Odile Jacob

  • Essayer de rapprocher psychanalyse et neurosciences, tel est l'objectif que propose cet ouvrage, qui réunit des psychanalystes de premier plan et des chercheurs de renom. Quels sont les enjeux d'un tel rapprochement, que ce soit sur un plan épistémologique ou pragmatique ? Que peuvent s'apporter ces deux disciplines longtemps tenues éloignées l'une de l'autre ? Cette tentative d'articulation théorico-clinique doit-elle nécessairement déboucher sur l'émergence d'une discipline nouvelle ?Lisa Ouss-Ryngaert est pédopsychiatre et psychothérapeute. Elle exerce à l'hôpital Necker-Enfants malades à Paris ainsi qu'au Centre des ressources autisme Île-de-France. Bernard Golse est pédopsychiatre et psychanalyste. Chef du service de pédopsychiatrie à l'hôpital Necker-Enfants malades à Paris, il est également professeur de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent à l'université Paris-V. Nicolas Georgieff est professeur de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent à l'université Lyon-I. Chef de service à l'hôpital du Vinatier, il est aussi membre du Centre de neurosciences cognitives de Lyon. Ancien président de l'Association psychanalytique internationale, Daniel Widlcher est professeur émérite de psychiatrie à l'université Paris-VI.

  • « Pendant un demi-siècle, les armes nucléaires ont évité un conflit entre les deux superpuissances, mais elles ne leur ont pas épargné d'autres guerres et elles ne les ont pas mises à l'abri de la défaite : les États-Unis ont été militairement vaincus au Vietnam, comme l'Union soviétique l'a été en Afghanistan. En 1990, elles n'ont pas empêché l'Irak ni de défier les cinq pays qui en sont dotés, ni de bombarder Israël, qui en détient également. Après la fin de la guerre froide, il faut réexaminer entièrement les conceptions sur lesquelles nous avons vécu, et nous adapter à de nouvelles données stratégiques. Juridiquement, politiquement et stratégiquement réduites à un nombre infime d'hypothèses marginales, les armes nucléaires seront bientôt un anachronisme. Elles ont perdu leur justification. Mais elles continuent de représenter un danger pour l'humanité, car elles peuvent être utilisées par accident ou mauvaise interprétation de l'attitude d'un autre pays. Il faut par conséquent tendre à les faire disparaître. C'est la voie dans laquelle s'est engagée la Commission Canberra, où les adversaires de toujours des armes nucléaires rejoignent ceux qui les ont acceptées comme moyen de dissuasion, pour suggérer des mesures concrètes, réalistes et prudentes. » Michel Rocard

  • Les polémiques sur le réchauffement climatique, la sécurité des centrales nucléaires après Fukushima, l'épuisement des réserves en matières premières non renouvelables entretiennent l'inquiétude de l'opinion sans parvenir à installer des représentations objectives partagées, moins encore un consensus stable sur les mesures qu'il convient de prendre face à ces défis. Comment, alors, sortir de la confusion ?Des personnalités particulièrement emblématiques des diverses thèses qui s'affrontent en ces matières précisent leurs arguments, répondent sans détour aux objections de leurs adversaires, expriment leurs points d'accord et de désaccord. L'objectif : dégager les critères humains, économiques et sociaux propres à légitimer une hiérarchisation des priorités d'une politique environnementale efficace et réaliste pour l'avenir.

  • « Le monde est transformé, ses repères et ses règles ont volé en éclats. Les Français redoutent le déclin pour la France, le déclassement pour eux-mêmes et plus encore pour leurs enfants. La crise vient de loin. Elle est économique, sociale et environnementale bien sûr, mais aussi démocratique et morale. Elle marque l'échec d'un système à bout de souffle. Notre pays dispose pourtant de solides atouts pour faire la course en tête en misant sur la créativité, l'innovation, et pour renouer avec le progrès social. Par un intense travail collectif depuis deux ans, à l'écoute des Français, les socialistes ont renouvelé leurs réponses et bâti un projet pour 2012. Pour redresser la France avec un nouveau modèle de développement économique, social et écologique. Pour retrouver la justice et rassembler les Français dans une République fière de ses valeurs. Pour qu'à nouveau, l'avenir aime la France. Ce livre est une invitation. Nous mettons ainsi notre projet pour 2012 à la disposition de tous les Français, pour réagir, pour débattre, ensemble et maintenant, partout dans notre pays. »

  • Apprendre à lire

    Collectif

    Savoir lire est plus que jamais essentiel. Apprendre à lire est un processus continu qui concerne tout l'enseignement primaire et secondaire... et se poursuit tout au long de la vie. Pourtant, le 2° cycle de l'enseignement primaire (grand section de maternelle, cours préparatoire, cours élémentaire 1re année) est une étape cruciale : c'est à ce moment que l'enfant acquiert les codes de la langue écrite et s'engage dans la lecture des textes. Les membres de l'Observatoire national de la lecture dressent un bilan des connaissances scientifiques sur cette question. Ils analysent aussi le rôle que jouent les parents et font le point sur l'épineuse question des enfants en difficulté. Cette synthèse remarquable de clarté et de sérieux doit servir de base à toute réflexion pédagogique. L'Observatoire national de la lecture est un organe consultatif du ministère de l'Education nationale, de la Recherche et de la Technologie, qui réunit notamment des chercheurs, des enseignants, des membres des corps d'inspection de l'Education nationale, des représentants de parents d'élèves.

  • La gendarmerie nationale a traversé huit siècles d'histoire en s'adaptant toujours aux demandes de l'État et des citoyens. Les changements de régimes politiques et de gouvernements ont peu à peu forgé une institution militaire originale, fidèle aux principes républicains. Sa spécificité réside dans la multiplicité de ses missions : la défense, la police judiciaire et la sécurité publique. Ces fonctions impliquent la continuité du service, la cohabitation auprès d'autres forces de police ainsi qu'un lien étroit avec la population.  Le 12 octobre 1999, plus de trois cents élus, hauts fonctionnaires, universitaires, praticiens, chercheurs et militaires étaient réunis au Palais du Luxembourg afin de réfléchir sur l'avenir. Les actes de ce colloque sont aujourd'hui rassemblés pour aider à tracer une vision prospective de la gendarmerie de demain.

  • Jean-Luc PINOL : La mobilité dans la ville, révélateur des sociétés urbaines. Patrice BECK et Pascal CHAREILLE : Les changements de résidence à Dijon à la fin du XIVe siècle. Renzo DEROSAS : Residential Mobility in Venice, 1850-1869. Olivier FARON : Itinéraire(s) urbain(s). Les changements de domicile à l'intérieur de Milan au XIXe siècle. Thierry EGGERICKX, Michel FOULON et Michel POULAIN : Suivre le chemin des nouveaux immigrés dans la ville : le cas de Châtelet de 1867 à 1900. Cyril GRANGE : La mobilité intra-urbaine à Paris et dans l'Île-de-France au XXe siècle : l'exemple des familles du Bottin mondain. Colin G. POOLEY et John TURNBULL : Moving through the City : the Changing Impact of the Journey to Work on Intra-Urban Mobility in XIXth Century Britain. Sébastien ALBERTELLI : Les difficultés de la démographie urbaine médiévale : enquête sur les feux à Chalon-sur-Saône et dans ses faubourgs, entre 1381 et 1476. Odette HARDY-HEMERY : Statuts professionnels et mobilité sociale (1815-1880). Les petites villes du Hainaut français en voie d'industrialisation.

  • Pour le trentième anniversaire du Centre médical Marmottan, créé par le Pr Claude Olievenstein, grands savants et intellectuels se sont réunis autour de lui pour tirer le bilan de cette expérience toujours pionnière et proposer une réflexion prospective sur la toxicomanie. Contributions de Boris Cyrulnik, Jacques Derrida, Jean Dugarin, Dominique Gillot, Michel Hautefeuille, Albert Jacquard, Nicole Maestracci, Louise Nadeau, Jeremy Narby, Claude Olievenstein, Bernard Roques et Marc Valleur.

  • Quelles sont les motivations réelles des hommes et des femmes politiques ? Qu'est-ce qui les fait vraiment agir ? Atticus en dévoile les moeurs et les défauts. Atticus, fort d'années d'expérience et de pratique de la chose publique, ouvre également, au-delà des barrières des idées reçues ou régnantes, des pistes concrètes pour les réformes les plus urgentes et les plus nécessaires. Une analyse lucide et décapante. Le regard d'un moraliste. Le style d'un grand écrivain. Atticus est le pseudonyme d'un très haut responsable de la vie publique qui a exercé, et pourrait exercer à nouveau, des fonctions éminentes, notamment dans les domaines du renseignement, de la sécurité et de la défense, et qui a, des rouages de l'État, des pratiques de la vie politique et de ses acteurs, une connaissance intime. 

  • En affirmant l'existence d'une sexualité infantile, la psychanalyse a profondément changé le regard que nous pouvons porter sur l'enfant. Son développement, la conquête de l'autonomie de son corps et l'affranchissement d'une dépendance vitale aux autres s'accompagnent d'attitudes et de conduites qui, aux yeux des adultes, peuvent paraître perverses. Pour Freud, la disposition perverse polymorphe semble ainsi différencier l'enfant de l'adulte. Mais il affirme aussi que c'est un "trait universellement humain". Dès lors, comment penser cet universel qui serait au coeur de la sexualité humaine?Des psychanalystes, cliniciens spécialistes des enfants com- me des adultes, des hommes de science, des médecins, des anthropologues, des historiens apportent ici le témoignage de leurs pratiques et de leurs recherches pour faire le point sur cette question centrale, au-delà même de la psychanalyse. Alexandre Adler, Patrick Avrane, Marcianne Blévis, Irène Diamantis, Muriel Djéribi-Valentin, René Frydman, Liliane Gherchanoc, Suzanne Ginestet-Delbreil, Gilbert Grandguillaume, Dominique Guyomard, Patrick Guyomard, François Lévy, Michèle Montrelay.

  • Contradictions, errements, lubies, impasses, sadisations : la psychiatrie, en France et dans le monde, a une histoire qui peut faire peur quand on l'examine de près, car, comme toute discipline médicale, elle a eu du mal à naître. Au nom de quoi, par exemple, pendant la Grande Guerre, les Poilus recevaient-ils des décharges électriques pour retourner au front ? Comment les psychiatres allemands ont-ils justifié les expériences qu'ils menaient sur les fous pendant le nazisme ? Comment a-t-on pu penser un jour que la malaria pouvait guérir de la psychose ? Entourés par une dizaine d'experts - des psychiatres principalement mais aussi un hépatologue, un ethnologue et un épistémologue -, Boris Cyrulnik et Patrick Lemoine débattent sur le passé de cette discipline qui a peiné à exister, mais surtout proposent de se concentrer sur la seule question qui vaille pour demain : quelle confiance accorder à la psychiatrie ? Quels garde-fous mettre en place ? Et que serait une société sans psychiatrie ? Boris Cyrulnik est neuropsychiatre et directeur d'enseignement à l'université de Toulon. Il est l'auteur de très nombreux ouvrages qui ont tous été des best-sellers, parmi lesquels, tout récemment, Ivres paradis, bonheurs héroïques. Patrick Lemoine est psychiatre, professeur associé à l'université de Pékin. Il a publié près d'une trentaine d'ouvrages, parmi lesquels Le Mystère du placebo. Avec Philippe Brenot, Patrick Clervoy, Philippe Courtet, Saïda Douki Dedieu, Serge Erlinger, André Giordan, Jacques Hochmann, Hager Karray, Pierre Lamothe, François Lupu. 

  • L'année 1990 est une année d'accomplissements exceptionnels sanctionnant la fin des guerres du XXe siècle. Coup sur coup ont été signés le traité de réunification allemande, le traité sur le désarmement conventionnel en Europe et la Charte de Paris, qui définissait les cadres d'une Europe enfin réconciliée de l'Atlantique à l'Oural. Pour y parvenir, il a fallu une équipe exceptionnelle : des politiques, des conseillers, des diplomates, rompus aux négociations les plus ardues, non seulement aux techniques mais à l'art de la diplomatie. Ce livre leur rend hommage en leur donnant la parole. Nicolas Dufourcq a recueilli les témoignages des différents acteurs et négociateurs qui ont oeuvré, Français, Allemands, Britanniques, Russes et Américains. Leur réunion dans ce livre unique constitue une source incontournable pour tous ceux qui se passionnent pour la grande Histoire du XXe siècle. Nicolas Dufourcq est le directeur général de BPI-France. Bertrand Dufourcq, son père, était le négociateur pour la France du traité de réunification allemande. Ce livre lui rend aussi hommage. 

  • Fonctions naturelles de l'espèce humaine, la langue et le langage ont cette particularité, à la différence des battements du coeur, de pouvoir subir l'action volontaire de l'individu. Mais que trouve-t-on au commencement : la langue, le langage ou la pensée ? Des mathématiques aux sciences de l'homme et de la nature, ce livre propose une lecture interdisciplinaire des problématiques intrinsèques à la langue et au langage. Comment concevoir la traduction des textes philosophiques ou religieux qui est censée assurer la continuité de la pensée d'une langue à l'autre ? Que nous apprennent les mathématiques, qui semblent libérées des contraintes linguistiques ? Peut-il y avoir une pensée en dehors du langage, voire un langage sans pensée, comme le suggère aujourd'hui la traduction automatique ? Qu'en est-il du monde animal et que révèlent les pathologies du langage ? Face au foisonnement et à l'actualité de ces questionnements, une réflexion collective s'avère essentielle pour tenter d'articuler langue et science, langage et pensée, ces fondements de notre humanité et de notre vie en société. Jean-Noël Robert est membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres et professeur au Collège de France, titulaire de la chaire Philologie de la civilisation japonaise. Contributions de Gérard Berry, Jean-Pierre Bourguignon, Karine Chemla, Alain Connes, Stanislas Dehaene, Laurent Dubreuil, Joël Fagot, William F. Hanks, Gérard Huet, Marwan Rashed, François Recanati, Luigi Rizzi, Irène Rosier-Catach, Guy Theraulaz. 

  • Le sport est bon pour la santé émotionnelle : en quoi ? Les sportifs sont-ils nos héros en temps de paix ? Comment inclure davantage les athlètes handicapés dans les épreuves de haut niveau ? Les sportifs ont beaucoup à nous apprendre sur ce qui permet de surmonter l'adversité, qu'il s'agisse de la fatigue de l'entraînement, des difficultés des compétitions, du retour sur le terrain après une blessure ou une défaite... Entourés par une dizaine d'experts de différentes disciplines, de la psychiatrie à l'histoire en passant par la sociologie ou le coaching, Boris Cyrulnik et Philippe Bouhours nous montrent comment le sport, aussi bien le tennis que le football ou le triathlon paralympique, favorise le développement de la résilience. Boris Cyrulnik est neuropsychiatre et directeur d'enseignement à l'université de Toulon. Il est l'auteur de très nombreux ouvrages qui sont des best-sellers, parmi lesquels La nuit, j'écrirai des soleils, qui est un immense succès. Philippe Bouhours est psychiatre, spécialisé en thérapie comportementale et cognitive. Avec Carl Blasco, Makis Chamalidis, Caroline François, David Le Breton, Laurent-Éric Le Lay, Mark Milton, Aurélie Navel-Girard, Hubert Ripoll, Otto J. Schantz. 

  • « Il n'est qu'une seule espèce humaine sur la Terre, et cette espèce est migrante. Depuis le début de l'histoire, nous sommes embarqués. Et, aujourd'hui, nous sommes écrasés sous le poids de notre fardeau, celui de notre responsabilité face à l'histoire : car nous savons que nous serons jugés sur notre capacité à affronter la situation des migrants. Ce livre est un appel au calme, un effort de description réaliste. On estime qu'il y a actuellement dans le monde 244 millions de migrants, dont 100 millions sont des migrants forcés. L'Europe est un continent d'immigration au même titre que les États-Unis. Telle est la réalité. On oppose généralement les beaux principes aux dures réalités. Mais nous sommes bien, avec le présent ouvrage, dans le réel. Ce qu'il réclame de nous ? De la considération. » Patrick Boucheron. Ce livre regroupe les contributions du colloque tenu au Collège de France à l'automne 2016. Patrick Boucheron est historien et professeur au Collège de France, titulaire de la chaire d'Histoire des pouvoirs en Europe occidentale, xiiie-xvie siècle. Introduction d'Alain Prochiantz, administrateur du Collège de France, titulaire de la chaire « Processus morphogénétiques ». Avec les contributions de Michel Agier, Christophe Ayad, Sébastien Balibar, Pierre Briant, Pascal Brice, Dominique Charpin, Dimitris Christopoulos, Annie Cohen-Solal, Diane Dosso, François-Xavier Fauvelle, Peter Harling, François Héran, Jean-Jacques Hublin, Fabienne Lassalle, Danièle Lochak, Leoluca Orlando, Lluis Quintana-Murci, Marie-Caroline Saglio-Yatzimirsky, Ousmane Oumarou Sidibé, Benjamin Stora, Alain Tarrius, Hélène Thiollet, Isabelle Thireau. 

  • Lumières, lumière

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    Depuis la nuit des temps, la lumière a fasciné et inquiété les hommes. Dans l'Antiquité, les cultes solaires étaient importants, et les historiens des religions du XIXe siècle leur ont donné une plus grande importance encore, au point de vouloir comprendre toutes les divinités antiques comme des métaphores du Soleil. Très tôt, les hommes ont tenté d'expliquer les manifestations de la lumière, en particulier par la pratique de l'astronomie, et proposé des théories diverses qui ont abouti non seulement à des cosmologies, mais aussi à la physique et à ses innombrables applications. Ainsi, qu'elle soit un phénomène visible ou un rayonnement électromagnétique invisible, la lumière entre en jeu dans un grand nombre de technologies modernes. À côté de ces développements scientifiques, les penseurs européens du XVIIIe siècle ont recouru à la métaphore de la lumière pour définir une démarche intellectuelle ayant pour fin d'éclairer les esprits (Lumières, Enlightenment, Aufklärung), alors que la création artistique n'a cessé de mettre en oeuvre la lumière ou l'obscurité dans la représentation ou la transfiguration de la réalité. Cet ouvrage regroupe les contributions du colloque tenu au Collège de France à l'automne 2015. John Scheid est professeur au Collège de France, titulaire de la chaire de Religion, institutions et société de la Rome antique (2002-2016). Introduction d'Alain Prochiantz, administrateur du Collège de France, titulaire de la chaire des Processus morphogénétiques. Avec les contributions de Dominique Charpin, Marc Fontecave, Serge Haroche, Pascale Hémery, Anne-Marie Lagrange, Alain de Libera, Jean-Noël Robert, Daniel Roche, José-Alain Sahel, Philippe Walter, Claire Wyart. 

  • « Consciente de notre responsabilité collective, j'ai invité chacun, jour après jour depuis deux ans, à approfondir et à renouveler nos idées, à écrire un projet de société qui redonne du sens et de l'espoir, pour engager une offensive qui ne doit plus tarder. Comme je l'ai toujours fait, et à ma façon, j'entends contribuer au renouvellement des idées de la gauche. Une société solidaire qui prend soin de chacun, où chacun prend soin des autres et où, ensemble, nous prenons soin de l'avenir et de la planète : c'est l'un des buts les plus nobles que la gauche puisse se donner. Nous avons besoin de Nouvelles Lumières, d'un exercice de raison face aux fureurs du monde. Ce livre nous y invite. Voilà pourquoi l'initiative du Laboratoire des idées, appelant à une contribution créative plus de cinquante chercheurs et intellectuels, s'inscrit dans notre mission commune, urgente et indispensable : rendre visible le monde qui vient, aider à le comprendre pour pouvoir le transformer. Justice, respect, vérité. Nos idées ont un futur. La prochaine gauche s'avance, une gauche forte de ses valeurs et forte d'un projet pour changer de civilisation. » M. A. Martine Aubry avec Philippe AIGRAIN, Philippe ASKENAZY, Maya BACACHE-BEAUVALLET, Olivier BEAUD, Ulrich BECK, Alain BERGOUNIOUX, Loïc BLONDIAUX, Serge BOSSINI, Dominique BOURG, Laurent BOUVET, Juan BRANCO-LOPEZ, Fabienne BRUGÈRE, Alain CAILLÉ, Daniel COHEN, Stefan COLLIGNON, Marie DURU-BELLAT, Guillaume DUVAL, Catherine FIESCHI, Frédéric GILLI, Serge GUÉRIN, Stéphane HALLEGATTE, Françoise HÉRITIER, Ernst HILLEBRAND, Romain HURET, Daniel KAPLAN, Djamel KLOUCHE, Guillaume LE BLANC, Jacques LÉVY, Guillaume LIEGEY, Yves LION, Paul MAGNETTE, Vincent MICHELOT, Laurent MUCHIELLI, Arthur MULLER , Christian PAUL, Dominique PERRAULT, Camille PEUGNY, Thomas PIKETTY, Vincent PONS, Pierre ROSANVALLON, Saskia SASSEN, Patrick SAVIDAN, Jean-Michel SEVERINO, Henri STERDYNIAK, François TADDEI, Vincent TIBERJ, François VATIN, Emmanuel WALLON, Henri WEBER, Patrick WEIL, Michel WIEVIORKA et Faïza ZEROUALA.

  • Le fait religieux s'impose de façon croissante dans la vie internationale. Souvent instrumentalisé au service des luttes politiques, il constitue un piège redoutable pour les États comme pour les communautés de croyants. Ce livre éclaire ce phénomène récent en analysant ses différentes facettes. Quelle est la spécificité des conflits religieux actuels par rapport aux anciennes guerres de religion ? Comment la diplomatie peut-elle et doit-elle les prendre en compte ? Existe-t-il des possibilités de médiation adaptées à ce type de conflit ? Le sujet est complexe car les enjeux religieux ne cessent d'évoluer : certaines expressions religieuses sont ouvertes et tolérantes, d'autres -  souvent qualifiées d'« intégristes » ou de « fondamentalistes » - rejettent tout à la fois la modernité occidentale et les conceptions pluralistes de la démocratie. « Face à ces dérives, il me semble que nous devons, politiques et religieux, agir ensemble de manière responsable : aux personnalités religieuses de peser par leur autorité morale en faveur du dialogue, notamment par des prises de position communes, des médiations et du travail de terrain. Aux responsables politiques et diplomatiques de chercher sans relâche les formules politiques capables d'assurer une coexistence pacifique durable. » L. F. Avec les contributions de Laurent Fabius et Régis Debray Ce livre est issu d'un colloque commandité par Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères. Il rassemble les contributions de : Laurent Fabius, Régis Debray, Olivier Christin, Theodor Hanf, Olivier Roy, Maha Abdelrahman, Christophe Jaffrelot, Jonathan Laurence, Cécile Laborde, Philippe Portier, Amandine Barb, Peter Mandaville, Matthias Koenig, Louis-Léon Christians, Pierre Morel, Andrea Riccardi, Joseph Maïla, Christophe de Margerie et Pierre Vimont. 

  • La Grande Guerre n'a pas cessé de nous fasciner. Elle nous apparaît comme un moment de profonde rupture non seulement historique et géopolitique, mais aussi épistémologique et même civilisationnelle. Nos façons de comprendre le monde, de le voir, de le penser, ont été transformées autour de ces années-là. Quel rôle le conflit a-t-il joué dans ces bouleversements ? Dans quel contexte intellectuel s'est-il déclenché ? Et quels en ont été les effets à long terme - les ruptures et les reconfigurations dans les sciences, la philosophie, les lettres, les arts, les représentations, les mentalités, la société ? Antoine Compagnon est professeur au Collège de France, titulaire de la chaire de Littérature française moderne et contemporaine : histoire, critique, théorie. Il a édité, en collaboration avec Yuji Murakami, l'anthologie La Grande Guerre des écrivains, d'Apollinaire à Zweig (2014). Avec les contributions de Olivier Agard, Françoise Balibar, Jacques Bouveresse, Isabelle von Bueltzingsloewen, Yves Cohen, Marc Fontecave, Roland Gori, Claudine Haroche, Serge Haroche, Henry Laurens, Michelle Perrot, Roland Recht, Makis Solomos, Claudine Tiercelin, Céline Trautmann-Waller, Jürgen von Ungern-Sternberg, Anton Zeilinger. 

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