Sciences humaines & sociales

  • Le capitalisme est-il moral ? Nul ne peut se soustraire à la question puisque aucun d'entre nous n'échappe ni à la morale ni au capitalisme.Par son travail, son épargne et sa consommation, chacun participe à un système économique que les uns justifient et que d'autres condamnent au nom de concepts éthiques. Deux démarches intellectuelles que le philosophe André Comte-Sponville passe au crible de l'analyse lucide.Une grille de lecture étonnamment claire, qui débouche sur un appel à la responsabilité.

  • « Le soleil ni la mort ne se peuvent regarder fixement, écrit La Rochefoucauld. Cela fait au moins une différence avec le sexe : le regarder fixement, voilà ce que peu d'hommes et de femmes, de nos jours, s'interdisent ou redoutent. Pourquoi, s'agissant de sexualité, est-ce pourtant cette formule qui m'est venue, jusqu'à me fournir, ou peu s'en faut, mon titre ? Peut-être parce que l'essentiel, ici aussi, échappe au regard, ou l'aveugle, tout en continuant de le fasciner. Le sexe est un soleil ; l'amour, qui en vient, s'y réchauffe ou s'y consume. Les mortels, disaient les Anciens pour distinguer les hommes des animaux et des dieux. Nous pourrions, tout autant, nous nommer les amants : non parce que nous serions les seuls à avoir des rapports sexuels, ni à aimer, mais parce que le sexe et l'amour, pour nous, sont des problèmes, qu'il faut affronter ou surmonter, sans les confondre ni les réduire l'un à l'autre. Cela définit au moins une partie de notre humanité : l'homme est un animal érotique. » A. C.-S.

  • Lorsqu'un moine et une psychanalyste - juive et agnostique - s'interrogent ensemble non pas tant sur ce qui guérit que sur ce qui pourrait " sauver ", que peut-il naître de cette rencontre ? Une parole libre, dans laquelle le verbe " croire " se passe de complément, et qui exprime une autre idée du désir, pour la psychanalyse comme pour la religion. Parole tendue, confrontation parfois, au sujet de l'Eglise et de ce Dieu demandeur de sacrifices que la psychanalyste compare à un Ogre mangeur d'âmes. Parole heureuse, qui conduira les deux interlocuteurs vers des rendez-vous avec Abraham, le psalmiste et Jésus, mais aussi avec Mozart, Rimbaud mourant près de sa soeur ou Montaigne au chevet de la Boétie.
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    Marie Balmary choisit ici pour la première fois la voie de la parabole, s'inspirant, entre autres, du dialogue réel qu'elle eut avec le moine Marc- François, frère de Jacques Lacan. Avec ce récit atypique et passionnant, elle nous introduit dans un monde de relations libératrices, autre nom du " ciel ".

    Prix 2006 "Humanisme chrétien" de l'Académie d'éducation et d'études sociales (association franco-suisse).

  • « Combattu souvent, battu parfois, abattu jamais » : la vie de François-Athanase Charette de la Contrie est à l'image de sa devise. Vendéen comme lui, Philippe de Villiers nourrit depuis longtemps un attachement tout particulier pour ce héros dont le destin fait écho à sa propre histoire familiale. Au point de s'identifier à lui et de ressusciter, sous forme de mémoires imaginaires, la vie aventureuse de cet homme aussi séduisant qu'intrépide, fidèle envers et contre tout à une cause : « la Patrie, la Foi, le Roi ».De sa brillante carrière dans la Marine royale, intégrée à l'âge de quatorze ans, à ce jour de 1793 où, à la tête d'une troupe de paysans du Marais breton, Charette part à l'assaut de la République, Philippe de Villiers ressuscite la flamboyante épopée d'un homme dont l'audace et le courage, la personnalité singulièrement libre et moderne, n'ont pas fini de fasciner.

  • Lucien Jerphagnon a publié tout au long de sa carrière nombre de textes enlevés : des articles grand public ou savants, légers et polémiques, drôles et inattendus. Ce livre se veut un choix des meilleurs inédits du Maître sur l’Antiquité, relus et retravaillés par ses soins. Lucien Jerphagnon nous entraîne de page en page à voir avec leurs yeux ce que voyaient les Anciens. Quoi qu’il traite, il nous entretient avec bonheur de la sagesse et de la mystique chez les Grecs et les premiers chrétiens. Car, pour Lucien Jerphagnon, il en va toujours de la recherche du Bien suprême - un Bien suprême qui n’exclut ni le rire ni l’humour. « Connais-toi toi-même » - phrase reprise de la devise qui ornait le fronton du temple de Delphes, et dont Socrate a fait son leitmotiv - est le vade-mecum parfait de ceux pour lesquels l’esprit n’a pas d’âge et appartient à tous les siècles - à aujourd’hui comme à demain.

  • Un jour tout bascule : une impression, un signe, un symptôme... La maladie vient non seulement bouleverser la vie d'une personne, mais aussi celle de ses proches. Confronté à cette situation grave qui suscite la peur et le doute, il est parfois difficile

  • La théorie de l´attachement, dont John Bowlby est le fondateur, montre l´influence des relations affectives en famille sur le développement de la personnalité de l´enfant. Ce pédopsychiatre psychanalyste anglais a consacré sa vie à étudier ce lien et à se battre pour qu´il soit reconnu comme essentiel à l´équilibre de chacun de nous.

    Yvane Wiart, Docteur en psychologie, chercheur au Laboratoire de psychologie clinique et de psychopathologie de l´Université Paris Descartes, explique comment Bowlby a élaboré cette approche, qu´il a voulue scientifique, et présente les découvertes les plus récentes en la matière, y compris sur le plan neurobiologique. Si l´attachement est défini comme un instinct qui, au départ, rapproche le bébé de sa mère afin qu´elle lui prête attention et favorise sa survie, il est loin de se limiter aux premières années de notre existence. Présidant à nos comportements la vie durant, cet amour qui nous façonne régit nos relations avec autrui, ainsi que l´image que nous avons de nous-mêmes : il est à l´origine de nombre de nos émotions au quotidien.
    Malgré ces avancées majeures, la théorie de Bowlby est parfois encore controversée. Sans doute parce qu´il est difficile d´admettre que les parents n´agissent pas toujours pour le bien-être de leurs enfants, souvent sans le savoir, et que cela a des conséquences toute la vie, sur eux et sur leurs descendants.

  • Écrit au sortir de la Première Guerre mondiale, ce court texte est un message d'espoir adressé aux jeunes générations qui, grâce aux valeurs de fraternité et de générosité du socialisme, pourront construire une société plus juste dans laquelle les hommes de demain vivront sous le régime de la solidarité et de l'égalité. « Le socialisme est né du contraste, à la fois scandaleux et désolant, entre le faste des uns et le dénuement des autres, entre le labeur accablant et la paresse insolente. »Le socialisme est donc une morale, le socialisme est un humanisme, et c'est cette leçon magistrale que nous livre Léon Blum.

  • Le suicide est l'une des premières causes de mortalité à l'adolescence. Ce drame individuel retentit sur la famille et l'entourage, pour qui il demeure incompréhensible. Comment tenir compte de cette réalité lorsque l'on est parent, enseignant, éducateur, médecin, psychologue ? Comment comprendre la tentation du suicide ? Comment peut-on désirer la mort à un âge plein de promesses ? Quels axes de réflexions favoriser dans une perspective de prévention ? La psychothérapie psychanalytique est-elle une des voies à privilégier ? Fondé sur la contribution de spécialistes de différentes disciplines, cet ouvrage aborde tente de comprendre les raisons qui peuvent pousser un adolescent à vouloir mourir, pour qu'il soit ainsi possible de prévenir les passages à l'acte.

  • Ce livre est issu de trois conférences (complètement retravaillées) données par le psychanalyste début 2012 au Collège des Bernardins, l'important établissement culturel de l'Eglise à Paris.Que ce soit dans la relation maître-élève, dans la relation parents-enfants, ou dans les religions quelles qu'elles soient, nous sommes tous habités par le désir de « faire passer » un savoir, des valeurs, une tradition... Or, dans ce domaine, l'essentiel nous échappe, comme le montre brillamment Jean-Pierre Winter en prenant les exemples de l'apprentissage de la lecture (où le « miracle » du signe faisant sens échappe en fait au pédagogue), des héritages familiaux (on échoue souvent à transmettre nos valeurs, et on transmet souvent sans le vouloir les angoisses héritées de nos ancêtres), et des religions (où la transmission de l'essentiel passe aussi par des voies insoupçonnées). Une seule solution pour répondre à ces paradoxes : réinventer sans cesse ce que charrie la mémoire individuelle et collective, et dire à nos enfants qu'ils peuvent et doivent être des re-créateurs.

  • A quelques mois de l’élection présidentielle de 2012, les Français sont saisis d’angoisse à l’idée que la fête électorale débouchera sur une gueule de bois. La crise aidant, la politique se révèle un théâtre d’ombres où les signes du pouvoir servent surtout à masquer l’impuissance. Qui gouverne ? Qui décide ? Circus politicus révèle les dessous d’un véritable « putsch démocratique », une tentative de neutralisation du suffrage universel par une superclasse qui oriente la décision publique. Il montre comment le Pouvoir a capitulé devant les puissances financières. Il dévoile les stratégies de double discours et d’hypocrisie française entre Paris et Bruxelles.Histoires, anecdotes, preuves, documents… tout dans ce livre tend à démontrer que les Indignés ont raison de réclamer une « vraiedémocratie » ! Entrons dans ce Circus politicus où le peuple est jugé dangereux et la démocratie archaïque. Nous voici dans les réunions ultra secrètes des Conseils européens où tout se joue, dans les coulisses, dans de mystérieux clubs d’influence où les banquiers américains expliquent la vie à nos politiques, dans les officines et les bureaux d’agents secrets… La France est sous la tutelle d’un pouvoir aveugle. La souveraineté, nationale ou européenne, n’est plus qu’une image pieuse entretenue par des « idiots utiles ». Une enquête inédite, iconoclaste qui fait surgir une réalité qu’il vaudrait mieux affronter plutôt que de la nier.

  • Les réponses sont ici laissées aux bourreaux, aux victimes, et à ceux qui ont connu l'expérience de l'observance clandestine.

  • « Ce livre parle d´un psychanalyste souriant, empathique et chaleureux. J´étais alors son patient, ou plutôt l´un de ses patients. Cet analyste s´appelait Didier Anzieu. J´y raconte quelques moments forts de mon analyse avec lui, mes questions, nos bonheurs, mes réserves. » À un moment où beaucoup s´accordent à reconnaître qu´il est indispensable de repenser les bases et la pratique de la psychanalyse, Serge Tisseron témoigne de son expérience du côté du divan. Il met ainsi en lumière le rôle fondamental que joue l´empathie dans cette aventure qui consiste, pour chacun, à devenir soi à deux.

  • Un des derniers tabous de l'époque contemporaine présuppose qu'une mère, à défaut d'être parfaite, ne peut être que bonne. Les médias se bornent à signaler l'exceptionnel (mère infanticide ou bien complice d'inceste, de proxénétisme) mais l'existence des mères nocives, maltraitantes psychologiquement, perverses, « folles », absentes, est occultée.
    Ce qui laisse les victimes bien désemparées, hébétées parfois une vie entière, alors que la mauvaise mère ordinaire et la maltraitance psychologique sont beaucoup plus répandues qu'on ne le croit.
    Catherine Siguret a recueilli des témoignages du contraire absolu de cette légendaire bonté, tous empreints en conséquence de culpabilité, honte, incompréhension, sentiment d'anormalité ou de traîtrise.
    Une quinzaine de cas d'hommes et de femmes racontent leur mère « Folcoche » (seul modèle référent culturellement), avec des variantes : nymphomane, abandonnant ses enfants, haineuse, méprisante, indifférente, incestuelle, infantile, perverse, sadique etc.).
    Avec la question qui s'est posée pour eux de devenir à leur tour parents, lestés d'un tel anti- modèle, et du pardon à l'heure de la vieillesse.
    Patrick Delaroche apporte le regard du psychanalyste afin de ne pas laisser le lecteur en spectateur saisi par l'effroi, mais de l'instruire sur les soubassements, la fréquence et l'issue possible pour les victimes.

  • - Pourquoi le socialisme, qui fut un immense rêve, ne représente plus rien, si ce n´est un vague projet pour sortir du déficit budgétaire ? Pourquoi, alors que le capitalisme dont il est issu a encore un bel avenir ?
    - Pourquoi le peuple ne votera jamais socialiste ?
    - Pourquoi les socialistes, des « larmes de Blum » aux « chaussettes de Bérégovoy » en passant par les « tomates de Guy Mollet », ont-ils toujours échoué ?
    - Pourquoi Proudhon, Fourier, et hélas Jaurès ont-ils complètement disparu de l´horizon socialiste ?
    - Qui nous sortira de la crise puisque socialistes, communistes et collectivistes ne peuvent le faire ? 

  • Le livre choc sur Coco ChanelElle a incarné l'élégance française, révolutionné l'image de la femme, donné son nom à la plus prestigieuse maison de couture. Mais derrière la légende, Coco Chanel a laissé dans son sillage un parfum de scandale.Au-delà d'un certain antisémitisme dont elle ne se cachait guère, il manquait une pièce maîtresse au puzzle de sa vie.S'appuyant sur des archives récemment déclassifiées, l'américain Hal Vaughan, ancien diplomate et écrivain, lève les ultimes zones d'ombre en révélant les preuves de la collaboration de Chanel, recrutée officiellement comme agent par les services de renseignement de l'armée allemande dès 1940.La créatrice entretient alors une relation passionnelle avec le baron Hans Günther von Dincklage, un espion nazi de haut rang, longtemps considéré à tort comme un play-boy inoffensif, et fréquente assidûment une petite bande de collaborateurs fort actifs.Recréant à merveille l'atmosphère du Tout-Paris de l'époque, cette biographie explosive éclaire d'un jour nouveau la personnalité insaisissable d'une femme dont le génie provocateur n'a pas fini de fasciner.

  • « Des millions de Français ne se sentent plus aimés par leur pays. Qu´ils soient sans emplois, riches, pauvres, célibataires, étudiants, créateurs, entrepreneurs, jeunes ou seniors, ils aspirent à être compris, attendus, accueillis. Mais là où ils rêvent d´emplois, la France ne leur offre que de la bureaucratie, là où ils réclament du pouvoir d´achat, elle les assomme d´impôts (nous payons 220 milliards de taxes de plus que les allemands). Et quand, enfin, ils pensent être devenus des exemples de réussite, la France ne sait les récompenser que par son mépris (« J´aime pas les riches ! » s´était exclamé François Hollande en 2007). »Eric Brunet« Alors, faut-il partir ? » s´interroge Eric Brunet, qui n´hésite pas à parler des sujets qui fâchent, comme dans ses émissions phares sur RMC et BFM TV.

  • « Je venais d'être pris en otage et j'avais conscience que le voyage serait long et terrible.Mais je ne pouvais pas deviner à quel point mon histoire, notre histoire, allait devenir une affaire d'État, un État qui désinforme l'opinion et ajoute l'opprobre à la douleur des familles.À mon retour, la question de la médiatisation m'a fait réfléchir. Parler ou ne pas parler ? J'ai pensé à tous ceux qui s'étaient mobilisés pour moi tout en répétant chaque jour : "Libérez-les ! " »H.GHervé Ghesquière, grand reporter à France 3, a été enlevé en Afghanistan en décembre 2009 par les talibans avec le journaliste caméraman Stéphane Taponier. Il a mené une véritable contre-enquête sur cette épreuve qui a duré dix-huit mois, ce qui lui a permis de reconstituer les circonstances de sa libération. Au fil de ses entretiens avec ceux qui l'ont mis en cause, de Claude Guéant au général Georgelin, chef d'état-major des armées, en passant par le président de la République, il révèle la vérité et les enjeux d'une captivité gênante, celle que les médias et la diplomatie ont longtemps tenue secrète.

  • Les humains sont les seuls êtres vivants à se regarder durablement dans les yeux : les animaux, entre eux, détournent le regard. Pour nous, le regard est un échange, un partage. Dès la naissance, il unit le bébé à ses proches. Il ouvre à la socialisation

  • Dien Bien Phu. Le nom de cette cuvette située dans le haut Tonkin demeure le symbole de l'échec militaire et politique de la France en Indochine.

    Jules Roy aborde tout à la fois en reporter, en historien et en moraliste ce moment capital de l'histoire du XXe siècle. Il fait par-dessus tout oeuvre de grand écrivain. Au-delà du document et de la chatoyante peinture d'un monde finissant, il dresse l'implacable réquisitoire des faiblesses françaises.

  • Maire de Saint-Denis depuis 1991, député depuis 1993, Patrick Braouezec raconte son parcours et expose ses idées sur la nécessaire refondation non seulement du Parti communiste mais de la vie politique française dans son ensemble. Il traite plus particulièrement de dossiers comme la violence dans les banlieues, l'école et les sans-papiers.

  • Une journaliste adulée par la France entière.Un homme promis aux plus hautes destinées.Un couple à qui tout paraît sourire.Des amis devenus sourds et aveugles.Une cour de conseillers ambitieux.Un réseau de complices aux marges du pouvoir.Une insatiable frénésie de femmes.Une illusion collective, un scandale planétaire.Une histoire folle mais vraie.

  • Textes choisis et présentés par André Comte-Sponville Aimer, c'est se réjouir.



    Aristote

  • « Chacun peut préparer sa mort - dont il ne connaît ni le jour ni l'heure - en vivant le plus en accord possible avec ses valeurs, le plus consciemment possible. Chacun peut approcher sa mort les yeux ouverts, si la mort n'est pas niée, si l'entourage l'accepte, s'il y a suffisamment de vérité et d'amour autour de celui qui meurt. Chacun peut faire de sa mort une leçon de vie pour les autres. »Marie de HennezelDans La Mort intime, Marie de Hennezel apportait un témoignage unique sur l'accompagnement des mourants. Bouleversé, François Mitterrand signait la préface de ce livre qui allait toucher des centaines de milliers de lecteurs.Qu'est-ce que la vie à l'approche de la mort ? Comment la vivre avec lucidité ? En s'appuyant sur l'expérience de son ami, le philosophe Yvan Amar qui, atteint d'une maladie chronique incurable, a fait le choix d e mourir « les yeux ouverts », Marie de Hennezel poursuit ici son propos et l'amplifie, en osant parler des derniers moments de la vie comme d'une occasion d'éveil. Une réflexion profonde, un formidable message d'espoir, de compassion et d'amour.

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