Renée Gercel

  • Entre témoignage et fiction, ce roman autobiographique a été écrit au fil d'une psychothérapie qui a aidé Moïje à sortir de son état de victime d'inceste. C'est un passage de témoin pour les générations descendantes, mais aussi un état des lieux concernant l'omerta et le déni familiaux.
    C'est une incitation à la prévention par la levée des secrets de famille, le courage de parler de ce qui fâche pour protéger l'enfance.
    C'est un engagement qui assainit le climat familial, au risque de perdre ses illusions et la confiance de quelques personnes.
    Le comportement social, générateur de grandes souffrances pour les victimes, qui veut qu'on culpabilise la victime au profit d'une victimisation de l'agresseur, est hélas le sort d'une grande majorité de victimes d'inceste encore aujourd'hui.
    Certains chercheurs définissent l'inceste comme le crime parfait : la victime est détruite au plus profond d'elle-même et elle se tait.
    Quand elle parle, au bout de quelques décennies, il est facile pour l'entourage de la faire passer pour folle, perverse, menteuse.
    La bonne nouvelle est qu'en osant travailler sur le sujet, avec l'aide de professionnels, on peut changer le glauque en rayon de soleil.
    Parce que Moïje réussit à nommer les non-dits, les hontes et les actes, elle connaît aujourd'hui la résilience, la paix et la joie de vivre.

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