Arts et spectacles

  • « À quoi bon emprunter sans cesse le même vieux sentier ? Vous devez tracer des sentiers vers l'inconnu. Si je ne suis pas moi, qui le sera ? » 
    Henry David Thoreau (1817-1862) quitte à vingt-huit ans sa ville natale pour aller vivre seul dans la forêt, près du lac Walden. Il a pour habitude de marcher au moins quatre heures par jour. Avec cet éloge de la marche, exercice salutaire et libérateur, Thoreau fait l'apologie de l'éveil à soi par la communion avec la nature.

  • Ballades en argot homosexuel Nouv.

    « Faites déchargez, maladroits ! Détendez les arbalètes, car devant la "rondelle", vous êtes démâtés. Du faux inverti et de l'épongeur abritez-vous, apprentis fouteurs. »
    Écrites entre 1456 et 1461, les onze « ballades en jargon » de François Villon sont ébouriffantes, virtuoses, audacieuses. La grossièreté se marie avec le courtois, la gouaille avec la délicatesse, la farce avec le tragique.

  • "L'un des traits les plus caractéristiques de notre culture est l'omniprésence du baratin." Ce court essai, dont le titre original est On bullshit, a toutes les apparences du sérieux, bien qu'il s'agisse d'une théorisation de ce que l'on appelle communément le baratin ou les conneries. L'un des plus grands philosophes américains, Harry Gordon Frankfurt (né en 1929), professeur émérite à Princeton, se penche sur le sujet : un petit livre de référence pour ne plus jamais confondre connerie avec fumisterie, foutaise, baliverne ou sornette, et repérer à coup sûr tous les baratineurs.

  • Un chanteur

    Kéthévane Davrichewy

    • Fayard
    • 7 Octobre 2020

    «  En épluchant ces années-là, je retrouve les billets des concerts de mes chanteurs favoris, des refrains me reviennent, et, avec eux, des pans entiers de cette époque. Je voudrais pouvoir remuer nos souvenirs communs comme un kaléidoscope. Que ce qui se dessine soit le fruit du hasard plus que d'une fiction dont je serai l'auteure.  »
     
    Dans ce récit qui retrace vingt ans d'amitié et d'amour avec Alex Beaupain, et d'autres personnalités comme Diastème et Christophe Honoré, Kéthévane Davrichewy explore les mystères de la création et de la vocation, le rôle qu'y jouent les rencontres fondatrices.
    Comment devient-on artiste ? Chanteur, écrivain, cinéaste  : où trouve-t-on le courage de se lancer  ? A qui fait-on part de ses doutes  ? Avec qui partage-t-on la joie de ses réussites ou se console-t-on des drames et des désillusions  ?
    Depuis toujours passionnée par la chanson française, la romancière nous en dévoile les coulisses, jamais très éloignées de celles d'autres formes d'expression artistique - comme la littérature.
     
    D'origine géorgienne, Kéthévane Davrichewy est née et vit à Paris. Elle est notamment l'auteure de Quatre murs (Sabine Wespieser,2014) et de L'autre Joseph (Sabine Wespieser, 2016), qui a reçu le Prix des Deux Magots.
     

  • « Il n'y a pas d'enfants stupides, il n'y a que des éducations imbéciles. »
    Ennui des élèves, découragement des enseignants... l'avertissement de Raoul Vaneigem détonne, questionnant les valeurs et le rôle majeur de l'école dans la société. Il appelle à réenchanter la salle de classe, refuser la soumission, et remettre l'humanité au coeur de l'éducation. À retrouver un lieu d'autonomie, de savoir heureux et de création épanouissante, c'est-à-dire «  ouvrir l'école sur une société ouverte ».

  • Pourquoi la musique ?

    Francis Wolff

    • Fayard
    • 4 Février 2015

    « Lorsque j´étais enfant, j´apprenais la ?théorie musicale" dans de petits manuels (je ne sais pas s´ils existent encore) partagés en deux : le livret vert des questions et celui rouge des réponses. La première leçon de la première année était la suivante : ?Qu´est-ce que la musique ?" ; et sur le livret rouge, il était écrit : ?La musique est l´art des sons". Quel ne fut pas mon éblouissement, à l´âge de huit ans, en découvrant cette définition. Je ne sais pas si ce fut mon entrée dans la ?théorie musicale", mais je crois que ce fut mon entrée en philosophie. Il y avait dans cet énoncé tout le pouvoir magique des formules définitionnelles. Elle concentrait en quelques mots simples le mystère des choses impalpables. Je n´ai guère changé d´opinion : la musique est bien l´art des sons. »De cette définition banale, « la musique est l´art des sons », ce livre tire toutes les conséquences jusqu´aux plus éloignées. Chemin faisant, il répond aux questions que nous nous posons sur la musique et sur les arts. Pourquoi, partout où il y a de l´humanité, y a-t-il de la musique ? Pourquoi la musique nous fait-elle danser ? Et pourquoi nous émeut-elle parfois ? Qu´exprime la musique pure ? Représente-t-elle quelque chose ? Et qu´est-ce que la beauté ? Est-elle dans les choses ou en nous ? Pourquoi tous les êtres humains font-ils des images, des récits, des musiques ? Que nous disent du monde réel ces mondes imaginaires ?
    Les questions les plus simples sont souvent les plus profondes. Aucun livre sur la musique ou sur les arts ne les pose avec cette tranquillité et cette originalité.Francis Wolff est philosophe, professeur à l´École normale supérieure (Paris). Il est notamment l´auteur de Socrate (PUF, 2000), Dire le monde (PUF, 2004), Philosophie de la corrida (Fayard, 2007) et Notre humanité (Fayard, 2010). Il a consacré une part importante de son enseignement à la musique.

  • L'opéra français est déterminé par son caractère d'institution d'État, depuis sa création par Louis XIV, qui consacra le genre de la tragédie en musique, jusqu'à l'inauguration en 1989 de l'Opéra Bastille, voulu par François Mitterrand, à l'occasion des festivités du bicentenaire de la Révolution.
      Le XIXe siècle est en France l'ère du piano, des virtuoses, des concerts symphoniques, de la presse musicale, de la mélodie et des salons, mais, plus que tout, il est le temps de l'opéra. À Paris, en province et dans les colonies, sous sa forme spectaculaire ou par ses innombrables arrangements, ce genre déjà plus que séculaire demeure l'objet d'attentions particulières des pouvoirs qui se succèdent, du Consulat aux débuts de la IIIe république. Il   continue à se ramifier, avec l'opérette et l'opéra de salon, s'enrichit d'apports étrangers, de Rossini à Wagner, devient le centre de toute l'activité musicale et infiltre les diverses couches de la société. L'opéra est donc tout autant un phénomène culturel d'une ampleur considérable qu'un objet artistique, le résultat d'une industrie que le fruit d'une esthétique. Sollicitant les yeux, les oreilles et les émotions, manipulant les idées comme les imaginaires, il reflète et concentre son époque.
      Outre quelques titres mondialement connus -- Carmen et Faust, Manon et Orphée aux enfers... --, ce sont des centaines d'oeuvres que ce siècle a créées. Ce continent lyrique restait à explorer dans la diversité de ses aspects. Une histoire s'imposait donc, pour en faire le récit et en décrire les mécanismes, pour en reconstituer les valeurs et les tendances, pour suivre ses acteurs et découvrir ses institutions, ses salles, ses pratiques, ses thèmes, ses productions...
     
    Entreprise sans précédent par ses dimensions et par sa conception, cette Histoire de l'opéra français en trois volumes réunit une équipe internationale de plus de cent cinquante auteurs - musicologues, littéraires et philosophes, historiens et spécialistes du théâtre, de la danse et des arts. Elle est placée sous la direction d'Hervé Lacombe, professeur de musicologie à l'université Rennes 2.
     

  • S'iinstaller sur les positions d'autrui, épouser le mouvement du raisonnement de la partie adverse pour en exploiter les faiblesses : l'art de la discussion, c'est l'art de la guerre. Schopenhauer sait que les mots et les arguments sont des poignards dont la pointe peut tuer ; il sait aussi que la seule réalité qui vaille est notre propre victoire, même si le vrai maître du jeu reste finalement le langage et ses ressources infinies.

  • Charlie Parker

    Franck Médioni

    • Fayard
    • 12 Février 2020

    «  Le jazz ? C'est quatre mots, dit Miles Davis. Louis - Armstrong - Charlie - Parker. » Parker incarne le jazz dans sa liberté, son invention, ses beautés. Le saxophoniste alto originaire de Kansas City exerce une influence déterminante sur le jazz tel qu'on le connaît depuis ces 60 dernières années. Il innove sur tous les plans: le découpage rythmique, l'audace harmonique, l'invention mélodique. C'est un musicien en liberté, donc excessif, marginal, au parcours musical fulgurant (seulement vingt ans, de 1935 à 1955), troué d'envolées sublimes et de descentes aux enfers abyssales. Il est la figure centrale d'une révolution. L'éruption du bebop, son irruption fracassante dans les années 1940 à New York, est le grand tournant de l'histoire du jazz.
     
    Cette biographie est non seulement le livre le plus complet sur Charlie Parker publié en France (témoignages de musiciens  : Sonny Rollins, Ornette Coleman, Joe Lovano, Steve Coleman, Martial Solal, Michel Portal  ; un cahier photos), c'est aussi le récit précis de cette aventure musicale qui a défrayé la chronique et fait rupture dans l'histoire de la musique noire-américaine : le bebop.
     
     
    Franck Médioni est journaliste et écrivain. Il a collaboré à Jazz magazine et a été producteur de l'émission «  Jazzististiques » sur France Musique. Parmi une oeuvre foisonnante dont plusieurs livres d'entretiens (Martial Solal, Joëlle Léandre, Sonny Rollins, Daniel Humair), il est l'auteur de John Coltrane, 80 musiciens de jazz témoignent (Actes Sud), Miles Davis, 80 musiciens de jazz témoignent (Actes Sud), Jimi Hendrix (Gallimard), George Gershwin (Gallimard) et John Coltrane, l'amour suprême (Le Castor astral).

  • Après Stirner, Proudhon et Bakounine, Pierre Kropotkine poursuit le grand rêve libertaire : ce prince russe devenu géographe de renom se fait le généalogiste d'une morale anarchiste qui dénonce les fausses morales imposées depuis des lustres par « le prêtre, le juge, le gouvernant ».Avec La Morale anarchiste (1889), livre virulent et raisonné, il montre que seul l'instinct d'entraide est le dépositaire des valeurs humaines à construire.

  • L'inauguration, le 4 octobre 2019, dans les jardins des Champs Élysées à Paris, de la sculpture Bouquet of Tulips « offerte » par l'artiste américain Jeff Koons à la France en hommage aux victimes des attentats terroristes de 2015 a attisé des polémiques mêlant art, spéculation, décision politique et choix esthétiques.
    Les qualités esthétiques de ce monument ne sont pas l'objet de ce livre - bien que ces « tulipes » ressemblent plutôt à des objets sexuels qu'on n'a l'habitude ni de montrer ni de nommer.
    Il s'agit surtout d'analyser ce dont il est révélateur, la manière dont l'opération s'est déroulée, ce qu'elle nous apprend sur la politique culturelle et l'art contemporains, sur les modes de décision et les intérêts en jeu. Enfin, sur les conceptions actuelles de la ville et, pour le dire sans fard, son enlaidissement systématique.
    La question plus générale que pose l'affaire des « tulipes » est en effet celle de l'art dans la ville, celle de la touristification et enfin de l'enlaidissement au nom de la quête de la beauté, du bien-être et du confort. Nos villes (et tout particulièrement Paris) sont devenues des dépotoirs où se mêlent mobiliers urbains plus ou moins design, « oeuvres d'art », panneaux, équipements et aménagements en tous genres.
    Il est temps de réfléchir à ces enjeux, fût-ce de manière provocante.
    Yves Michaud, philosophe et critique d'art, a dirigé l'école des Beaux- Arts de Paris (1989-1997). Il a conçu et animé L'Université de tous les savoirs (2000-2013). Auteur, entre autres textes sur l'art, de La crise de l'art contemporain (1997) et de L'art à l'état gazeux (2003), il prépare actuellement la suite de ce livre qui portera sur l'esthétique des atmosphères.

  • Balzac, jeune romancier tirant le diable par la queue, ne peut mener la vie selon le train qu'il souhaiterait. Sous peudonyme, il publie roman sur roman, écrit traités et feuilletons dans la presse. Ainsi, en 1830, donne-t-il au journal La Mode son Traité de la vie élégante. À l'heure de l'avènement de la bourgeoisie d'affaires, dans les premiers temps du règne de Louis-Philippe, il n'échappe pas à Balzac qu'une nouvelle société est en train de se former, qui cherche à se donner des codes de reconnaissance.En fin philosophe, il étudie les règles qui régissent la vie de la nouvelle classe dominante et définit l'esprit qui bientôt fera toute la réputation de l'élégance parisienne...

  • Sur un fil, entre deux immeubles, de l'aile d'un avion au toit d'une voiture ou d'un métro, Jean-Paul Belmondo a pris tous les risques. Des années plus tard, il en rit encore, l'oeil brillant. Ces éclats de rire tonitruants, il s'en est toujours servi pour garder ses secrets : sa vie, ses rencontres, sa famille, ses amours, ses joies immenses et ses peines les plus grandes. Jean-Paul Belmondo a aujourd'hui décidé de tout raconter. Son enfance marquée par la guerre, sa mère courage, l'atelier de son père, et ses premières amours. Il nous entraîne dans les pas dilettantes de son service militaire en Algérie. Il nous invite aux comptoirs de la rue Saint-Benoît, pour y faire les quatre cents coups avec ses copains de toujours, Jean-Pierre Marielle, Jean Rochefort, Michel Beaune, Pierre Vernier, Charles Gérard. Jean-Paul Belmondo se raconte ici pour la première fois, nous livrant la certitude que, oui, mille vies valent mieux qu'une.

  • Plus que bien d'autres compositeurs, Beethoven a fait l'objet, après sa mort, d'un culte, qui s'attachait autant à son oeuvre qu'à sa personne.
    À l'occasion du 250e anniversaire de sa naissance, l'empreinte qu'il a laissée est étudiée ici par trois auteurs. Élisabeth Brisson, en déroulant son parcours de vie, expose aussi les enjeux qui ont mobilisé, dès son dernier soupir, bien des volontaires pour écrire sa biographie, et les tentatives de récupération (affectives, esthétiques, nationalistes, idéologiques) auxquelles cette rédaction a donné lieu .
    Bernard Fournier expose la force d'innovation que Beethoven a introduite à son époque, en faisant subir un effet de souffle aux genres existants (sonate, symphonie, quatuor) pour les porter à un apogée.
    François-Gildas Tual développe comment, dès le vivant de leur auteur, ses oeuvres ont connu l'hommage de la transcription, qui permettait une diffusion large. Il aborde enfin les oeuvres de compositeurs qui, jusqu'aujourd'hui, se réfèrent à Beethoven  ; dans la forme, dans le titre ou dans l'utilisation du matériau musical, leurs oeuvres constituent un hommage - une sorte de prolongation du Monument Beethoven édifié à Bonn grâce à une souscription internationale.
     
    Élisabeth Brisson est l'auteur du Guide de la musique de Beethoven  ; Bernard Fournier du Génie de Beethoven et d'une Histoire du quatuor à cordes dont le tome 1 accorde une large place aux quatuors de Beethoven  ; François-Gildas Tual est maître de conférences à l'Université de Besançon.

  • Au coeur de l'orchestre

    Christian Merlin

    • Fayard
    • 15 Février 2012

    L´orchestre, comment ça marche ? Quels sont les rouages de cette étrange communauté humaine et musicale ? On la perçoit comme une masse indifférenciée, sous le nom d´Orchestre Philharmonique de Berlin ou d´Orchestre de Paris. Mais on oublie trop souvent qu´il s´agit d´une réunion d´individualités. Qui sont ces musiciens d´orchestre, ces anonymes, ces sans-grade dont on oublie qu´ils sont de grands musiciens ? Ils sont un paradoxe vivant : artistes mais aussi salariés, interprètes mais aussi exécutants, aristocrates mais aussi prolétaires. Est-ce par vocation ou par défaut qu´ils font ce métier ? Qui se soumet pendant ses études à l´excellence et à la compétition pour finalement fondre son talent dans un groupe ? Comment s´organise cette communauté fortement structurée et hiérarchisée : solistes et musiciens du rang, cordes et vents, c´est une vraie micro-société. Avec en point culminant le rapport au chef d´orchestre : rapport de pouvoir ou de confiance ? Si un chef peut se montrer despotique, un orchestre peut facilement dévorer un chef tout cru. L´orchestre peut être le paradis ou l´enfer, il peut se comporter comme une classe de sixième ou s´élever jusqu´à la transcendance. Ses membres sont des êtres humains, avec leurs forces, leurs travers, leurs diversités, mais lorsqu´ils communient pour le même objectif, l´orchestre devient la plus magique des inventions.

  • Pierre Boulez

    Christian Merlin

    • Fayard
    • 2 Octobre 2019

    Adulé ou détesté, Pierre Boulez a passé sa vie à diviser les esprits en deux camps irréconciliables. Visionnaire et fer de lance de la modernité pour les uns, dictateur ayant imposé une esthétique unique en régnant par la terreur pour les autres, peu d'artistes auront ainsi polarisé, voire hystérisé la vie musicale française. Et ce dès l'immédiat après-guerre où il se donna pour mission de mettre à l'heure de l'avant-garde une France jugée rétrograde et sclérosée. Il fut un musicien hors norme, tout à la fois créateur, interprète, intellectuel et homme d'action, au point de donner parfois l'impression de mener plusieurs vies en une.
    Trois ans après sa mort, il était temps de revenir sereinement sur les neuf décennies de cette existence multiple  : le compositeur, le chef d'orchestre, le penseur, le fondateur d'institutions sont passés au crible dans cette biographie pour laquelle ont été exploitées des archives souvent inédites. On y pénètre les coulisses de ses combats (le Domaine musical, l'IRCAM, l'Ensemble Intercontemporain, l'Opéra Bastille, la Cité de la musique, la Philharmonie de Paris). On le voit renouveler la technique et la fonction du chef d'orchestre tout en étendant son influence sur la politique culturelle. On le suit sur tous les continents, dans les plus grandes salles et les festivals les plus prestigieux. On tente aussi de donner des clés d'accès à sa musique, qui ne se livre pas en une seule écoute. Mais surtout, cet ouvrage s'est fixé pour but de mieux comprendre la personnalité complexe et secrète de celui qui s'est ingénié à brouiller les pistes, en maintenant résolument un décalage rare entre son image publique de sectaire cérébral et l'homme privé, généreux, affectif et hypersensible.

  • Conseiller de Néron après avoir été son précepteur, Sénèque est l'un des détenteurs du pouvoir impérial. Lorsqu'il rédige ce court traité, vers 58 après J.-C., il adresse une réponse à tous ses détracteurs, envieux de sa fortune, qui voient en lui un stoïcien de luxe.Comment douter que son aspiration au souverain bien et à la vertu soit sincère ? Comment ne pas entendre l'avertissement adressé à tous ceux qui se laissent gouverner par la débauche et la recherche du plaisir ?

  • "L'homme n'appartient ni à sa langue, ni à sa race : il n'appartient qu'à lui-même, car c'est un être libre, c'est un être moral (...). La vérité est qu'il n'y a pas de race pure, et que faire reposer la politique sur l'analyse ethnographique est une chimère. Les plus nobles pays, l'Angleterre, la France, l'Italie, sont ceux où le sang est le plus mêlé!" Souvent cité mais quasiment jamais lu, ce texte publié initialement en 1869, véritable profession de foi d'Ernest Renan, reste d'une étonnante actualité.

  • J'entendais ma grand-mère chanter dans le jardin. Elle avait une voix délicieuse. Après le boulot, mon père se mettait au piano et nous accompagnait. Plus tard dans la soirée, avant d'éteindre la lumière, il nous racontait des histoires, à Paulo et à moi. Je m'endormais au son de l'harmonica de mon papa. C'est drôle... Pendant des années, j'ai joué un air de guitare à Izïa et chanté au pied de son lit pour l'aider à s'endormir. Cinquante ans après son premier enregistrement ; quarante ans après la déflagration rock de BBH ; trente ans après son gigantesque spectacle de Bercy, Jacques Higelin se raconte. Et raconte ceux qui comptent pour lui. La naissance dans la guerre, la découverte du jazz puis du théâtre, le service militaire en Algérie, les spectacles expérimentaux avec Brigitte Fontaine, la vie en communauté, la drogue, la tornade du rock, les années dans la dèche, les grandes mises en scène, les peurs et les bonheurs, les voyages, les enfants... Un chemin de liberté folle et de découvertes permanentes, sur lequel on croise, entre autres, des cascadeurs, le guitariste Henri Crolla, Moustaki, Peter Brook, Jacques Canetti, un conteur de Marrakech, Trenet, Jacno ou Barbara. Ce voyage, Jacques Higelin le fait aux côtés de la journaliste Valérie Lehoux, critique à Télérama et auteur d'une biographie de Barbara (Fayard). Leur récit musarde sans cesse entre passé et présent, reflet de la personnalité d'un homme qui se promène dans la vie sans se soucier du temps.

  • Roman par Polanski

    Roman Polanski

    • Fayard
    • 13 Avril 2016

    « J'ai passé une grande partie de ma vie sur des montagnes russes, à négocier d'impossibles virages, à escalader les hauteurs - triomphes immenses, joies et plaisirs - avant de plonger, éperdument, vers des abîmes de tragédie et de douleur. Mais c'est bien ce périple insensé qui m'a conduit vers cet endroit inattendu : un présent de bien-être, et, oserais-je le dire, de bonheur. Voila pourquoi je ne regrette rien du chemin que j'ai parcouru. » « La vie de Roman Polanski est un scénario extraordinaire qu'il faudrait filmer », Bernard Pivot, Apostrophes.

  • Le 29 mai 1982, Romy Schneider s'est éteinte à l'âge de 43 ans. Que s'est-il passé la nuit de sa mort au 11, rue Barbet-de-Jouy, dans le VIIe arrondissement de Paris ?
    Icône du cinéma français à la photogénie incroyable, que sait-on vraiment de Romy, de ses bonheurs, mais aussi de ses chagrins et de ses blessures, notamment depuis la mort de son fils quelques mois plus tôt ?
    Sarah Briand a marché dans ses pas, du chalet de son enfance à Berchtesgaden en Allemagne, près du nid d'aigle d'Adolf Hitler, jusqu'à l'appartement parisien où
    elle a passé ses dernières heures, pour nous livrer une série d'instantanés de ces moments intimes.
    Un portrait nourri de témoignages inédits d'amis, de réalisateurs, ses partenaires de cinéma et parfois de vie, comme celui qui fut son époux, Daniel Biasini, le père
    de sa fille Sarah, ou encore Alain Delon, qui rend pour la première fois, à la femme qu'il a aimée, un hommage exceptionnel.

  • Au travers de son expérience exceptionnelle, Sénèque cherche comment prolonger la vie humaine en la débarrassant des mille futilités qui l'encombrent sans lui apporter de richesse supplémentaire. Il nous aide ainsi à évaluer ce qu'est une vie vraiment vécue.

  • Établissement de l'édition et traductionde l'anglais (États-unis) par Thierry GillyboeufAnthologie originale Henry David Thoreau (1812-1862) voulait « vivre profondément et sucer toute la moelle de la vie ». Sa vie et son oeuvre sont une école de philosophie et de spiritualité. L'auteur de Walden a pratiqué la « désobéissance civile », la « pauvreté volontaire » puis, en se retirant du monde, l'immersion dans la nature pour trouver la voie de la liberté. Ses livres les plus fameux comme ses journaux recèlent de merveilleuses formules et réflexions, élaborées la plupart du temps dans le silence plein de ses longues marches en forêt, qui portent en elles la quintessence de sa pensée et de sa sensibilité.
    Un choix original, comportant de très nombreux extraits inédits

  • Un nom impossible à prononcer, un personnage mythique mais mal connu : l'un des plus éminents chefs d'orchestre russes du XXe siècle, Guennadi Rojdestvensky (1931-2018) s'est confié, au cours d'un quart de siècle de conversations, à Bruno Monsaingeon. Des échanges qui, lorsqu'ils étaient filmés, firent l'objet de plusieurs documentaires, et qui constituent ici la substance infiniment plus vaste d'un livre. On y trouve de nombreux éléments biographiques, depuis l'enfance misérable, les débuts à l'âge de vingt ans au Bolchoï, et l'évocation, pleine d'humour, de fabuleuse drôlerie et d'émotion, des figures de Chostakovitch, Prokofiev, Schnittke et Stravinsky, dont il fut l'ami et le champion le plus éminent, et dont il a créé de nombreuses oeuvres écrites à son intention ; l'édification progressive d'un répertoire symphonique d'une ampleur sans équivalent. On y trouve aussi un tableau saisissant de la vie artistique en régime soviétique. L'oppression des consciences, les tracasseries bureaucratiques, les ruses déployées pour les déjouer, sont relatées de façon captivante, par un grand musicien qui connut le système de l'intérieur, de sa période la plus féroce jusqu'à son agonie lénifiante et lugubre. Un livre qui est non seulement la chronique pittoresque d'une vie, mais aussi celle, émouvante, de tout un peuple et d'une histoire tragique.
    Bruno Monsaingeon, violoniste devenu cinéaste et essayiste, a réalisé de nombreux films consacrés à des musiciens : Glenn Gould (dont il a édité les textes), Sviatoslav Richter, Yehudi Menuhin...).
     

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