Laurence Vidal

  • Dès lors que l'on se penche sur la situation des femmes africaines dans des sociétés touchées par le sida, un certain nombre de stéréotypes apparaissent (vulnérabilité, prostitution...), qui simplifient une réalité complexe et introduisent des éléments de stigmatisation des femmes. À partir d'une discussion de ces notions, cet ouvrage se propose de montrer comment le sida, en Afrique, tout à la fois révèle la nature des situations vécues par les femmes (rapports à l'homme, au désir d'enfant, à la maladie...) et en accélère les évolutions. L'objectif est de rompre avec un discours univoque qui, soit présente les femmes dans une attitude passive face au sida et les montre comme des victimes incapables de réagir, soit, à l'inverse, tend à les présenter comme de puissants transformateurs du rapport à l'épidémie dans le sens de sa maîtrise : est ici défendue la nécessité d'un regard plus nuancé sur les avancées et les conservatismes révélés par le sida. Jusqu'alors rarement associées, perspective historique et démarche anthropologique mettent en lumière une maladie qui se présente pour les femmes comme un double révélateur : de capacités de négociation et de permanence de registres de forte tutelle masculine. L'enjeu fondamental pour l'avenir est donc de faire en sorte que le temps des femmes dans la lutte contre le sida - aujourd'hui arrivé, de l'avis de tous -, soit celui de la négociation des risques, dans les domaines de la sexualité, de la maternité, du travail ou de la recherche de soins.

  • Printemps 2008 : deux femmes se rencontrent. L'une, Yolande, vit depuis cinq années une expérience indicible, basculement soudain, éternellement répété, de tout son être au tréfonds de l'Être. Cet état - ce non état - se manifeste par un silence intense, un vide, une plénitude à la fois si extraordinaires et si simples qu'elle n'a longtemps pas eu de mots pour le dire. Étonnée d'abord, puis de plus en plus amoureuse de " cette chose " en elle qui a pris le pouvoir sur tout, Yolande se laisse guider, enseigner par elle. Et ressent de plus en plus le goût de partager ce Silence, cette manière d'être au monde empreinte de légèreté et de simplicité. L'autre, Laurence, autrefois journaliste, se consacre à l'écriture, à la pratique du yoga et à la fréquentation des textes inspirés, qu'ils soient de métaphysique non duelle ou de mystique chrétienne et soufie. Entre Yolande et Laurence, l'idée d'un livre germe. Elles ont du temps toutes deux, s'abandonnent au hasard providentiel de leurs conversations et de leur amitié naissante. Les mois passent... bientôt une année... Le Silence guérit en est le fruit. À la fois tentative de dire cet indicible qu'on appelle l'Éveil et regard du témoin, Laurence, qui donne à voir Yolande dans sa vie de tous les jours et se trouve elle-même gagnée par des espaces de présence silencieuse, ce livre à quatre mains fait se tenir côte à côte une vie touchée par la grâce, une autre par l'espérance. Hors de tout courant spirituel ou religieux, puisque né d'une Libération intérieure spontanée, il témoigne du saisissement par l'ultime Réalité de soi-même et de tout. Saisissement, Silence qui est " l'ultime guérison, puisqu'il guérit de l'idée d'être une personne... "

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