution, quand le muscle devient museau, la peau, déchet végétal, l'agonie, une danse, et la blessure, l'oeil». Les mots et les images ne sont-ils pas une seconde peau dans laquelle les écrivains se donnent naissance? On trouve ici des textes de: Jean-Marc Desgent, Paul Chamberland, Étienne Lalonde et Naïm Kattan, notamment. Également, Hélène Dorion a rassemblé sept auteurs qui rendent hommage à Jean-Guy Pilon.

  • Les poèmes, récits, carnets, drames et aphorismes ici rassemblés décrivent l'espace de liberté dont la vie de l'esprit a besoin pour s'épanouir. Qu'il s'agisse des carnets de Jean-Paul Michel ou d'André Major, des réflexions narratives de Madeleine Gagnon ou des fragments méditatifs de Louise Warren, c'est toujours d'un apprentissage de la liberté qu'il est question. Cette aire de jeu s'épanouit aussi dans les poèmes hautement satiriques de Christian Prigent, les proses proliférantes de Frédéric Marcotte, les vers kafkaïens de Thierry Dimanche ou l'inquiétante dramaturgie d'Olivia Rosenthal, entre autres. Un souffle vital qui se propage aussi par les oeuvres de Massimo Guerrera, l'artiste invité de ce numéro.

  • Le présent numéro se déploie autour de quatre points forts: un riche hommage à Naïm Kattan, écrivain et intellectuel parmi les plus importants du dernier demi-siècle au Québec; deux témoignages poignants, de Madeleine Gagnon et Hélène Matte, sur la vie et l'oeuvre de Claude Lévesque, grand philosophe décédé le printemps dernier; la conférence inaugurale prononcée par Andrée A. Michaud à la récente Rencontre québécoise internationale des écrivains sur «Que veut la littérature aujourd'hui?» et un ensemble sans précédent d'oeuvres de l'artiste Domingo Cisneros qui illustre le numéro et offre de larges extraits d'un roman en cours.

  • C'est sans préméditation que les textes du présent numéro s'articulent autour d'un pôle d'attraction qui leur confère une certaine unité malgré leur grande diversité. Ainsi, le voyage initiatique, la transmutation et le déplacement identitaire sont présents dans les récits de Louis Hamelin et de Roland Bourneuf, sensibles dans les réflexions poétiques de Dominguo Cisneros, Guillaume Asselin, Roger Des Roches ou Cédric Demangeot ainsi que dans les proses de Marie Cosnay, Emmanuel Kattan et Jean-Claude Brochu, pour ne nommer que ceux-ci. La revue propose aussi un hommage à Robert Lepage en publiant son discours d'acceptation de la Médaille de l'Académie des lettres du Québec reçue l'automne dernier, texte précédé d'une synthèse de son oeuvre par André Ricard, directeur adjoint de la revue.

  • Ce numéro 138 de Les écrits nous fait pénétrer dans l'univers de Gérard Titus-Carmel, écrivain et peintre français de renommée internationale, et dans celui des Éditions de l'Hexagone qui célèbrent cette année leur 60e anniversaire. Tandis que le premier conjugue l'écrit et le peint « d'un même mouvement, en parallèle, sans conflit ni concurrence » (Antoine Émaz) et témoigne d'un parcours singulier, les seconds se font l'écho d'une pluralité et d'une diversité étonnantes, à l'image d'une littérature aussi jeune maintenant qu'elle ne l'était dans les années 50. Les oeuvres de Titus-Carmel se mêlent ainsi aux essais et aux poèmes et proses qui lui sont dédiés, puis elles accompagnent les multiples voix qui ont marqué les Éditions de l'Hexagone, telles que Jean Royer, André Brochu, France Théorêt et Michel Gay, pour ne nommer que ceux-ci.

  • Le numéro 142 de Les écrits passera à l'histoire comme le premier de deux volumes soulignant les 60 ans de la revue. Intitulés « Passage de témoins », chacun des volumes rassemblent vingt duos d'écrivains jeunes et moins jeunes témoignant de l'éternelle jeunesse d'une littérature qui a atteint, à l'instar de la revue, une grande maturité et un plein épanouissement à travers plus d'un demi-siècle d'épreuves et d'expériences qui n'ont cessé de la renforcer. Un passage de poètes, de romanciers et d'essayistes saisi au moment où le « bâton à message » que représente la parole-témoin passe de main en main ou de bouche en bouche pour assurer la transmission de la voix et du regard que la littérature consacre depuis toujours à notre monde et à son histoire.

  • Deuxième volume soulignant les 60 ans de la revue, ce numéro contient 20 nouveaux duos d'écrivains qui ont accepté de se « passer la parole » entre auteurs jeunes et moins jeunes. D'Anne Hébert et Marie-Claire Blais à Carole David et Jocelyne Saucier, d'Alain Grandbois ou Jacques Brault à Paul Chanel Malenfant et Serge Patrice Thibodeau, de Jean LeMoyne ou Pierre Vadeboncoeur à Georges Leroux et Sophie Cadieux ou Sébastien Ricard et André Ricard, etc. ces écrivains et artistes participent d'une course de relai ayant l'allure d'une promenade, célébrant l'imagination encore, embrassant ce qui vient autant sinon plus que la mémoire déjà. Des oeuvres picturales vives, colorées, inventives et expressives de Martin Bureau et d'Hugo Bergeron accompagnent ce numéro, deux artistes liés par des préoccupations similaires pour l'aménagement formel et thématique des territoires imaginaires.

  • « La bibliothèque n'est que l'un des noms que nous donnons à l'univers », disait Borges. Ainsi se termine l'essai d'Alberto Manguel, premier texte du dossier intitulé « Hommage à la Bibliothèque universelle ». À l'image de cet énoncé, ce numéro des Écrits convie ses lecteurs à une grande partition visuelle, verbale et sonore. Ainsi les rapports entre poésie et musique font l'objet d'un dialogue inédit entre le compositeur Maxime McKinley et le poète Philippe Beck. Puis, dans un univers d'une grande véhémence empreint d'inquiétude et de désir, les peintures de Rafael Sottolichio, qui parsèment ces pages, offrent un prolongement visuel aux contributions de poètes confirmés tels que Cédric Demangeot et Larry Tremblay ainsi qu'aux essais de Madeleine Ouellette-Michlaska et Filippo Palumbo, pour ne nommer qu'eux.

  • Les écrits fêtent cette année leurs soixante ans. Cet anniversaire sera l'occasion de réitérer leur engagement envers les traditions et leur volonté farouche d'innovations, et ce en favorisant notamment la rencontre de jeunes auteurs et d'écrivains reconnus dans le but de mettre en lumière les passages d'une génération à l'autre. Honorant ce principe, le présent numéro réunit de jeunes poètes comme Nicholas Giguère, Guillaume Asselin, Frédéric Marcotte, Tanka G. Tremblay et des écrivains de renoms encore jeunes, comme Emmanuel Kattan et Elke de Rijcke, ou déjà riches d'une longue carrière, comme Normand de Bellefeuille, Monique Deland, Jean Pierre Girard, Hugues Corriveau, Jean Désy, et plusieurs autres. Ce numéro souligne aussi le quart de siècle de la `Pataphysique et met à l'honneur les oeuvres picturales d'Osvaldo Ramirez Castillo, entre autres.

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