FeniXX réédition numérique (Christian Bourgois Éditeur)

  • « Jean-Marie Guillaume est un écrivain. Il y a très peu d'écrivains (bien qu'il y ait beaucoup de gens qui écrivent - bien - et qu'on publie). Il est très rare d'assister à la naissance d'un écrivain, c'est le privilège de ceux qui liront ce livre. Ils assistent à une aurore boréale. Je ne crois pas me tromper. » Jacques Laurent

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • « Schoenberg le mal aimé », dit Pierre Boulez. Et le mal connu, le mal compris, le mal écouté, le mal entendu. Analysant les oeuvres de Schoenberg les plus significatives, et pas forcément les plus connues, cet essai accessible à tous prétend réconcilier l'auditeur hésitant ou hostile avec le plus grand compositeur de la première moitié du XXe siècle. Ni rejet ni apologie mais interrogation, à renouveler indéfiniment. Etudier, questionner, confronter et affronter Schoenberg, un continuateur plus qu'un « casseur » : peut-être le moyen de l'aimer et, par lui, d'aimer la musique contemporaine, même lorsqu'elle s'écarte résolument des conquêtes et des enseignements de son fondateur.

  • Le chroniqueur court après l'histoire du théâtre comme après des ombres. Il ne les rattrape jamais. A peine jouées, toutes les grandes soirées sont déjà cendres et fumées. Le chroniqueur consigne dans un même registre les naissances, les morts, les maladies, les accidents. C'est un feuilleton. D'aventures, d'amour, d'illusions instantanées et de lentes désillusions. L'histoire du théâtre est ainsi faite de grandes oeuvres quasi perdues et du livre de leurs petites chroniques. Mi-journaliste, mi-critique, le chroniqueur affectionne l'entre-deux des voyages, des escapades, des digressions. Aller au théâtre est aussi pour lui une façon de parcourir le monde de Bobigny à Oaxaca. Et de parler d'autre chose. En écrivant à vue son journal d'émotions intimes. Dès lors la chronique reflète moins le rimmel d'une théorie ou la poudre d'un jugement que la peau d'une légende, caressée à chaud, au jour le jour de ce que l'on nommera plus tard, une époque. J.-P. Thibaudat

  • « Il s'agit de la nouvelle façon de voir et d'entendre, de respirer, de vivre - et c'est ici que les choses se passent, ici, vite, maintenant. Votre niveau de survie annonce votre perte - vos perceptions sont contrôlées par les environnements... Oui, tout casser - contestation globale... »

  • Embruns d'Exil Traduits du Silence, l'avant-dernière partie des journaux américains. Ensuite les Transistors de l'Innocence envahiront le village global. La Fenêtre Rose, le Juke-Box d'Hydrogène, la fosse aux visions, à travers l'Amérique, de 1963 à 1970, reniflant à travers les villes les micros hystériques, comme les chiens de la CIA, embusqués dans les coulisses de la Génération Grise, malaxant les organes sexuels, arrachant les ventouses, criant à Ozone Park il n'y a pas d'amour heureux. Aujourd'hui tout est fini, effroyablement niais. Les rebelles sont partis dans l'aube violette, avec leur mosaïque électrique, ils se sont évanouis sur l'Ecran de quinine.

  • Dans L'insurrection, François Vigouroux entreprend la quête d'un livre qui est l'histoire d'une révolte dans un pays mythique aux confins de l'Afrique et de l'Europe de l'Est ; la quête d'un livre introuvable qui, s'il raconte une insurrection qui s'est réellement produite, est surtout prémonitoire d'une seconde insurrection, celle-là même que l'on attend pendant tout le livre et qui finalement éclate.

  • Déflagration d'images. Les mots se désarticulent. Sous mon plafond de pierre, je reçois le rouge de l'aube à travers un trou qui a le visage d'un poisson-lune. Comme un point-nombril, comme un oeil-centre qui me projette en tentacules dans le théâtre de vivre. La vie est ce voyage en charpie contre toutes les phrases poncées des grammaires totalitaires.

  • "La richesse, la diversité surprenante des dons de Claude Cariguel éclatent au long de ce livre. L'auteur est encore loin d'avoir la place qui lui est due." Roger Martin du Gard. "Des créatures picaresques que Cariguel nous décrit avec une verve féroce. Ce qui fait la séduction de ce livre, ce sont les thèmes alternés de la pureté, du suicide et de l'amour : les trois maîtres-mots de tous les enfants terribles." Jacques Frémontier (Franc-Tireur). "On lira les Danseurs, comme on lisait en 1930 les Indifférents d'Alberto Moravia." Jacques de Ricaumont (Nouvelles Littéraires).

  • En 1966 paraissait la première biographie d'Edgard Varèse, vite devenue un classique. Aujourd'hui, ce travail de pionnier, épuisé depuis de nombreuses années, demeure un des ouvrages fondamentaux sur cette figure unique de la musique du XXe siècle dont Pierre Boulez disait, au lendemain de sa mort : "Vous possédez la sauvagerie concertée propre à l'isolé de la harde. Vous vous êtes manifesté comme un des rares précurseurs de notre génération. Votre temps est fini et il commence." Fernand Ouellette qui a lui-même révisé son livre sur bien des points, est un des poètes, romanciers et essayistes les plus connus du Québec. Ses textes et poèmes ont été traduits dans une dizaine de langues. Son Varèse est un ouvrage d'écrivain. Le livre est complété par une abondante biographie et discographie dues à Louise Hirbour, professeur à la Faculté de musique de l'Université de Montréal, dont le travail constitue une source unique d'information sur Edgard Varèse.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Récit réaliste, récit allégorique à la manière du Paradis perdu et de la Divine Comédie, ou « politic fiction » ? Il est question dans ces pages du rapport de l'homme avec les choses. Mais peut-être y est-il aussi question de la bombe, du Viet-nam, des États-Unis, du tiers monde, de l'Orient et de l'Occident ? Chaque époque a en effet ses grands songes, chacune son enfer. Ici, comme Dante, un homme parcourt quelques-uns des cercles de notre univers. Il cherche. Il marche.

  • Vingt-cinq après Auschwitz, et à l'heure même où l'Israël Temporel Ressuscité fait un bruit de tous les diables avec ses chars d'assaut, ses cuirassés croisés, ses batteries et manifeste au monde sa puissance du Troisième Temple, voici un livre, un livre poétique et prophétique qui nous remet en mémoire, tout d'un coup, qu'il existe un autre Israël, l'Israël Spirituel, l'Israël de l'Ame et des Songes, l'Israël Eternel qui est l'Essence des gnoses, du christianisme et de Mozart... Daoud, c'est l'Archange au Flambeau dans les Ténèbres, l'Archange de Lumière au Glaive à double tranchant, l'Archange de la Kabbala, celui qui détient la Clef de Soleil.

  • Agnès est suffisamment jolie et libre pour hésiter longuement entre la sécurité un peu ennuyeuse d'un mariage avec Robert qui l'aime comme un bourgeois peut aimer, et l'aventure sentimentale avec Antoine qui est élégant, désinvolte et la courtise, comme un jeune homme « dans le vent », entre deux voyages d'affaires. Avec une ironie tantôt perfide et tantôt complice, Michel Doury suit dans leurs évolutions ces trois personnages en quête d'amour ou du moins qui croient l'être, mais nous apparaissent plutôt comme d'habiles patineurs sur le brillant glacis de leur égoïsme et des facilités de notre époque. Cependant, un mariage à la mode, c'est-à-dire confortable, ne résout pas toujours les problèmes d'une coquette raisonnable, et le destin peut accomplir sa cruelle intervention par un beau matin froid.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Sur la mer danse la photo pareille au froid d'altiplano qui gèle les semailles ce printemps. - Tout ça c'est à cause de leurs saloperies, dit le paysan. Ils finiront par détraquer le Cosmos. (A défaut d'homme les Jivaro se contentent parfois d'une tête de paresseux.) - Mais le sang versé quand le soleil l'a fendue, dit la tortue et qui cessa de couler quand le vieil oiseau l'eut guérie ? - Pas vu, dit le paresseux. - Moi je l'ai bu, dit la tortue. Son sang, quand elle a accouché. (La fécondité rendue aux femmes par le rite, la tête réduite est vendue à un touriste après qu'on ait prié son âme muisak d'abandonner toute idée de vendetta.) - De quoi ? fit le paresseux. - La lune en est restée tachée, dit la tortue en détournant à petits coups sa tête vers le trou. Le feu craque dans la cheminée. Dans le ciel une étoile est un pied d'enfant qu'on chatouille.

  • La plupart des textes rassemblés dans ce recueil n'auraient sans doute jamais vu le jour si l'auteur ne les avait conçus « sur le terrain ». Ecrit au cours d'une recherche de deux ans. conduite chez les Indiens Panare de Guyane vénézuélienne, ce hasard, coagulé en textes, est comme la cicatrice d'une mutilation culturelle à la fois voulue et insupportable : on ne fait pas impunément l'expérience du tout autre. Ressaisissement d'un Moi devant le scandale permanent d'un Nous d'essence différente, ces textes sont de l'ordre à la fois de la libération et de l'écriture. L'auteur est ici perpétuellement en quête de lui-même et de son sens à travers une analyse qui nous concerne tous.

  • Au XIIe siècle, Guillaume de Saint-Flour meurt dans d'étranges circonstances. Les occultistes de la rue Philibert-de-l'Orme attachent une importance excessive à l'Obélisque de la Concorde. Près de Salzbourg, une chanteuse est enlevée et emportée dans les mines de sel. Dans quelques villages de l'est de l'Irlande, le fossoyeur a la charge de briser le cou des morts et de leur tourner le visage du côté de la colonne vertébrale. Dans la cave d'un café de la rue Gustave-Geffroy, quatre jeunes filles nues écoutent du Mozart. Un long canal souterrain unit la banlieue ouest de Paris à Etretat. En mars 1974, boulevard Saint-Marcel, quelqu'un écrit les brèves histoires d'un monde miné ; il dresse de curieuses tables alphabétiques.

  • Dans cet essai en forme de pamphlet, écrit d'un seul jet, Hélène Parmelin propose qu'au lieu de proclamer partout la mort de l'art, on appelle les choses par leur nom : qu'on cesse de situer la contestation dans l'alliance avec les industriels, et la lignée de Rembrandt dans un carré, un flash ou une « nana ».

  • Fragments circonstants d'obsessions défaites, de 1970 à nos jours. TOIL, souffrance & filets & travail et toile, selon le Harrap's Shorter. Cependant Loti. En finneganien, l'outil fou, toll tool, hommage fortuit à H.M. Une trame consume ses motIFs, mouvement inassignable qui décime l'ensemble. TOIL, aussi le joujou (toy) dans le touillis (tooillier - a. fr. : remuer, salir). La mort son mauvais goût. Figuration en fuites, brûlis de découpes. De l'État des lieux aux lieux d'un État, la bibliothèque historiée se fait historique défaite. Ce qui improbablement s'est modifié c'est le mode d'une souffrance qui d'un coup pourrait être sans limite, qui se replace encore - sans doute - aux dépens de la vieille très revieille vieillissante douleur vraiment vieillie. TOIL, le plus joyeux des suicides littéraux, ou la plus suicide des tristesses écrites. TOIL, un bon shampooing. TOIL, voyage de la haine au neutre, hanté par la mutilation. TOIL, boue, enluminures, arcimboldesque fiction.

  • "Arrabal hérite de la lucidité d'un Kafka et de l'humour d'un Jarry ; il s'apparente, dans sa violence, à Sade ou à Artaud. Mais il est sans doute le seul à avoir poussé la dérision aussi loin. Sous la chaux vive de son cynisme guignolesque, le monde familier s'effrite comme un décor de carton-pâte. Le rire devient alors un rituel d'évasion, une catharsis capable de déjouer la peur qui hanta l'enfance du dramaturge. Il y a là une énergie cannibale, un hédonisme de la confusion qu'Arrabal appelle volontiers le "panique" : tout à la fois un happening et un opera mundi, une tragédie et une farce, un mélange de répugnant et de sublime, de mauvais goût et de raffinement, de vulgarité et de poésie... C'est ce sens du paradoxe qui fait l'originalité d'Arrabal : le réel ici est toujours magique..." Dictionnaire des littératures de langue française (Bordas).

  • "Stanco" : fatigué, "stracco" surfatigué. Comme si, dit Orazi, le peuple avait renforcé le mot avec ce "r" qui fait "tomber les bras". Même si le mot a une autre origine. Stracco : il n'en peut plus. Et il marche, le personnage qui porte ce nom, avec son chien. Va sur les chemins, toujours à la recherche d'un endroit où poser sa fatigue. Mais toutes les rencontres qu'il fait rendront Stracco encore plus fatigué du monde. Même et surtout les bonnes rencontres : celle par exemple de l'infatigable amoureuse unijambiste, qui le tue d'amour. Car cette histoire, si amèrement ironique, si cruellement poétique, d'un petit Juif errant en proie à des appétits de protection qui engloutissent ses libertés, irradie d'une fatigue surnaturelle. L'esprit caustique-tragique et chaleureux-désespéré du pâtre Orazio Orazi se déploie là tout entier.

  • "Hollywood" m'a puissamment intéressé. Livre envoûtant, ensorcelant. On est pris d'emblée dans un tourbillon diabolique. Roger Martin du Gard. Un livre fantastique. Toute la fureur érotique de l'adolescence. Jacques Brenner. Avec ce livre riche, chargé de substance, enlevé dans un rythme haletant, Claude Cariguel s'affirme un écrivain de qualité authentique. Robert Margerit.

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