Armand Colin

  • La formation des enseignants est en crise. Les instituts universitaires de formation des maîtres, créés il y a vingt ans, ont été dilués dans les universités sans qu´un nouveau modèle de formation soit clairement défini. Recrutés au niveau du master, mais presque sans expérience avant l´entrée à plein-temps dans le métier, les nouveaux enseignants connaissent des difficultés qui sont régulièrement relatées par les médias. Dans de nombreuses disciplines de l´enseignement secondaire, l´Éducation nationale doit faire face à un lourd déficit de candidats. Comment en est-on arrivé là ? Peut-on encore former des enseignants ?  Ce livre tente de répondre à ces questions en s´appuyant sur les apports de l´histoire et des sciences sociales. Il montre que la question de la formation des maîtres cristallise l´ensemble des contradictions qui traversent aujourd´hui l´Éducation nationale. À terme, c´est bien l´avenir d´une profession et du service public d´éducation qui est en jeu.  Pascal Guibert est maître de conférences au département de Sciences de l´éducation de l´université de Nantes, chercheur au Centre de recherche en éducation de Nantes (CREN).  Vincent Troger est maître de conférences à l´IUFM de l´université de Nantes, chercheur au Centre de recherche en éducation de Nantes (CREN), et auteur de plusieurs ouvrages dans le domaine de l´éducation.

  • La conquête du pouvoir. Tel est bien l´objectif que s´est fixé Marine Le Pen depuis qu´elle a été élue à la présidence du Front national en janvier 2011. Pour y parvenir, la nouvelle leader frontiste a entrepris de « dédiaboliser » le FN, d´en faire un « parti comme les autres ». Mais le Front national a-t-il vraiment changé et, surtout, peut-il changer ? Pour le déterminer, il faut étudier le FN avec les outils ordinaires de la recherche en science politique et s´intéresser à ses logiques de fonctionnement. Depuis sa création, l´organisation frontiste n´a jamais cessé d´osciller entre une logique électorale de participation au système politique et une logique doctrinale de rejet de ce système. Cet ouvrage démontre précisément, et c´est là son originalité, que cette dialectique est au fondement même de la dynamique politique frontiste et qu´on ne peut saisir l´évolution actuelle du parti sans en tenir compte. En partant de cette problématique et en déroulant le fil de l´histoire du parti, il s´agit donc de porter un autre regard sur le FN, de mieux apprécier ce qu´il peut avoir de nouveau depuis que Marine Le Pen en a pris la présidence et, in fine, de mettre au jour les ressorts et les limites endogènes de sa stratégie de conquête du pouvoir.

  • En réponse au communiqué du ministère de la Culture du 12 septembre 2010 précisant les axes du futur établissement devant faire office de musée central pour l´histoire de France, fédérant neuf musées nationaux d´histoire à caractère spécialisé, Isabelle Backouche et Vincent Duclert ont pris l´initiative de constituer, le 20 octobre 2010, un groupe de travail indépendant afin de dénoncer le projet présidentiel et de proposer un contre-projet historien. Reprenant les expériences des différents acteurs (historiens, conservateurs, archivistes, etc.), ce rapport, avant tout constructif, vise à fédérer autour de lui un large mouvement d´opinion.

  • Cet essai livre une vision inédite du harcèlement en tant que révélateur de dérives pernicieuses qu'engendre une société en perte de repères, d'autorité et du sens de la responsabilité. Il est préparé par la fragilisation des existences individuelles et la mise à mal du lien collectif, au sein d'un système où tout le monde devient victime.

  • Entre les « climato-sceptiques » et les tenants du réchauffement appartenant au Groupe International d´Experts sur le Changement Climatique (GIEC), le public s´interroge : est-il possible de trancher avec certitude ? Et quelle est la part des activités humaines dans le réchauffement annoncé ? En s´interrogeant sur les conditions qui devraient présider à un débat informé, et en dénonçant sans concession les Tartuffes politiciens du climat, l´auteur questionne une idée hérétique en apparence : l´issue du débat est-elle si importante que l´on veut nous le faire croire ? Les changements climatiques brutaux, quels qu´ils soient, n´ont-ils pas tous des effets identiques sur les populations les plus fragiles dans les pays les plus pauvres ? Si c´était le cas, une mutation énergétique sans précédent s´imposerait plus que jamais : le passage des sources fossiles vers des sources renouvelables.  La question du développement des pays les moins avancés se poserait aussi de manière nouvelle : éviter de commettre les mêmes « erreurs » que les pays industrialisés est une nécessité majeure et pas seulement en matière climatique. De même qu´il est urgent pour l´avenir de la planète de mettre un terme au pillage du tiers-monde. Et de combattre le caractère meurtrier de la mondialisation.

  • Depuis la création de l´État d´Israël, l´indépendance d´un État palestinien est à l´ordre du jour de la communauté internationale. La coexistence de deux États séparés serait une solution qui conviendrait aux deux peuples : Israël a besoin d´un État palestinien au moins autant que la Palestine à besoin de l´État d´Israël. Aujourd´hui, l´indépendance palestinienne s´avère indispensable à la poursuite du développement de l´État juif : le fardeau de l´occupation nuit à l´économie israélienne et l´état de guerre permanent isole le pays sur la scène diplomatique.
    En revanche, il reste à définir les conditions selon lesquelles un État de Palestine, sans continuité territoriale et essoufflé par plusieurs décennies d´occupation, sera économiquement viable et politiquement gouvernable. En analysant des données puisées sur les lieux mêmes du conflit, l´auteur envisage les scénarios qui permettraient aux deux peuples de se séparer tout en restant des partenaires économiques et politiques privilégiés.

    Jacques Bendelac, docteur en économie, est chercheur en sciences sociales à Jérusalem. Il est un spécialiste reconnu de l´Israël contemporain et des relations israélo-palestiniennes.

  • Pour que chaque élève trouve enfin toute sa place à l´école, mieux vaut libérer les initiatives des enseignants sur le terrain que renforcer des consignes nationales uniformes. Le mouvement encore bien chaotique vers une plus grande autonomie des collèges et des lycées le permet. Comment l´approfondir et en faire l´axe principal d´une refondation de l´Éducation nationale ? Si on y parvient, tout sera changé : un État recentré sur ses missions fondamentales, un établissement public maître de son projet et de ses moyens, une dynamique de la confiance, un nouveau management. Une révolution salutaire dans une société actuelle en crise ? En effet, le grand spectacle d´une vie publique médiatisée paraît peu propice à l´éducation, peu favorable à la compréhension mutuelle.  Ce livre apporte une réponse. Sa fiche signalétique pourrait se formuler ainsi : Finalité : l´humanisme. Principes : autonomie et responsabilité. Politique : la coopération. Cadre : la décentralisation. Lieu : l´établissement scolaire et son réseau. Mise en oeuvre : confiance collective et management éducatif.Daniel Mallet, inspecteur général de l´administration de l´Éducation nationale et de la Recherche, ancien élève de l´ENA, président du Cercle « Responsabilités éducatives et renouveau », est l´auteur d´ouvrages sur le système éducatif.  Maurice Berrard, inspecteur d´académie, docteur en anthropologie, fondateur de la revue Éducation & Management, est l´auteur d´ouvrages dans le domaine de l´éducation.

  • La guerre économique fait rage. La France est-elle bien armée ? Si les forces entrepreneuriales sont là, l'Hexagone souffre d'une faible culture de l'innovation, d'un manque de prise de risque et de faibles systèmes de protection. La France a besoin de vrais spécialistes pour ne pas rester vulnérables aux attaques, protéger ses entreprises et conquérir de nouveaux marchés.

  • L´islamisme séduit, interpelle, inquiète, suscite débats et polémiques mais reste finalement méconnu. Quelle est son histoire, quels sont ses mécanismes, son fonctionnement, sa littérature, les ressorts psychologiques qu´il utilise, sa dangerosité ? Questions infiniment délicates auxquelles Mohamed Sifaoui, engagé depuis de nombreuses années contre « l´idéologie islamiste », répond avec lucidité et sans langue de bois. Cette idéologie, qu´on ne saurait confondre avec l´Islam, est responsable, d´abord et avant tout, de la mort de milliers de musulmans... Hostile à toute expression libre, elle a déclaré une guerre sans merci aux principes démocratiques. Cet essai nous donne des clés pour comprendre son histoire et les ressorts sur lesquels jouent ses idéologues. Pourquoi notre société, voire les pouvoirs publics, sont-ils finalement si naïfs et même tolérants envers les menées salafistes ? Pour quelle raison tant de jeunes, y compris non musulmans, en viennent-ils à adhérer à cette idéologie ?

  • Face à la globalisation contemporaine, non seulement notre vision du monde centrée sur l´Europe doit changer, mais il est impératif de repenser aussi notre manière d´écrire l´histoire. Nous avons besoin aujourd´hui d´une histoire mondiale (d´une World History) et cette histoire doit être simultanément une géographie. Découpages temporels et historiques doivent aller de pair. Cette vision, appuyée sur des cas concrets, permettra de mieux comprendre pourquoi l´Europe, un petit cap excentré de l´Eurasie, s´est imposé pendant de nombreux siècles au détriment d´autres continents.

  • L´Europe, la dernière chance ? L´ouvrage doit constituer un électrochoc : l´Europe OUI, mais une AUTRE Europe. Car cette publication, portée par deux jeunes europhiles motivés, animateurs du think tank europanova doit faire office de demande d´un engagement européen renouvelé et clarifié, eu égard notamment aux exigences du fait national, dans le contexte électoral qui va s´ouvrir, en France, mais aussi en Allemagne. 1.constat En point de départ, les auteurs partent du constat suivant : les Européens, les peuples mais aussi les élites refusent de voir le monde tel qu´il va et surtout tel qu´il évolue à grande vitesse. La mondialisation y semble impensable et n´a pas entraîné les évolutions nécessaires. Il y a une sorte d´usage hypocrite de l´Europe par les élites : elles savent bien que c´est l´Union européenne qui peut seule sauver la mise aux nations du continent, et qui la sauve déjà, mais il faut surtout ne pas le dire et tout continuer à penser en termes nationaux. Or, pour eux, si mal construite et bureaucratique soit-elle, l´Union a joué son rôle d´amortisseur des dangers, et montrer que c´est le manque d´Europe qui risque de nous rendre incapable d´une vraie relance d´après-crise. Les auteurs rappellnt pourquoi l´Europe a pris ce tour bureaucratique, pourquoi elle s´est constituée comme une mise en commun de ressources, pourquoi elle s´est donnée comme seule véritable ambition de s´imposer par le bas, comme une réalité concrète de l´intégration économique, culturelle, etc. qui viendrait un beau jour pousser à une affirmation politique, au lieu de faire émerger directement une vraie volonté politique européenne amenant à forger le réel... La volonté politique a été laissée au mieux à des logiques ponctuelles (grandes heures du couple franco-allemand, etc.). 2.Ouverture Le constat dressé, l´ouvrage ouvrira de nouvelles pistes. Il est temps de passer à une Europe politique dotée d´élites soucieuses de donner corps à une ambition européenne d´abord, nationale ensuite. Le temps est venu d´opérer une révolution. La question est de savoir dans quelle mesure elle relève des logiques démocratiques traditionnelles, dans quelle mesure d´une sorte de volontarisme éclairé d´élites conscientes, respectueuses des réalités nationales de leurs pays d´ancrage mais capables de s´en abstraire pour favoriser un projet à l´échelle du continent seul apte à répondre aux défis de la globalisation ? 3. Propositions Enfin, la dernière partie est constituée de propositions concrètes, émanant de personnalités politiques ou économiques de premier plan, destinées à relancer la construction européenne. Ces interventions personnelles pourront être reprises par les principaux candidats - un peu à l´image du pacte de Nicolas Hulot en 2007 ou de l´efficace lobbying mis en oeuvre par Europa Nova en faveur du traité simplifié.

  • En ce début de 21e siècle, la position de la France n'est plus la même sur la scène internationale. Les héritages historiques lui donnent encore un certain poids diplomatique. Cet essai offre un regard lucide sur la position de la France dans le monde et mesure les adaptations à mener pour inscrire l'action extérieure de la France sur la scène mondiale.

  • L'Union européenne a jusqu'à présent échoué dans l'harmonisation de ses politiques militaires. Si elle réussit bien à encadrer la libre circulation des biens et des marchandises, elle se trouve incapable d'arracher aux Etats ce qu'ils considèrent comme leur propriété absolue : l'armée. Or, comme le montre l'auteur, la mondialisation, la menace terroriste globale rendent caduques l'idée d'avoir 27 systèmes différents. Mais l'auteur va plus loin. La plupart des ouvrages sur la défense européenne repose sur une approche technique, opérationnelle et institutionnelle. Sans délaisser totalement cet aspect descriptif, l´ouvrage se situe d´emblée dans une autre démarche, plus politique, où la défense est aussi un excellent indicateur des divergences européennes sur la finalité de l´Union et son rôle politique dans la mondialisation. Elle insiste sur la modernité stratégique de l´Union par rapport aux définitions traditionnellement plus militaires de la puissance. En somme, le dispositif militaire communautaire est prêt. Il suffit d'un peu de courage politique.

  • Le monde des musées connaît actuellement des évolutions, qui, à certains égards, paraissent inquiétantes et peuvent remettre en cause la nature même de l'institution. Les sujets abordés : le rôle de l'Etat et le statut public des musées, la marchandisation de la culture, le musée face aux nouvelles identités, la place des collections, la spectacularisation de la culture, etc.

  • Alors qu´après l´élection triomphale de 2008 nombreux étaient les analystes à promettre à Barack Obama un deuxième mandat dans un fauteuil, sa réélection en 2012 n´est pas gagnée d´avance. La conjoncture économique est très difficile et le Président n´est pas parvenu à incarner l´espoir qu´il avait représenté. En raison de sa volonté de compromis, de son respect de l´adversaire républicain, même quand celui-ci ne cherche qu´à provoquer sa perte, il a déçu beaucoup d´électeurs qui l´avaient alors suivi. Il a tenu nombre de ses promesses et remporté des succès internationaux, mais ces réalisations ne pèsent pas assez lourd par rapport à ces doutes grandissants.  Il faudra à Barack Obama et aux démocrates une puissante détermination et une solide organisation pour mobiliser. Sans doute, le concurrent républicain ne sera pas d´une grande envergure, mais le Président devra sortir le grand jeu pour effectuer un second mandat.
      Jacques Portes est professeur d´histoire de l´Amérique du Nord à l´université Paris 8 et membre de l´équipe MASCIPO, CNRS-EHESS.

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