Hugo Boris

  • Hugo Boris vient de passer sa ceinture noire de karaté lorsqu'il fait face à une altercation dans le RER. Sidéré, incapable d'intervenir, il se contente de tirer la sonnette d'alarme. L'épisode révèle une peur profonde, mélange d'impuissance et de timidité au quotidien. Trait de caractère personnel ou difficulté universelle à affronter l'autre en société ? Ce manque de courage l'obsède. Sa femme lui suggère de «  se faire casser la gueule une bonne fois pour toutes  » pour l'exorciser.
     
    Mais Hugo Boris est écrivain, alors, pendant quinze ans, il consigne sur le vif ces situations d'effroi dans les transports en commun. Il peint aussi le ravissement d'une rencontre, l'humanité d'un dialogue, l'humour d'un échange imprévu. À travers ces miscellanées heureuses ou tragiques, il décrypte une mythologie contemporaine, celle du métro et du RER, et cherche à appréhender ses craintes, à la maîtriser par la distance, la littérature ou... la lecture de Dragon Magazine  !
     
    Il tente aussi de conjurer sa peur en guettant le courage des autres sous toutes ses formes, profondément admiratif de tous ceux qui parviennent à intervenir lorsqu'une situation les interpelle, les sollicite, exige une prise de parole, un geste. Il dessine un hommage à tous ceux qu'il a vu avoir, sous ses yeux, le cran qui lui manquait. Et se demande si le courage est contagieux.
     
    Totalement original, sincère, d'une actualité, d'une précision d'écriture et d'observation remarquables, ce recueil de textes brefs touche au plus juste. En se mettant à nu, Hugo Boris parle de chacun de nous, de nos lâchetés et de nos malaises quotidiens, de nos éblouissements et, parfois, de nos héroïsmes.

  • Ils sont gardiens de la paix. Des flics en tenue, ceux que l'on croise tous les jours et dont on ne parle jamais, hommes et femmes invisibles sous l'uniforme. 
     
    Un soir d'été caniculaire, Virginie, Érik et Aristide font équipe pour une mission inhabituelle : reconduire un étranger à la frontière. Mais Virginie, en pleine tempête personnelle, comprend que ce retour au pays est synonyme de mort. Au côté de leur passager tétanisé, toutes les certitudes explosent. Jusqu'à la confrontation finale, sur les pistes de Roissy-Charles-de-Gaulle, où ces quatre vies s'apprêtent à basculer. 
     
    En quelques heures d'un huis clos tendu à l'extrême se déploie le suspense des plus grandes tragédies. Comment être soi, chaque jour, à chaque instant, dans le monde tel qu'il va ?

  • Trois grands fauves

    Hugo Boris

    Le portrait de trois prédateurs : Danton, Hugo et Churchill. Trois héros qui ont en commun d'avoir été confrontés très tôt à la mort, d'avoir survécu et d'y avoir puisé une force dévorante. Trois survivants qui ont opposé leur monstruosité à la faucheuse.
    Trois grands fauves, ou comment défier la mort en trois leçons.
    Trois portraits fragmentés et subjectifs, raccourcis saisissants d'une vérité qui échappe aux historiens. Une filiation imaginaire se tisse entre les personnages, dessinant une figure nouvelle. Qu'est-ce qu'un grand homme ? Où est son exception ?
    Prix Emmanuel-Roblès pour Le Baiser dans la nuque (Belfond, 2005 ; Pocket, 2007).
    Premier prix littéraire des Hebdos en Région pour La Délégation norvégienne (Belfond, 2007 ; Pocket, 2009).
    /> Prix Amerigo-Vespucci pour Je n'ai pas dansé depuis longtemps (Belfond, 2010 ; Pocket, 2012).



  • LE BAISER DANS LA NUQUE

    HUGO BORIS

    Un premier roman servi par une écriture extrêmement évocatrice. La rencontre improbable d'une femme guettée par la surdité et d'un professeur de piano.
    Louis et Fanny.
    Un homme et une femme qui se retrouvent chaque jeudi.
    Elle devient sourde.
    Il est professeur de piano.
    Elle veut prendre de court le handicap, faire le deuil de la musique avant de sombrer dans le silence.
    Les autres jours de la semaine, elle est sage-femme.
    Leçon après leçon, elle raconte.
    Leçon après leçon, il écoute.
    Une monnaie d'échange.
    Un baiser dans la nuque.
    Qui permettra peut-être de panser une blessure dont elle ignore encore la profondeur...

  • Ivan est désigné pour être le premier homme à rester plus de quatre cents jours en orbite autour de la Terre.
    Un homme ordinaire, marié, père de deux enfants, quitte la planète.
    Tandis que l'Empire soviétique plonge dans le chaos, il tourne sans fin.
    Pour lui, le Soleil se lève et se couche seize fois par jour. Au fil du temps, il perd le sommeil, l'odorat, le goût.
    Sa colonne ne le porte plus.
    Sa raison vacille.
    Il s'entraînait depuis des années, l'esprit entièrement tendu vers le cosmos. Maintenant, il n'a d'yeux que pour la Terre. Elle lui manque comme une femme.
    Hugo Boris est né à Paris il y a trente ans. Son premier roman, Le Baiser dans la nuque (Belfond, 2005 ; Pocket, 2007), a été sélectionné au festival de Chambéry et a remporté le prix Emmanuel-Roblès. La Délégation norvégienne (Belfond, 2007 ; Pocket, 2009) a reçu le premier prix littéraire des Hebdos en Région.


  • Est-ce l'alcool en carafon, le cuir brun, le mobilier vieux chêne, le feu qui crépite dans la cheminée ? Ce climat anglais où l'on s'assassine en grignotant des scones et en buvant du thé ? Il lui semble que chaque chose est bien à sa place, que chaque personne autour de cette table est un peu trop racée pour être honnête. S'appelle-t-on Ethel Brakefield dans la vie ? Ou Ernst von Sydow ? Ou même Lucas Cranach ?

    Un relais de chasse absent de tous les guides spécialisés. Cinq hommes, deux femmes, qui viennent des quatre coins de l'Europe et ne se connaissent pas. Sept chasseurs pris par la neige, qui doivent se défendre du froid, de la faim, de la paranoïa qui les guettent. Prisonniers ? D'une île à la rigueur, mais d'une forêt ? Ils le sont pourtant, serrés par les arbres, piégés par la neige. L'un d'eux commence à douter : et s'ils n'étaient pas victimes du hasard, de la malchance ?
    Au fil des pages, René Derain acquiert la conviction qu'il est condamné, qu'il va mourir. Non pas de froid, de fatigue, de gangrène ; il sera assassiné. Il sent, dans son dos, le souffle d'une intelligence. Il sait qu'ils sont devenus de vulgaires pantins. Et que le piège ne demande qu'à se refermer.
    Un style vif et moderne, des personnages énigmatiques et ambivalents, La Délégation norvégienne est un roman fantastique au climat lourd et oppressant. Une mise en abyme vertigineuse !
    Janvier 2008 : Premier littéraire des hebdos en région

  • Chaque numéro, huit correspondants-quatre au Canada, quatre ailleurs sur la planète-nous donnent des nouvelles de leur coin du monde.

  • Chaque numéro, huit correspondants-quatre au Canada, quatre ailleurs sur la planète-nous donnent des nouvelles de leur coin du monde.

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