Le Cri

  • Plaisir des météores

    Marie Gevers

    • Le cri
    • 26 Mai 2020

    Gamine, j'éprouvais une joie vertigineuse à marcher en pantoufles sur le gel : l'intraitable Hiver m'admettait, si humblement chaussée, dans son palais. C'est cette gloire d'être une familière des plus barbares altesses qu'exprime, avec une royale modestie, Marie Gevers dans Plaisir des météores.
    Je me suis promenée, un après-midi, avec elle, à Missembourg (domaine où elle naquit, vécut presqu'un siècle et mourut), dans l'incroyable odeur, si publiquement séminale des châtaigniers en floraison. Lui ai-je confié l'admirative envie que m'inspiraient l'unité de lieu de son destin, sa leçon d'univers dans un parc, son esprit fécondé chaque année par les mêmes très hauts pollens ? (Lucienne Desnoues)
    À PROPOS DE L'AUTEURE
    Marie Gevers (Edegem, 1883-1975) compte parmi les plus grands écrivains belges de langue française. Elle fut membre de l'Académie de langue et de littérature françaises (1938). D'abord poète, elle publia Missembourg, Les Arbres et le vent (prix Eugène Schmits 1924). Ses autres livres, récits et romans, chantent la sauvage beauté de la Campine anversoise, la « primitivité épique » des gens qui y vivent ou la somptuosité des saisons qui se posent sur les choses. Elle se révèle aussi fine psychologue dans Madame Orpha, ou la sérénade de mai (prix du Roman populiste 1934), Paix sur les champs, La Ligne de vie. Parmi ses autres livres : Plaisir des parallèles (Le Cri, 2002), Guldentop, Le Voyage de frère Jean, La Grande Marée, L'Oreille volée, Château de l'Ouest, L'Herbier légendaire, Vie et mort d'un étang (autobiographique).

  • Un roman policier rythmé par le crime passionnel et la jalousie Noël avait beau se raisonner, il ne parvenait pas à faire taire sa jalousie. Il savait bien que Belle aimait se sentir entourée, cajolée, courtisée. Pourtant, le doute le rongeait. D'où venaient ces fleurs ? À qui écrivait-elle ? Pourquoi s'absentait-elle ? Noël avait tenu bon jusqu'ici. Mais cette fois, il sentait que c'était sérieux. Belle lui avait menti. Sa vieille mère malade la demandait ? Allons donc ! L'excuse était grossière ! Belle voulait s'échapper pour retrouver l'autre, tout simplement. Noël en tremblait de rage. Et sa décision était prise. Il allait les surprendre... Il allait le tuer... Un polar où le suspense règne en maître A PROPOS DE L'AUTEUR Stanislas-André Steeman (Liège 1908 - Menton 1970) n'a que quinze ans lorsqu'il publie ses premiers textes dans la Revue Sincère. Un ans plus tard, il entre comme journaliste au quotidien La Nation belge. Après avoir écrit à quatre mains avec un collègue, il publie Péril en 1929, son premier livre en solo. La notoriété suit rapidement. En effet, Six hommes morts remporte le Grand prix du roman d'aventure en 1931. C'est dans ces années aussi qu'apparaît son héros favori, Wenceslas Vorobeïtchik (dit M. Wens). L'Assasin habite au 21 (1939) et Légitime Défense (1942) (sous le titre Quai des orfèvres) sont portés à l'écran par Henri-Georges Clouzot. Pas moins de treize films seront ainsi tirés de ses romans policiers, et son oeuvre traduite dans de nombreuses langues à travers le monde. Steeman est sans conteste, avec Agatha Christie et Georges Simenon, un des maîtres du genre. Il se distingue notamment par son humour, sa précision narrative et la finesse de ses analyses psychologiques. EXTRAIT Chéri, disait le petit mot griffonné à l'aide d'un crayon épointé au dos d'une circulaire. Maman va plus mal et m'a fait appeler. Je n'ai pas le temps de préparer tes sardines car je prends le train de 6 h 10. Le café est fait, il n'y a qu'à le réchauffer. À bientôt. Ta petite femme qui t'aime. N'oublie pas de donner à boire à Wanda et d'arroser les fleurs. Noël Martin soupira. Emporté par son imagination, il voyait déjà Belle en vêtements de deuil, elle qui avait toujours refusé de poser ainsi pour lui. « Ça nous porterait malheur ! » prétendait-elle. Il n'eut qu'ensuite une pensée apitoyée pour sa belle-mère, menacée d'intervention chirurgicale, et pour lui-même, condamné à un célibat inattendu. Une pluie fine battait les vitres, le poêle installé au centre de l'atelier ronronnait doucement, une girouette grinçait quelque part dans le vent...

  • Dans cet ouvrage, Els Witte nous présente une vision neuve de la révolution belge et de la période post-révolutionnaire.
    Sur la base de travaux historico-sociologiques menés à l'étranger, d'études récentes et de nouvelles sources d'archives, l'auteur démontre qu'en 1830, un groupe assez limité d'intellectuels d'opposition, issus de la classe moyenne et de la petite bourgeoisie, exploite habilement la révolte sociale et les faiblesses du gouvernement en place pour s'emparer du pouvoir. Sous la pression de la France, principalement, les puissances européennes donnent leur feu vert aux révolutionnaires belges qui entreprennent la construction de la nouvelle nation.
    L'auteur analyse ce processus en profondeur : comment les protagonistes de la révolution conquièrent le soutien des conservateurs et de l'Église et mettent sur pied une monarchie constitutionnelle libérale, dominée par la religion catholique ; comment ils éliminent impitoyablement leurs adversaires démocrates et orangistes ; comment ils s'efforcent, avec succès, de rendre le nouvel État viable, financièrement et économiquement ; comment, enfin, ils donnent forme à la nation belge par le biais de la langue française et des arts, ou encore de commémorations, de fêtes et de symboles.
    Redécouvrez l'histoire de la naissance du plat pays dans la mise en perspective que nous offre cet ouvrage !
    EXTRAIT
    N'a-t-on pas déjà tout dit sur la naissance de la Belgique et la période post-révolutionnaire du nouvel État ? Heureusement, non. L'histoire est une discipline qui ne cesse de chercher des horizons et des angles de vue nouveaux. Cela vaut également pour le thème abordé ici. Il est indéniable qu'en près de 175 ans, une véritable marée de publications a déferlé. Monographies, synthèses, études partielles, actes de colloque, numéros de revues, publication d'archives, biographies : tous les genres sont représentés. Au début, l'immense majorité de ces études avait une coloration nationaliste et fortement légitimante. Les études plus récentes ont pris leurs distances par rapport à cette perspective patriotique. Elles ont visé à davantage d'objectivité, en continuant toutefois à considérer la révolution et la période qui a suivi sous l'unique angle des événements belges.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Els Witte est professeur à la Vrije Universiteit Brussel, où elle enseigne notamment l'histoire politique de la Belgique. Elle est aussi l'auteur de nombreux ouvrages et travaux sur les aspects politiques de la Belgique des XIXe et XXe siècles. Elle est membre de l'Académie royale depuis 1988 et a exercé la fonction de recteur de la VUB jusqu'en 2000.

  • À la recherche de l'inspiration sur les terres africaines... En quête d'inspiration pour écrire, Hélène Albi voyage en Casamance. La rencontre singulière qu'elle y fait, doublée d'un rêve mystérieux, est décisive. Ensuite, l'Afrique déploiera ses enchantements : rumeurs ancestrales, murmure du vent dans les frondaisons, pulsations d'une terre habitée, que les esprits n'ont pas encore désertée... Et l'aventure romanesque d'Hélène deviendra le lieu du passage : la voix de l'ancêtre se fera-telle entendre au-delà des différences culturelles ? L'histoire d'un périple à la rencontre de l'autre, et de soi : une initiation qui défie les lois de la pesanteur et de la mort. On ne peut s'empêcher de penser à Karen Blixen et Marie Gevers. Au-delà des mers et de la mort, le roman de Catherine d'Oultremont est une histoire de la « transmission », de la sagesse à travers le temps, du Souffle des ancêtres... EXTRAIT Certaines nuits, Hélène se voit dans une maison inconnue, assise dans une pièce, un livre à la main. Elle veut lire, mais les pages sont blanches, rien n'est écrit... Soudain, quelqu'un frappe à la porte. Elle hésite, il fait nuit, elle ouvre cependant. Sur le seuil, un voyageur demande à boire. Pendant qu'il se désaltère, elle scrute son visage, mais sa vue se brouille, elle n'arrive pas à distinguer les traits du visiteur nocturne. Est-ce parce qu'ils se fondent dans la nuit ? Après avoir bu, l'ombre s'estompe, happée par l'obscurité. Cette nuit encore ce rêve étrange est revenu. Que signifie-t-il ? Qui est ce visiteur ? Une âme en peine en quête de secours ? À PROPOS DE L'AUTEUR Catherine d'Oultremont est née en Catalogne. Elle y passe les premières années de sa vie, avant de s'établir en Italie. Elle vit aujourd'hui en Belgique. Le Souffle des ancêtres est son second roman, après Le Prince de la Concorde (Le Cri, 2006).

  • D'un Dieu ténébreux

    Yves-William Delzenne

    • Le cri
    • 17 Décembre 2014

    De l´Inde capiteuse des comptoirs français à l´atelier berlinois du sculpteur favori du IIIe Reich, en passant par un Paris mondain promis aux lâchetés de la collaboration, Roman Vanderloo, jeune homme que sa beauté expose, connaîtra tous les visages de la trahison, tous les corps du désir, avant de trouver, retrouver, celle qui incarnera pour lui le seul amour.
    À PROPOS DE L'AUTEUR Yves-William Delzenne, acteur dès l'âge de seize ans, donne quelques années plus tard des récitals " poésie et musique " en compagnie de la pianiste Bernadette Notelet. Devenu galeriste, il est aussi le commissaire de diverses expositions d'Art contemporain. Poète (Le Polonais, Poèmes d'asnourpersans, Via Venezia, L'immortel bien-aimé), dramaturge (Les Désirables), nouvelliste (La Nostalgie batailleuse) et romancier (La Course des chevaux libres, Un Amour de fin du monde, Le Sourire d'Isabella, L'Orage, Les Tours de Dresde) ; sa personnalité mystérieuse très " fin de siècle ", moderne cependant, en rupture souvent, éclaire le paysage littéraire d'un jour singulier.

  • Une parodie littéraire lancée en clin d'oeil à Georges Perec Pour son retour au roman pur, Maxime Benoît-Jeannin, dissident oulipien, en hommage à Georges Perec, a organisé les noces de l'imagination et de l'humour. Faisant donner au roman ses ultimes ressources, il le lance comme un gaz hilarant sur la morne fiction contemporaine. Entre la mer du Nord et le Rhin, poussant une pointe vers le Sud, s'étend la Banane Bleue, une ville repoussante et damnée. Au-dessus vole parfois SuperRoman, qui se cache sous l'identité d'un journaliste du quotidien L'Éternité. Les personnages sont au-delà de la vie et de la mort. Ils agissent, dialoguent, vont et viennent, sans qu'il y aille de leur responsabilité. Une lectrice très charnelle a confié à Salomon d'Urtald, alias Stephen Mallarmus, une improbable mission. La suivre, afin de la protéger d'un motocycliste-fantôme. Ce qui le mènera loin. Jusqu'au coeur du roman, aussi irradiant que le réacteur d'une centrale nucléaire, là où vit le maître du second degré... Ainsi tout s'enchaîne jusqu'à la fin, malgré les diversions du commissaire Beauvais et les tentatives de JBM, alias SuperRoman, qui ne cesse d'évoquer ses missions passées à Oulan-Bator dans l'espoir de brouiller les pistes. Les personnages échangent leur identité. Et Stephen Mallarmus, décidément le plus fort, surgit de la mer toujours recommencée... Un roman comique, burlesque et plein d'humour A PROPOS DE L'AUTEUR Maxime Benoît-Jeannin, biographe de Georgette Leblanc (1998) et d'Eugène Ysaye (2001), romancier de Mademoiselle Bovary (1991) et d'Au bord du monde, un film d'avant-guerre au cinéma Eden (2009). EXTRAIT Dans le crépuscule orageux, SuperRoman, moulé dans un maillot et des collants mauves, planait au-dessus de la ville. Elle avait un nom curieux. Elle s'appelait Banane bleue. D'autres la nommaient Pseudopode, et, certains, moins poétiquement encore, la pieuvre. Elle lançait ses tentacules aux quatre points cardinaux et s'étendait, avalant plaines, montagnes, fleuves, rivières, ruisseaux, lacs, étangs, gravières, flaques d'eau, canyons, ravins, dépressions, vallées, hameaux, villages et bourgades. La Banane bleue changeait tout à mesure de sa progression, en béton, en pierre, en fer, en verre, en acier, en néon, en lumière et en obscurité. Surtout en obscurité car dans la Banane bleue les nuits étaient longues. Le soleil perçait difficilement la brume. Il se levait tard sur les tombeaux, les stèles, les tumulus, les murs de brique et les statues.

  • François Perin

    Jules Gheude

    • Le cri
    • 3 Janvier 2020

    Peu d'hommes politiques belges ont atteint un tel niveau de prestige, d'intelligence et d'éloquence et communiqué autant d'enthousiasme.
    Alors que la Belgique est confrontée à la poussée de plus en plus forte du nationalisme flamand, le lecteur trouvera ici les vérités insupportables et les avertissements que le brillant constitutionnaliste n'eut de cesse de débiter, avec parfois l'énergie du désespoir.
    François Perin a l'imagination vive, l'esprit aussi acéré que son profil. Une « machine à penser », dit-on de lui. À vrai dire, cette machine admirablement huilée procure, à ceux qui la voient fonctionner, le plus vif plaisir intellectuel : cela crépite, bout, ferraille, étonne et détonne. (« Pourquoi Pas ? », 7 février 1974)
    Non-conformiste, esprit éclairé, précurseur, François Perin fustige les mythes, les dogmes, les conservatismes et réfléchit aux moyens d'accéder à une société à la fois solide et libre.
    Tour à tour militant, fondateur et chef de parti, ministre, écrivain, il est obsédé par l'idée de désenrayer la démocratie afin de mettre en place un système plus stable et plus efficace. Il faut, dit-il, mettre fin à l'oligarchie des partis qui compromet l'action du Parlement et du Gouvernement.
    Professeur dans l'âme, François Perin a le goût de transmettre, d'expliquer et de convaincre.
    Tout au long de son existence, il se passionnera pour la question des origines et des fins dernières, avec une fascination pour les philosophies orientales et la vie religieuse contemplative. Il y consacre d'ailleurs son dernier livre.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Jules Gheude a consacré plusieurs ouvrages et articles à la problématique communautaire belge.
    Collaborateur de François Perin, alors ministre de la Réforme des Institutions, de 1974 à 1976, il en est le dépositaire des archives personnelles.

  • Quelle a été l'influence congolaise en Belgique ?
    Ce volume de la Nouvelle Histoire de Belgique vient clore la série en présentant une vue d'ensemble (de 1885 à 1980) de l'impact du Congo sur la Belgique. En 1885, deux destins se sont croisés : celui d'une petite nation européenne, la Belgique, et celui d'une vaste région de l'Afrique centrale. Cette rencontre a été d'une importance capitale pour cette dernière puisque de ce choc est né le Congo, une des principales nations africaines actuelles. Si beaucoup de choses restent à dire sur le destin, à maints égards tragique, de ce grand pays africain, notre attention s'est également portée sur l'autre protagoniste de cette histoire.
    Aussi curieux que cela puisse paraître, on s'est rarement penché sur les effets que l'aventure africaine a eus sur la Belgique. Il faut bien avouer que, hormis pour quelques spécialistes, la connaissance de la dimension africaine de l'histoire belge se résume bien souvent soit à des souvenirs personnels - pour celles et ceux qui ont participé à l'activité coloniale -, soit à des clichés et à des idées préconçues - pour les autres. Cette méconnaissance n'est évidemment pas étrangère à la passion qui imprègne régulièrement les réactions du grand public face à l'évocation d'événements historiques liés au passé colonial belge.
    Ce livre nous aide dès lors à répondre à des questions essentielles sur les relations belgo-congolaises. Quel impact l'aventure africaine de la Belgique a-t-elle eu sur sa position sur l'échiquier international ? Quel rôle le Congo (colonial et postcolonial) a-t-il joué dans la politique intérieure belge ? Dans quelle mesure la vie économique de la Belgique a-t-elle été influencée par sa colonie, puis par le Congo indépendant ?
    Un livre intéressant et documenté qui répond à des questions essentielles sur les relations belgo-congolaises.
    EXTRAIT
    La Belgique, jeune nation créée en 1830, participe à ce grand bouleversement. Dès le XIXe siècle, hommes d'affaires et missionnaires belges sillonnent la planète ; les premiers implantent des entreprises et exportent marchandises et capitaux, les seconds propagent la foi catholique. Toutefois, cette participation belge revêt aussi une dimension politique. La Belgique colonise de vastes régions au coeur de l'Afrique, bouleverse les sociétés qui y sont implantées depuis de nombreux siècles et crée une nouvelle entité politique appelée « Congo » - une entité qui, tant bien que mal et contre vents et marées, s'est maintenue jusqu'à ce jour. Un petit pays européen marque ainsi d'une profonde empreinte ce continent souvent qualifié de « noir » pour de mauvaises raisons. Mais on assiste aussi au phénomène inverse. Bien malgré lui, le Congo laisse une empreinte sur la Belgique : l'activité coloniale suscite des changements au sein même du pays colonisateur. Ces transformations - l'impact de la colonie sur la métropole - constituent l'objet de ce livre.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Guy Vanthemsche, professeur d'histoire contemporaine à la Vrije Universiteit Brussel, a publié plusieurs ouvrages concernant l'économie et la société belges du XXe siècle. Ce domaine de recherche l'a amené à s'intéresser également à l'histoire coloniale.

  • La biographie romancée de Catherine d´Oultremont se déroule dans le respect scrupuleux des grandes étapes de ce que fut la vie de Jean Pic de la Mirandole : sa quête incessante du savoir qui va le conduire dans toutes les grandes universités et les plus célèbres centres d´études d´Italie, où il rencontrera les plus grands maîtres des plus grandes écoles de pensée de l´époque.
    À travers ce roman, nous découvrons en autant de vignettes variées et diverses les foyers les plus vivants de la Renaissance italienne du xve siècle, avec en arrière-plan les tensions géopolitiques de cette tumultueuse et brillante Italie. Ce roman devient ainsi une belle et vivante introduction à cette période fascinante que fut la Renaissance, d´où allait sortir notre modernité.
    À PROPOS DE L'AUTEUR Catherine d´Oultremont, née en 1955, passe son enfance et sa jeunesse en Catalogne avant de s´établir en Belgique. Elle vivra toutefois plusieurs années en Italie, où s´affirmera sa passion pour la Renaissance italienne. De formation artistique, autodidacte en matière de philosophie, Catherine d´Oultremont apporte sa contribution à des revues d´études traditionnelles et philosophiques. Le Prince de la Concorde est son premier roman. Mais quel roman !

  • Entrez tel un modèle dans l'univers du peintre français du XIXe siècle Pour le plus grand plaisir de l'amateur de peinture, spectateur devenu lecteur, l'auteur, par le miracle de son écriture, a fait revivre avec esprit le peintre et son modèle (Caroline Bonaparte) et inventé quantité d'anecdotes savoureuses et de péripéties amusantes. Il le plonge dans le Paris et la Naples de la fin de l'Empire, l'entraîne en compagnie de cette reine peu ordinaire et de ce peintre de génie dans les Champs phlégréens sur les pas de madame de Staël, gravit les pentes du Vésuve et évoque avec une érudition émue Virgile et le monde classique. Mais surtout il décrit avec une rare finesse le caractère d'Ingres et dévoile le processus de création qui se met en route, la relation très particulière qui s'établit entre le peintre et son modèle (que ce soit Caroline ou la belle Dormeuse), le statut propre à l'oeuvre d'art qui, comme le fruit d'une gestation nécessaire, croît irrésistiblement et emporte tout. C'est désormais le tableau, l'oeuvre naissante, qui prime : le modèle n'existe plus que comme une donnée prosaïque qui permet au peintre de faire apparaître sur sa toile non pas ce qu'il a devant lui mais ce qu'il a en lui, sans qu'il sache encore lui-même ce que sera finalement son tableau mais qui s'impose néanmoins à lui avec une force absolue. Truffé de références historiques et biographiques, ce roman ne manque pourtant pas d'une touche comique CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE - "Avec une allégresse contagieuse, Gaston Compère donne libre cours à sa verve de conteur, son penchant pour les digressions piquantes, mais aussi à son intuition du processus de création." (Promotion des lettres) A PROPOS DE L'AUTEUR Gaston Compère, né dans le Condroz en 1929, docteur en philosophie et lettres, est un des grands écrivains d'expression française. Il a reçu en 1989 le Grand prix de Littérature de la francophonie. Outre ses romans (notamment chez Belfond), il a publié une biographie très remarquée de Maurice Maeterlinck (La Manufacture, 1989) et de nombreuses pièces de théâtre. Il est aussi poète et traducteur (Le Livre d'Heures de R. M. Rilke, Le Cri, 1989). EXTRAIT J'ai cherché un titre pour ce texte que j'ai commencé l'autre mois. Je n'en ai pas trouvé. Je suis fatigué. Qui m'a fait la remarque que nous naissons avec un capital de folie qui nous est réservé et que nous avons à le dépenser quand bon nous semble, le temps d'une vie plus ou moins longue ? Voilà qui me semble bien observé. Mais ce qui s'offre avec davantage de certitude est que la fatigue énerve la folie : elle qui montrait de telles tumescences, la voilà plate comme une crêpe au sarrasin - ou quoi, la préférez-vous au gruau ?

  • Chez les Goncourt

    Maxime Benoît-Jeannin

    • Le cri
    • 2 Novembre 2015

    Un polar historique au coeur du Paris du XIXe siècle Paris. Vers le milieu du Second Empire. Un soir de novembre. Annabella Cruz, une jeune prostituée voisine d'Edmond et Jules Goncourt, est mystérieusement assassinée sur le palier des deux écrivains. Ce meurtre, dont on ne connaît pas l'auteur, va entraîner, avec l'intervention du commissaire Fenouil, une cascade d'étranges événements dans l'immeuble du 43, rue Saint-Georges, où résident les deux frères, ce soir où, précisément, ils reçoivent Théophile Gautier, Gustave Flaubert, et quelques commensaux - hommes et femmes - de moindre importance, mais qui constituent un échantillon de choix de la société artistique et littéraire de la seconde moitié du XIXe siècle, sans laquelle la modernité ne serait pas ce qu'elle est aujourd'hui... Les personnages réels et imaginaires de ce banquet épicurien sont les protagonistes d'une intrigue foisonnante et jubilatoire qui ne cesse de surprendre. Le jeune Léonce Jacquelain, qui vient de commettre un premier roman, La Passagère de La Méduse, « gueulé » par Flaubert à la fin du dîner, un temps soupçonné du meurtre d'Annabella Cruz, est en rivalité avec le grand romancier auprès de l'actrice rabelaisienne Suzanne Lagier, tandis qu'Edmond et Jules, qui inventent pour le débutant le Prix Goncourt, que l'aîné des deux frères ne fondera qu'à la fin du siècle, découvrent la scandaleuse double vie de leur servante dévouée, Rose Malingre... Et ce n'est pas fini... Ah ! il s'en passait de belles, on peut l'avouer maintenant, chez les Goncourt. Enquêtes policières, crimes, meurtiers ... quels sombres mystères pèsent sur les deux célèbres écrivains ? A vous de le découvrir ! A PROPOS DE L'AUTEUR Maxime Benoît-Jeannin, biographe de Georgette Leblanc (1998) et d'Eugène Ysaye (2001), romancier de Mademoiselle Bovary (1991) et d'Au bord du monde, un film d'avant-guerre au cinéma Eden (2009). EXTRAIT À l'heure qui précédait le dîner et par n'importe quel temps, le jeune homme aimait se promener sur le boulevard Montmartre. Au crépuscule de cette fin de journée de novembre assez clémente pour la saison, il n'y connaissait encore personne et observait avec envie les rencontres entre amis et connaissances, ceux qui se contentaient d'un serrement de mains ou qui s'arrêtaient pour discuter un moment avant, parfois, de se diriger vers le café le plus proche, en se tapant sur l'épaule. C'était la vie de Paris telle qu'il l'avait rêvée à Gand, les foules sortant des passages, les discussions autour des affaires et des titres de journaux. Et les femmes, les Parisiennes, elles ne le décevaient pas. Toutes, dames du monde, ouvrières, actrices, lorettes, putains, il avait l'impression qu'elles lui donneraient sa chance pour autant qu'il sût leur plaire. Ses cheveux blonds, ses yeux bleus, son allure de dandy copiée sur Lucien de Rubempré dénotaient le provincial qu'une femme de trente ans accepterait sûrement de mettre à la page.

  • Plaisir des Parallèles

    Marie Gevers

    • Le cri
    • 2 Novembre 2015

    Récit de voyage en Afrique Marie Gevers nous invite à franchir l'équateur, à remonter de parallèle en parallèle au pays des « vertes collines ». Nous longeons cette crête qui sépare le bassin du Congo et celui du Nil, nous traversons des forêts de bambous, nous descendons des fleuves encombrés de jacinthes... En route, nous apprenons les secrets de la cuisine indigène, rencontrons des noms aux résonances déjà entendues : Kiwu, Katanga, Bohr, Kagera ; écoutons de vieilles légendes, des poèmes, des anecdotes ; ce n'est pas le lion, mais une loutre que nous chassons. Et en pleine forêt vierge, avec une jeune mariée, nous passons une nuit de Noël inoubliable. C'est en poète et à coeur ouvert que Marie Gevers voyage dans ces hauts lieux de l'Afrique où il arrive que l'homme s'efface pour que les bêtes vivent, c'est en écrivain sûr de ses moyens qu'elle décrit ce qu'elle voit. Pas d'exotisme voulu, pas d'ethnologie savante, mais tous les prestiges de l'invitation au voyage réalisés avec un bonheur incomparable. Au travers de ses périgrénations, l'auteur nous fait découvrir la nature, les paysages, et la cuisine du Congo A PROPOS DE L'AUTEUR Marie Gevers (Edegem, 1883-1975) compte parmi les plus grands écrivains belges de langue française. Elle fut membre de l'Académie de langue et de littérature françaises (1938). D'abord poète, elle publia Missembourg, Les Arbres et le vent (prix Eugène Schmits 1924). Ses autres livres, récits et romans, chantent la sauvage beauté de la Campine anversoise, la « primitivité épique » des gens qui y vivent ou la somptuosité des saisons qui se posent sur les choses. Elle se révèle aussi fine psychologue dans Madame Orpha, ou la sérénade de mai (prix du Roman populiste 1934), Paix sur les champs, La Ligne de vie. EXTRAIT Vous m'avez beaucoup parlé des cultures en Californie. Dans les vergers immenses, tous les fruits d'une même espèce sont égaux de forme, de volume, de saveur, tant la science des agronomes y est rigoureusement appliquée. Cette idée me causait une sorte de gêne, comme celle que j'éprouve au cirque, en voyant des animaux faire des simagrées humaines. Vous aviez mentionné les arrosages si abondants que l'eau du sol s'est épuisée. On l'amène d'une distance de plus en plus grande. Vous m'avez raconté aussi l'histoire d'un procès mettant aux prises deux États. L'objet du litige étant les nuages que les avions spécialisés font crever au-dessus de l'un, au détriment de l'autre. La terre, chez vous, est soumise, pis que soumise, humiliée par l'homme. Mais l'homme, me disiez-vous, finit par être lui-même l'esclave de la machine.

  • La Famille Kaekebroeck

    Léopold Courouble

    • Le cri
    • 2 Novembre 2015

    Plongez-vous avec humour dans les chroniques de familles bruxelloises Voici des « moeurs bruxelloises » mises en scène au travers des rapports entre les familles Kaekebroeck, Mosselman, Rampelbergh, Posenaer et autres habitants du « bas de la ville », héros pittoresques, croqués avec une grande dextérité. On ne peut s'empêcher de penser à Pagnol et à sa trilogie marseillaise. Des pages sobres et vraies, imprégnées d'une tendre bonhomie, vivantes et saines. Un récit attachant, de la couleur, une observation juste et pleine de bienveillance. Quant aux dialogues, dont l'auteur a compris l'importance, ils sont comme pris sur le vif tant ils sont naturels. Nul n'a mieux saisi que l'auteur de La Famille Kaekebroeck le jargon bruxellois émaillé de flandricismes, de belgicismes et de tropes hardis ou délicieux auxquels les lecteurs qui le peuvent ajoutent l'inimitable accent local. L'auteur parvient même à faire alterner, sans heurts et sans maladresses, l'atticisme de sa langue, fine et châtiée, avec le rude et burlesque baragouin de ses héros. C'est de ce contraste continuel que naît un charme irrésistible... Un classique de la littérature belge, au caractère comique et burlesque A PROPOS DE L'AUTEUR Léopold Courouble (Bruxelles 1861-1937) Âgé à peine de sept ans, Léopold a été mis en pension à Vanves. Pensionnaire quelque temps au Lycée Louis-le-Grand, il revient adolescent de Paris en 1877, pour achever ses humanités à l'Athénée de Bruxelles. S'il lui plaira, dans le cycle des Kaekebroeck [...] et quelques autres ouvrages, de peindre avec un réalisme tout imprégné de sympathie les Bruxellois bruxellisants du bas de la ville, il lui déplaisait que son entreprise amenât les esprits simplistes à voir en lui un bon Brusseleer. Inscrit à l'Université libre de Bruxelles, il en sort en 1884 avec le diplôme de docteur en droit. [...] Le métier d'avocat s'offre à lui. Il plaide quelque peu, mais il eut vite fait, dira George Garnir, de prendre en grippe la robe et le rabat du stagiaire. Il s'embarque alors comme simple matelot sur un navire qui part pour l'Amérique [...] Il s'oriente vers le journalisme [...] Voilà qu'on lui propose, en 1889, un poste de magistrat au Congo. Il l'accepte, et il apporte à ses fonctions un zèle méritoire. Mais des ennuis de santé interrompent sa carrière africaine. EXTRAIT Depuis neuf heures, enfermée dans son cabinet de toilette, la belle mais grosse Mme Keuterings s'ébouriffait et se débouriffait devant sa glace triptyque, à la recherche exaspérée d'une coiffure suggestive et moderne, quand M. Keuterings cria dans l'escalier : - Eh bien, Clémence, est-ce que ça y est ? On va manquer le convoi ! Clémence s'affola et, jetant le peigne : - Tant pis, dit-elle avec rage, je laisse mes cheveux comme ça ! Et elle s'habilla, car elle était seulement en chemise. Dans sa hâte, elle perdait la tête et ne retrouvait rien. Elle mit son pantalon à l'envers. Enfin elle passait sa robe, quand elle s'aperçut que ses souliers molière n'étaient pas lacés. Aussitôt, elle posa le pied droit sur une chaise. Mais tout à coup, un ferret sauta et le ruban de soie refusa obstinément de s'engager dans l'oeillet.

  • Maurice Maeterlinck

    Gaston Compère

    • Le cri
    • 2 Novembre 2015

    Un essai littéraire sur l'une des figures de la littérature belge francophone L'admiration, la vénération même de Gaston Compère pour Maurice Maeterlinck est un prodige en soi. À première vue, il ne devrait pas y avoir de rapport entre l'écriture économe, familière du silence de l'aîné et la faconde baroque de son disciple. Leur connivence ne se situe pas là, mais dans le pouvoir de percer à jour les mystères, d'explorer les confins du réel, de passer les miroirs. L'un et l'autre ont été imprégnés par les sortilèges du romantisme allemand, ils savent traverser les apparences, nous entraîner dans une autre dimension. Compère a relevé cela très tôt dans l'oeuvre de Maeterlinck, au point de n'avoir de cesse, tout jeune, de le rencontrer et d'enfourcher sa motocyclette pour solliciter un entretien avec son idole dans le Midi de la France. Cette rencontre est l'un des fleurons de ce livre très différent de la thèse que Compère a par ailleurs consacrée au seul prix Nobel de littérature belge. Ce livre-ci n'est pas moins savant, mais libéré des contraintes de l'académisme, il est un véritable essai au sens le plus noble du terme, un exercice d'admiration lucide, passionnée, d'une rare pénétration. Riche de documentation, Gaston Compère nous offre une formidable référence biographique sur l'auteur récompensé par le Prix Nobel de littérature A PROPOS DE L'AUTEUR Gaston Compère, né dans le Condroz en 1929, docteur en philosophie et lettres, est un des grands écrivains d'expression française. Il a reçu en 1989 le Grand prix de Littérature de la francophonie. Outre ses romans (notamment chez Belfond), il a publié une biographie très remarquée de Maurice Maeterlinck (La Manufacture, 1989) et de nombreuses pièces de théâtre. Il est aussi poète et traducteur (Le Livre d'Heures de R. M. Rilke, Le Cri, 1989). EXTRAIT On peut tout comprendre des hommes engagés dans des événements qu'ils dominent ou qui les dépassent. Rien d'humain qui ne soit susceptible d'être compris. Maeterlinck l'a souvent souligné, et avec raison. Tel critique se voit invité d'écrire une monographie de Jacques Brel. Il ne connaît pas spécialement le chanteur. Il ne le goûte pas particulièrement. Il accepte. Pour diverses raisons, qui vont de l'argent à gagner au fait que tout homme, parce que homme, est digne d'intérêt. Il suffit de se sentir une vocation d'historien. L'historien, comme le souligne Fontenelle, « spectateur de toutes choses, indifférent et appliqué ». Maeterlinck, on ne peut guère dire qu'il ait éveillé de ces gens à sang froid pour qui, à la limite, tous les sujets se valent. Ni son oeuvre. Ni son oeuvre surtout. Les avis sont aussi variés que possible.

  • Les Belges du Wisconsin

    Daniel Dellisse

    • Le cri
    • 24 Février 2017

    L'odyssée des émigrants belges au Wisconsin au milieu du XIXe siècle
    « Les hautes forêts qui couvrent le pays ont un aspect qui, de prime abord, peut en faire considérer le défrichement comme impossible, tant les arbres y sont épais et gigantesques (...) se croisant en tous sens et formant des masses presque impénétrables. » Tel est le décor qui attend les quelques milliers d'émigrants belges qui, entre 1853 et 1856, fuient la misère des campagnes brabançonnes et hesbignonnes, et tentent l'aventure américaine dans le nord-est du Wisconsin. Après l'enfer de l'entrepont et les pièges des « trafiquants de passagers », ceux qui s'astreignent au défrichement ne sont pas au bout de leurs peines. Ils connaîtront un des pires incendies de forêt de l'histoire des Etats-Unis, et certains d'entre eux seront entraînés dans la guerre de Sécession. Mais à force de courage et de persévérance, et parfois avec l'aide des « sôvadjes » (sauvages, comme ils appellent les Indiens), ils parviendront au bien-être qu'ils ne pouvaient atteindre en Belgique. Aujourd'hui, leurs descendants constituent la plus grande communauté d'origine belge aux USA. Ils préservent un héritage fait de détails architecturaux, de recettes de cuisine et de quelques mots de patois wallon.
    Un ouvrage passionnant qui retrace au travers de nombreux témoignages l'aventure américaine de milliers de Belges à la recherche d'un Eldorado !
    EXTRAIT
    New York ! Un premier, un énorme soulagement pour tous les émigrants. Dans le récit de son voyage en décembre 1849, lorsqu'il accompagnait, à la demande du gouvernement belge, le premier groupe d'émigrants en route pour la colonie subsidiée de Sainte-Marie, en Pennsylvanie, le chirurgien-major N. Reiss rapporte : « Enfin (...) on vit terre du haut des mâts. Le lendemain de grand matin, le pilote vint à bord. Les passagers étaient tous sur le pont. Tous les regards étaient dirigés vers les hauteurs que l'on vit poindre à l'horizon. Mais la brise était faible, nous avançâmes lentement. Dans l'après-dinée des bateaux à vapeur-remorqueurs voltigèrent d'une manière agaçante autour de nous, enfin après de longs débats, l'un d'eux s'attella au navire. Un hourra vigoureux, trois fois répété par tous nos émigrants, salua cet heureux événement, et le soleil était à peine couché, que nous pénétrâmes au milieu de la flotte marchande, qui en rangs serrés, longe les quais de New-York. »
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Journaliste de formation, Daniel Dellisse travaille actuellement dans la presse syndicale après avoir collaboré pendant onze ans au journal Le Soir. Son intérêt pour l'histoire de l'émigration l'a conduit aux Etats-Unis à quatre reprises, au Wisconsin mais aussi à New York et dans la région des Grands Lacs.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • En septembre 1990, disparaissait Gustave Ansart, dirigeant national du Parti communiste, ouvrier et député ; toute sa vie, jusqu'à son dernier souffle, Gustave s'est battu pour le bonheur de tous, la défense et le développement de notre région Nord/Pas-de-Calais et pour un monde meilleur. Franchement, la vie politique de notre pays manque, aujourd'hui, cruellement, d'hommes et de femmes de cette trempe.

  • En septembre 1990, disparaissait Gustave Ansart, dirigeant national du Parti communiste, ouvrier et député ; toute sa vie, jusqu'à son dernier souffle, Gustave s'est battu pour le bonheur de tous, la défense et le développement de notre région Nord/Pas-de-Calais et pour un monde meilleur. Franchement, la vie politique de notre pays manque, aujourd'hui, cruellement, d'hommes et de femmes de cette trempe.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Des mots pour dire les maux de la cité, pour exprimer la réalité des jeunes. Des mots de mecs de banlieue anonymes ou connus innervent l'ouvrage dédié à Ibrahim Ali, jeune marseillais buté froidement par les colleurs d'affiche du Front national.

  • Partez à la rencontre du plus célèbre imposteur de l'époque Tudor Toujours au plus près de la vérité historique, Maxime Benoît-Jeannin nous invite à découvrir le plus grand imposteur de l'Angleterre du XVe siècle, ses rêves, son extraordinaire pouvoir de séduction, sa fragilité et ses véritables origines. Héros picaresque, au déclin du Moyen Âge, resté très populaire au Royaume-Uni, si Perkin Warbeck ne fut pas Richard d'York, il ne fut pas non plus le fils d'un couple de bourgeois de Tournai... Un jour d'octobre 1491, lorsque Perkin Warbeck débarque à Cork, en Irlande du Sud, il ne sait pas encore qu'il va entrer dans l'Histoire de l'Angleterre. Le jeune marchand de tissus se laisse convaincre par des envoyés de la faction des York de se faire passer pour Richard d'York, le fils cadet d'Edouard IV, qui aurait échappé miraculeusement au complot meurtrier de son oncle Richard III. S'ouvre alors pour le jeune homme - il a dix-sept ans - une route pleine de périls et de merveilles, qui le conduira de la cour du roi de France à celle de Jacques IV d'Écosse, en passant par Malines, où Marguerite, duchesse douairière de Bourgogne, tient la sienne. Le voyage de l'aventurier durera huit ans, au gré des renversements d'alliance de la politique internationale de l'époque, toujours soutenu et aidé par Jacques IV, le seul qui ait cru en lui jusqu'au bout et qui lui fera épouser sa cousine, lady Catherine Gordon. D'une tentative de débarquement à l'autre, Perkin Warbeck / Richard d'York prendra la tête de la grande révolte du comté des Cornouailles, dernière rébellion populaire du règne d'Henry VII à mettre sérieusement en danger le fondateur de la dynastie des Tudor. Renonçant au combat, Perkin Warbeck se rend au roi, est gracié in extremis, vit à Westminster, s'évade, est repris par sa faute et finit ses jours à la Tour de Londres après une dernière conspiration. Pendu le 23 novembre 1499, il meurt avec son secret. Une fiction biographique richement documentée, retraçant l'histoire anglaise du XVe siècle A PROPOS DE L'AUTEUR Maxime Benoît-Jeannin, biographe de Georgette Leblanc (1998) et d'Eugène Ysaye (2001), romancier de Mademoiselle Bovary (1991) et d'Au bord du monde, un film d'avant-guerre au cinéma Eden (2009). EXTRAIT Ma Catherine, mon amour, ma colombe ! Laisse-moi encore te tutoyer quelques instants avant de te demander pardon pour tout le mal que je t'ai fait depuis que nous nous sommes rencontrés. Ce tutoiement de nos nuits et de notre intimité la plus chaude, je ne le mérite plus. Aussi je l'abrège dès à présent, je le supprime, et je te rends tout le respect que je te dois. Oui, lady Catherine, je vous dédie la vérité la plus entière, non pas dans l'espoir d'un pardon illusoire, mais pour la sauvegarde de mon âme. Maintenant que tu en es là, me direz-vous, à quoi cela sert-il, sinon à me torturer, alors que je dois m'efforcer de t'oublier, monstre, vampire, suceur de sang !... C'est vrai, je sais combien vous avez raison, et que je suis indigne, infâme, tout ce que vous voudrez. Je suis comme Job sur son fumier. Je suis couvert de plaies et je geins. Seule me console la fin prochaine de mes souffrances.

  • Yalta et autres promenades

    Karl Schlögel

    • Le cri
    • 2 Novembre 2015

    Pérégrinations au coeur des pays baltes Il faut découvrir les pays Baltes, dont l'histoire est profondément européenne, et tout spécialement Riga, la capitale de la Lettonie ; le Littoral de Courlande et Nida, la petite ville lituanienne où Thomas Mann avait sa résidence d'été ; Kaliningrad, actuellement une enclave russe, coincée au bord de la Baltique, entre la Lituanie et la Pologne ; Lvov, la deuxième ville d'Ukraine occidentale ; le Littoral de Crimée, avec la station balnéaire de Yalta, où les Trois Grands se partagèrent le monde en février 1945 ; Vladivostok, l'ultime ville russe, située au terminus du Transsibérien ; les grands fleuves et les espaces infinis ; les langues et les mentalités de leurs habitants ; l'histoire souvent très riche mais aussi tragique de ces lieux perdus de la mémoire européenne... Un récit de voyage qui vous emmènera de l'Ukraine à la Lituanie, en passant par la Lettonie et la Russie A PROPOS DE L'AUTEUR Karl Schlögel (1948) a étudié la philosophie, la sociologie, la slavistique et l'histoire de l'Europe orientale à la Freie Universität Berlin, à Moscou et à Saint-Pétersbourg. Il est titulaire de la chaire d'Histoire de l'Europe orientale à la Europa Universität Viadrina (Francfort sur l'Oder). En 2009, il a reçu le Prix du Livre de Leipzig pour la Bonne Entente européenne. EXTRAIT À une époque où l'on ne cesse de parler d'« accélération du Temps » et de « disparition de l'Espace », il n'est sans doute pas opportun de traiter de l'importance de l'Espace dans l'Histoire. Surtout en Allemagne. Après ce qui s'est passé dans ce pays, il n'est guère difficile d'en comprendre la raison. L'« espace » est un mot fortement connoté : parler de Lebensraum (« espace vital »), par exemple, est devenu totalement impossible. Tout le champ sémantique de ce substantif paraît contaminé à jamais. Si nous nous contentons du synonyme Lebenswelt (« monde vital »), nous nous réfugions dans d'autres langues, dans le concept quasi biologique de « biotope » dont est gommée toute référence aux horribles pratiques du XXe siècle : nous fuyons dans l'espace social des Français. Peut-être trouverons-nous en Amérique ce qui nous semble le plus approprié : nous découvrons là des espaces en abondance : des spaces of desire, des spaces of memory, des spaces of sex, des counterspaces, des landscapes, etc. Un mot, un concept, aussi beau que le soit le terme allemand Lebensraum, semble banni pour toujours à cause de l'Histoire [...].

  • L'évolution de la société liégeoise aux 18e et 19e siècles
    Que peuvent nous apprendre les prédictions de l'Almanach de Mathieu Laensbergh en matière d'éveil aux idées des Lumières, au XVIIIe siècle ? Quel changement de mentalité à l'égard des pratiques magico-religieuses laissent entrevoir les commentaires du livret de pèlerinage à Saint-Hubert en Ardenne ? Comment les mémoires rédigés à l'occasion de procès opposant des communautés rurales aux autorités manifestent-ils le progrès du rationalisme critique, à travers un lexique où le bourgeois sensible côtoie l'aristocrate
    éclairé ?
    C'est à de telles questions que tâche de répondre le présent ouvrage, à partir d'une documentation associant littérature « populaire », journaux, catalogues de libraires, chansons, etc. La communication orale y trouve une place importante, notamment quand elle se fait dialectale. La diffusion de valeurs et d'interrogations communes s'opère aussi par le théâtre, où drames sérieux, vaudevilles et opéras-comiques - nous sommes au pays de Grétry - composent un véritable « paysage culturel ».
    La question des changements qui travaillent la société liégeoise à la veille de la Révolution traverse ainsi un livre où cette dernière s'annonce dans la vigueur avec laquelle les classes populaires verviétoises, à travers la chanson, combattent l'ancien régime. Une figure d'exception dominera l'événement : Nicolas Bassenge, dont la célébration patriotique dessine le charisme en évolution, à mesure que se développe l'aspiration à une société pacifiée.
    La même exigence de conciliation et de pragmatisme se lira dans le traitement accordé au dialecte wallon sous un régime français moins jacobin qu'on ne l'a parfois dit.
    La question de la continuité et de la rupture se pose également dans le catalogue de la lecture qu'offre à Liège le passage de la fin du XVIIIe siècle à l'époque romantique. Quelles nouveautés foncières se font jour à côté d'une tradition persistante du livre « utile » visant désormais l'entrepreneur balzacien ? Avec Georges Sand et les Vésuviennes de 1848, la revendication féministe fera irruption sur la scène locale, tandis qu'alterneront dans la chanson de conscrit complaintes de la fille-mère et protestations contre une armée au service de la société de l'argent.
    Un ouvrage très intéressant qui met en avant la culture, la communication orale et les chansons de la région liégeoise !
    EXTRAIT
    La campagne menée contre les Lumières vise en effet assez explicitement un large public, quand elle emprunte, dans une chanson dialectale outrageusement grossière, l'habit supposé de l'expression populaire et de son « bon sens » face aux nouveautés. Les portefaix et débardeurs qui sont censés composer ces « pasquilles » sont trop malpolis pour être honnêtes et véridiques. On sent, derrière, la plume du clerc. Modulons cependant ce qui vient d'être dit en constatant que le wallon n'était en aucune manière, au XVIIIe siècle, réservé au peuple. Les aristocrates qui collaborent à l'écriture du « Théâtre liégeois » (1757-58), quatre opéras-comiques patois, en usent comme d'un parler appelant la sympathie par son caractère familier, mais aussi comme d'un objet un tantinet burlesque.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Daniel Droixhe a enseigné l'histoire de la langue française, les méthodes de la philologie romane, l'histoire de la linguistique et la dialectologie wallonne à l'Université libre de Bruxelles. À l'Université de Liège, il s'est consacré à la littérature dialectale de Wallonie. Il a créé le programme Môriåne d'identification informatique des contrefaçons et co-fondé la Société wallonne d'étude du XVIIIe siècle. Il est membre de l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique et de la Société française d'histoire de la médecine.

  • Enseigner la littérature belge de langue française dans l´enseignement secondaire est un objectif commun aux programmes de tous les réseaux. Mais pourquoi ? Et comment ? Telles sont les questions auxquelles répond ce manuel novateur destiné aux enseignants et aux élèves.
    Les auteurs n´ont pas voulu écrire une nouvelle histoire de cette littérature, ni composer un recueil de morceaux choisis. Ils proposent des séquences et des « situations-problèmes » concrètes permettant aux élèves de s´approprier du savoir littéraire. Ils rassemblent à cette fin des textes connus et moins connus, des références, des suggestions, bref un matériau volontairement diversifié décliné en de multiples séquences d´apprentissage. Chaque extrait peut, à son tour, susciter des travaux personnels, tant en compréhension qu´en production, et faire l´objet de comptes rendus, de débats, ou être le point de départ d´une recherche personnelle ou en groupe.
    À PROPOS DES AUTEURS Françoise Chatelain est licenciée en philologie romane (ULB) et prépare une thèse sur l´enseignement de la littérature française en Belgique francophone. Elle est professeur de français dans l´enseignement secondaire depuis trente ans. Elle a publié Durendal, une revue catholique au tournant du siècle (Bruxelles, ARLLF, 1983), collaboré au Dictionnaire des oeuvres. Lettres françaises de Belgique (Bruxelles, De Boeck, 1988 et suiv. ) et à l´Anthologie du roman historique en Belgique francophone (Bruxelles, Le Cri, 2008).
    Paul Aron est directeur de recherches au FNRS et professeur à l´Université libre de Bruxelles. Il est l´auteur de plusieurs ouvrages sur l´histoire de la littérature belge et collaborateur de la revue Textyles. Parmi ses publications dans le domaine belge, on citera : La mémoire en jeu. Une histoire du théâtre de langue française en Belgique (Bruxelles, La Lettre volée-Théâtre National de la Communauté française de Belgique, 1995) ; La littérature prolétarienne en Belgique francophone depuis 1900 (Bruxelles, Labor, 2006) ; Vérités et mensonges de la collaboration. Trois écrivains racontent « leur » guerre (Raymond De Becker, Félicien Marceau, Robert Poulet) (avec Cécile Vanderpelen-Diagre - Bruxelles, Labor, 2006). Il a dirigé avec José Gotovitch le récent Dictionnaire de la Seconde Guerre mondiale en Belgique (Bruxelles, André Versaille éditeur, 2008).

empty