Les Presses de l'Université de Montréal

  • Agir c'est d'abord s'informer. Bien des gens se désinvestissent du champ de la politique, résignés à l'idée de ne pas en comprendre les tenants et aboutissants et frustrés de ne pas être à la hauteur pour bien évaluer les choses à une saine distance. Se sentant parfois impuissants face aux décideurs qui souvent les ignorent, ils se demandent alors à quoi bon s'y intéresser. Pourtant, pour réfléchir aux enjeux de notre société et se positionner en tant que citoyen actif, il faut avoir les clefs qui permettent de débattre des sujets d'actualité. En ce sens, il faut lire les philosophes, les penseurs et les spécialistes qui font de la politique leur sujet de prédilection. C'est ce à quoi nous invitent les professeurs de science politique de l'Université de Montréal, à l'occasion du soixantième anniversaire de leur département. En 25 questions bien choisies, puis auscultées, décortiquées et repensées dans un style limpide et enlevé, ils éclairent de leurs propos tant les connaisseurs que les néophytes.

    Ce deuxième volume suscitera sans nul doute autant d'intérêt que le premier, et permettra à chacun d'aiguiser son regard avec des réponses simples à des questions de ce genre :

    Veut-on vraiment un État religieusement neutre ?
    Peut-on décoloniser le Canada ?
    Pourquoi la corruption existe-t-elle ?
    Pourquoi les dictateurs sont-ils élus ?
    Pourquoi Trump ?
    Les médias sociaux transforment-ils le monde politique ?
    Où va le monde ?
    Des questions plus que jamais d'actualité en ce début de 21e siècle marqué par des bouleversements technologiques, écologiques et identitaires sans précédent.

  • La violence au travail est loin d'être un phénomène rare. Le nombre croissant de victimes de violence physique, de harcèlement sexuel, d'intimidation ou de violence verbale au travail révèle un problème grave, présent dans la plupart des organisations et ce, dans tous les secteurs d'activité.

    Devant cette réalité a priori alarmante, plusieurs questions se posent : quelles sont les causes et les conséquences de la violence au travail ? Existe-t-il des personnes plus à risque de faire des gestes violents ou de devenir des victimes ? À partir de quel moment un comportement devient-il violent ou harcelant ? Y a-t-il finalement un antidote possible à la violence au travail ? L'adoption d'un code d'éthique qui interviendrait à la fois sur la violence, mais qui viserait aussi à encourager les conduites appropriées des travailleurs serait-elle une option à considérer ?

    Cet ouvrage constitue une première synthèse des plus récentes recherches scientifiques et des meilleures pratiques organisationnelles et de consultation en psychologie du travail en matière de violence et de harcèlement au travail. Il est également un guide utile à l'organisation d'un programme de prévention de la violence.

    François Courcy est professeur au Département de psychologie de l'Université de Sherbrooke ; André Savoie et Luc Brunet sont professeurs au Département de psychologie de l'Université de Montréal et coauteurs de La face cachée de l'organisation (PUM, 2003).


    Finaliste du Prix du livre d'affaires 2005 de la COOP HEC Montréal

  • Qu'est-ce qui pousse un individu à commettre un meurtre sexuel ? Quelles étaient les intentions du meurtrier au moment des faits ? Pourquoi une agression sexuelle dévie-t-elle vers l'homicide ? Cette étude, qui repose sur une analyse comparative des violeurs et des meurtriers sexuels, démontre que le meurtre sexuel dépend de la combinaison de facteurs développementaux, intentionnels et situationnels. La colère, la consommation d'alcool, la motivation sexuelle dans l'agression, le sadisme sont autant d'indices qui permettent de comprendre le meurtre sexuel.
    Cet ouvrage remet en question nombre d'idées reçues sur les meurtriers sexuels. Contrairement à ce que l'on aurait tendance à croire, les sadiques ne représentent qu'une minorité de meurtriers sexuels et les violeurs ont souvent la même histoire criminelle et les mêmes troubles de la personnalité que les meurtriers sexuels. En fait, le parcours criminel des meurtriers sexuels ressemble étrangement à celui des délinquants récidivistes et il apparaît difficile de tracer un profil précis qui les identifierait hors de tout doute possible.
    Théorique mais aussi pratique, cet ouvrage propose des stratégies d'enquêtes et d'interrogatoires en matière de meurtre sexuel.
    Jean Proulx et Maurice Cusson sont professeurs à l'École de criminologie de l'Université de Montréal.
    Eric Beauregard est criminologue au Service correctionnel du Canada.
    Alexandre Nicole est criminologue à l'Institut Philippe Pinel de Montréal.

  • Quand elles abordent les problèmes d'environnement, les sciences sociales sont confrontées, peut-être plus qu'avec tout autre objet d'étude, à la difficile question des rapports entre théorie et pratique, raison et action, analyse et engagement. Il est impossible en effet pour un chercheur que sa science met en face d'une situation inquiétante de faire abstraction de ses valeurs.
    Ce livre traite de diverses questions d'environnement urgentes - comme celle du réchauffement climatique, par exemple - sans les abstraire du contexte théorique où elles se posent. Il s'adresse aux chercheurs et aux étudiants concernés par la dimension éthique et sociétale de la connaissance. Les experts québécois et français qui y ont collaboré traitent du lien entre rationalité scientifique et normativité sociale pour illustrer la fécondité du rapport dialectique entre la recherche théorique et empirique, et l'engagement sur le terrain.

  • Le paysage est d'actualité. Il est de notre temps d'en parler ou d'en évoquer les qualités et de se poser des questions sur ce qu'il fut, ce qu'il est et sur ce qu'il sera. Le paysage porte en lui toutes les interrogations du temps : le passé, le présent et le devenir. Son existence naît de regards, d'expériences et d'intentions projetées.

    Ce livre permet de restituer au paysage la nature et la portée de la valeur-temps : dans les enjeux qu'elle soulève, les cadres d'analyse qu'elle requiert ainsi que les gestes qu'elle motive. La perception du paysage comme construit social, l'interrogation sur la ruralité, la question de l'affichage en paysage urbain montrent à quel point les différentes facettes du paysage méritent toute notre attention. Le livre reflète une variété de points de vue : l'architecture de paysage, l'urbanisme et l'architecture, la géographie et la sociologie... Un premier bilan convaincant de la Chaire en paysage et environnement de l'Université de Montréal.

    Les auteurs :
    Gérard Beaudet, Université de Montréal. Denis Bilodeau, Université de Montréal. Michel Conan, Dumbarton Oaks (Washington, D. C.). Gérald Domon, Université de Montréal. Michel Gariépy, Université de Montréal. John Dixon Hunt, University of Pennsylvania. Peter Jacobs, Université de Montréal. Bruno Jean, Université du Québec à Rimouski. Bernard Lassus, University of Pennsylvania. Iréna Latek, Université de Montréal. Marie Lessard, Université de Montréal. Yves Luginbühl, CNRS et Université de Paris 1. Sylvain Paquette, Université de Montréal. Philippe Poullaouec-Gonidec, Université de Montréal. Moura Quayle, University of British Columbia. Bernard St-Denis, Université de Montréal. Michèle St-Jacques, École de technologie supérieure de l'Université du Québec. François Tremblay, Université de Montréal. Ron Williams, Université de Montréal.

  • Ce dictionnaire fournit une description systématique et complète d'un certain nombre de termes du vocabulaire courant, description enrichie de toute la combinatoire syntaxique et lexicale qui s'y applique.
    Le Dictionnaire explicatif et combinatoire du français contemporain se veut le premier dictionnaire fournissant à l'utilisateur une description systématique et complète de chaque lexème vedette. Le DECFC tente de réaliser le rêve séculaire des lexicographes et du public, à savoir disposer de définitions toujours distinctives, échappant aux cercles vicieux, et complétées de toute la combinatoire syntaxique et lexicale restreinte du lexème décrit.

  • À l'aube du troisième millénaire, deux phénomènes marquants sont à l'ordre du jour : la mondialisation des communications et la redéfinition de l'État. Mais, en même temps, on assiste à un mouvement de contestation qui gagne tous les secteurs de la société et s'interroge sur la concentration des pouvoirs.

    C'est à l'analyse de ces mouvements, apparemment contradictoires, que s'attaquent les auteurs de cet ouvrage. Pour eux, la culture et les communications sont le lieu privilégié de la démocratie et de la remise en cause des institutions, telles qu'elles sont apparues à travers les mouvements migratoires, la transformation du divertissement, la redéfinition de la citoyenneté, les accords internationaux. Dans ce contexte, l'État joue un rôle nouveau, aux dépens des anciennes conceptions de l'autorité. Du reste, le Canada lui-même est mis sur la sellette dans sa façon d'aborder les problèmes de la citoyenneté et dans ses tentatives pour résoudre les conflits qui l'agitent. De nouvelles façons d'envisager la participation des citoyens se manifestent un peu partout dans le monde, grâce notamment à l'usage de nouvelles technologies, telles que l'Internet ou les télécommunications. C'est dans la mesure où les institutions transnationales et nationales seront à l'écoute de ces changements qu'un nouveau civisme pourra voir le jour.

    Ce livre s'adresse aussi bien au grand public qu'aux sociologues ou aux politiciens. Il met en évidence la responsabilité accrue des citoyens pour une plus grande prise de conscience des phénomènes qui marquent la société mondiale.

    « Alors que, d'habitude, nous ne voyons la mondialisation qu'à travers le prisme de la finance, de la démocratisation et de la sécurité, cet ouvrage décisif nous ramène à la culture et à la société. Nous sommes entraînés dans une perspective tout à fait neuve qui renverse l'ordre habituel des choses : c'est la société et la culture qui constituent le point névralgique de l'activité humaine, pas l'économie. »

    Ann Medina, Académie canadienne du cinéma et de la télévision

    Ont collaboré à cet ouvrage : David R. Cameron, Ronald J. Delbert et Janice Gross Stein, tous trois professeurs au Département de science politique de l'Université de Toronto, John Hannigan, professeur de sociologie à la même université, Marc Raboy, professeur au Département de communication de l'Université de Montréal et Lloyd L.Wong, professeur au Département de sociologie de l'Université de Calgary.

  • Les universités s'ouvrent au monde, au Québec comme ailleurs. Ce phénomène est visible dans tous les aspects de la vie universitaire et, de façon plus fondamentale, dans la recherche. En effet, que l'on pense à la mondialisation de l'économie, à l'effet de serre, aux crises humanitaires, aux migrations, à l'expansion des organisations non gouvernementales, au fondamentalisme religieux ou au terrorisme, les événements internationaux nous interpellent dans toutes les sphères du savoir. Désormais, les thématiques internationales sont abordées dans la plupart des disciplines en sciences sociales, et l'on assiste à un réel rapprochement multidisciplinaire.
    Le présent ouvrage est le fruit d'une réflexion visant à ouvrir un dialogue qui permette de comprendre comment différents domaines de spécialisation abordent l'international sur les plans conceptuel et théorique, et de mieux saisir les enjeux qui ont marqué les études internationales au cours des dernières années.

    Sous la direction de François Crépeau et Jean-Philippe Thérien, respectivement directeur scientifique et directeur scientifique adjoint du CÉRIUM, ce livre présente les contributions de François Crépeau, Michel Fortmann, Jean-François Gareau, Mamoudou Gazibo et Jane Jenson, Alexis Nouss, Samir Saul, Jean-Philippe Thérien, Jean-Guy Vaillancourt et Marie-Joëlle Zahar.

  • Comme la question environnementale préoccupe une large part de la population mondiale, l'environnement est désormais un champ d'action incontournable pour plusieurs gouvernements, et celui du Québec n'est pas en reste à cet égard. Cet ouvrage apporte un éclairage sur les idées, les institutions, les acteurs et les dynamiques en place qui entendent répondre aux défis et aux enjeux actuels. Ses auteurs étudient le rôle des idées et des idéologies, décrivent l'évolution du mouvement vert québécois et la place des partis verts dans les systèmes électoraux canadien et québécois. Ils analysent également l'institutionnalisation de la question environnementale dans une perspective aussi bien locale que régionale ou même mondiale. Des études de cas - gestion de l'eau, marché du carbone, transition énergétique - permettent enfin aux lecteurs de mieux comprendre les volets pratiques de l'action publique environnementale québécoise.

    Annie Chaloux est professeure à l'École de politique appliquée de l'Université de Sherbrooke et spécialiste des politiques environnementales et climatiques québécoises ainsi que des négociations climatiques internationales.

  • Cet ouvrage souhaite montrer la richesse d'une ouverture géographique et thématique des recherches urbaines actuelles en présentant celles qui prennent en considération les villes situées en dehors de l'aire occidentale. Il donne la voix à de jeunes chercheurs et praticiens originaires de six pays et de trois continents qui, par leurs réflexions engagées, proposent de corriger les perceptions souvent négatives, voire catastrophiques, de l'urbanisation non occidentale. En partant du principe que tout espace urbain est aussi banal que singulier, ils aident à décentrer le regard et à envisager sérieusement l'importance de l'altérité dans la construction des représentations collectives. Ouvert sur le monde, donc, cet ouvrage montre tout l'intérêt de diversifier les approches théoriques et empiriques en urbanisme, dont le fort ancrage nord-américain ou européen empêche souvent de rendre compte des multiples réalités des villes de la planète.

    Docteur en géographie, Gabriel Fauveaud est chercheur invité au Centre d'études et de recherches international de l'Université de Montréal ( CÉRIUM ) et chercheur associé à l'UMR 8586 Prodig.

  • S'appuyant sur des données empiriques riches et variées, ce livre porte sur les homicides perpétrés dans quatre pays d'Afrique de l'Ouest francophone. Ses auteurs décrivent et analysent toutes les manifestations de la violence criminelle - qu'il s'agisse de vengeance ou d'autodéfense, d'infanticide, de vol, ou de crime rituel - et se font un devoir d'indiquer des pistes de solution réalistes.

    Que nous apprennent ces données sur les particularités des homicides au Burkina Faso, en Côte d'Ivoire, au Niger et au Sénégal ? Sur les homicides familiaux ? Sur les querelles qui se terminent par la mort d'un homme ? Sur les rapports entre la sorcellerie et le meurtre ? Comment rendre plus sûrs les quartiers criminogènes des villes africaines ? Avec quels acteurs sociaux les pouvoirs publics et la société civile peuvent-ils soutenir concrètement la non-violence ? En posant correctement le problème de la violence grave et en proposant des solutions, ce livre indique le chemin à prendre vers plus de sécurité, une paix mieux assurée et un développement durable.

    Maurice Cusson est professeur à l'École de criminologie et chercheur au Centre international de criminologie comparée de l'Université de Montréal.

    Nabi Youla Doumbia est criminologue et assistant de recherche au Centre international de criminologie comparée de l'Université de Montréal.

    Henry Boah Yebouet est professeur et doyen de l'UFR criminologie à l'Université Félix Houphouët-Boigny d'Abidjan.

  • Au cours des dernières décennies, les Canadiens ont connu bien des variantes du fédéralisme, allant de la concertation sous Lester B. Pearson à l'asymétrie administrative sous le tandem Pelletier-Charest, en passant par le fédéralisme rentable chez Robert Bourassa et le fédéralisme dominateur chez Pierre Elliot Trudeau. S'agit-il de tendances qui viennent inspirer les nouvelles générations d'électeurs ? Ou s'agit-il de modes appelées à se remplacer les unes les autres au gré de la conjoncture politique et des rapports de force ? Au moment où certains pays en crise sur la scène internationale (l'Irak, le Sri Lanka, la Russie) en sont venus à favoriser le fédéralisme, comment se fait-il qu'au Canada l'enthousiasme des Québécois soit si faible pour ce modèle de gouvernement ?
    Ce livre propose une lecture plurielle et actualisée des enjeux politiques qui sous-tendent les rapports entre le Québec et le Canada. Quatre grands thèmes y sont étudiés : les fondements du fédéralisme et ses traditions, les métamorphoses du fédéralisme, les relations fédérales-provinciales et intergouvernementales, et enfin les politiques propres à la gestion de la diversité. Chacune des études jette un éclairage novateur sur un ensemble de questions centrales, dont celles du déséquilibre fiscal, des réformes démocratiques, des rapports entre minorités et majorités et du déficit fédératif au Canada.
    Sous la direction d'Alain-G. Gagnon, professeur au Département de science politique de l'Université du Québec à Montréal, ce livre rassemble les contributions de : Marie-Joie Brady, Michael Burgess, Linda Cardinal, Jean-François Caron, Marc Chevrier, Joseph Facal, Sarah Fortin, Dimitrios Karmis, Guy Laforest, Andrée Joie, Kenneth McRoberts, Alain Noël, Martin Papillon, Benoît Pelletier, François Rocher, Michel Seymour, Luc Thériault, Luc Turgeon, Yves Vaillancourt, Catherine Vallières-Roland et José Woehrling.

  • Le système de santé que l'État québécois avait mis en place à la fin des années 1960 n'est plus ce qu'il était. Et l'on ne sait trop à quoi il ressemblera au XXIe siècle quand s'achèvera sa réforme. Ce second ouvrage du Réseau de recherche sociopolitique et organisationnelle en santé ne cherche pas à dresser un bilan des changements en cours, il veut plutôt soulever un certain nombre d'interrogations qui concernent tous les acteurs du système, ses gestionnaires comme ses bénéficiaires.
    Les auteurs traitent d'abord des principes et des normes qui fondent le système de santé : on y discute d'éthique et de services aux communautés culturelles, mais aussi des normes que le gouvernement fédéral impose aux provinces. La seconde partie porte sur les modalités de financement et d'allocation des ressources, sur les raisons entre autres du niveau élevé des dépenses de santé au Québec, et sur les correctifs qu'on pourrait y apporter. La troisième partie est consacrée à l'organisation et à la gestion des établissements : on évalue les politiques actuelles de décentralisation et on dresse une typologie des administrateurs ; la délimitation même du champ de la santé publique y est remise en question. La dernière partie traite de l'évaluation des services et du rôle qu'elle joue dans les changements actuels.
    Les auteurs se montrent souvent critiques à l'égard des politiques et des transformations qui touchent le système de santé québécois. Cependant, la perspective de comparaison avec les autres pays de l'OCDE qu'ils adoptent devrait permettre d'alimenter le débat et de mieux l'éclairer.

  • Les différents diffuseurs offrent à leurs auditoires respectifs ni tout à fait la même information, ni le même traitement de l'actualité. En tenant compte de variables qu'on peut mesurer, comme le temps de parole accordé aux acteurs politiques ou le temps consacré par chaque chaîne aux nouvelles communes, Denis Monière et Julie Fortier montrent, chiffres à l'appui, que le journalisme canadien obéit, comme on s'y attendait, à des règles différentes selon le public auquel il s'adresse. Ils montrent aussi cependant que l'information est moins tributaire qu'on pourrait le croire des mandats officiels : ce n'est pas tant le statut public ou privé d'une chaîne qui importe en ce cas, que sa langue de diffusion.
    Denis Monière est professeur invité à la Chaire d'études canadiennes de la Sorbonne (Paris-III) pour l'année universitaire 2000-2001.
    Julie Fournier a fait des études de science politique à l'Université de Montréal et de journalisme à l'Université Laval.

  • À défaut d'analyses sociologiques, l'appui à la souveraineté du Québec est devenue la terre promise des spéculateurs : on a devisé sur son déclin comme s'il s'agissait d'un fait, on l'a expliqué par le caractère rétrograde de l'idée politique qui en faisait l'objet et, avant de tourner la page, on a même imputé aux mensonges de ses « leaders » les appuis résiduels.

    Tournant le dos à ces lectures, on trouvera dans cet ouvrage quelques faits sociaux assez têtus. Le projet de souveraineté du Québec a soulevé les passions depuis quarante ans et il a profité, en le renforçant, d'un vaste mouvement social favorable aux institutions politiques de la société québécoise. Il est solidement implanté dans toutes les régions du Québec et sa lente progression dans les groupes sociaux qui lui sont naturellement le plus défavorables semble indépendante des conjonctures ; si bien que le niveau de l'appui qu'il recueille en 2001 est comparable à celui observé au début de la campagne référendaire de 1995 et cela alors même que le groupement où il recueillait les deux tiers de ses appuis cette année-là se trouve relativement démobilisé. C'est justement sur ce fait - la mobilisation et la défection sélective des différents types d'électeurs - que le présent ouvrage jette une lumière inédite, montrant que ceux dont dépend le plus massivement la souveraineté sont aussi les plus prompts à faire varier abruptement leur appui.

    Gilles Gagné est directeur du Département de sociologie de l'Université Laval. Il a publié des travaux sur l'État et la théorie sociologique et il a coordonné l'ouvrage Main basse sur l'éducation. Il est membre du Groupe interuniversitaire d'étude de la post-modernité qui publie la revue Société.

    Simon Langlois est professeur au Département de sociologie et titulaire de la chaire CEFAN de la Faculté des lettres de l'Université Laval. Il a publié des travaux sur les conditions de vie et sur la société québécoise et il a dirigé l'ouvrage La société québécoise en tendances 1960-1990. Il coordonne les travaux du Groupe international pour l'analyse comparée du changement social.

  • Les soulèvements populaires en Tunisie et en Égypte, avec la chute de Ben Ali et de Moubarak, ont produit un effet de démonstration des défauts de la cuirasse de régimes apparemment forts. Leurs succès ont favorisé une propension à l'action dans d'autres pays arabes, au sein de sociétés dont les revendications et les régimes ne sont pas forcément identiques. Ils ont ainsi ouvert un cycle de mobilisations qui, pour l'heure, n'est pas clos.
    Mais peut-on parler vraiment de révolution ? De ces affrontements ont surgi de nouvelles façons d'envisager les rapports de pouvoir, et c'est sans doute là que réside la principale « révolution » : une transformation en cours dans les relations politiques, qui place l'ensemble des protagonistes des scènes politiques arabes sous le signe de l'incertitude.
    Les auteurs s'appuient sur une connaissance de première main des terrains étudiés et prennent en compte la diversité des contextes pour expliquer ces événements et leurs répercussions au-delà de la rue.

  • Suivre l'itinéraire universitaire et politique de Guy Rocher, c'est littéralement refaire l'histoire du Québec de la dernière moitié du siècle dernier. Qu'on ne s'étonne donc pas que cet ouvrage aborde tout autant l'oeuvre du sociologue que, plus largement, les boule ver sements d'une société confrontée aux défis incessants de sa modernisation. Si les témoignages nous font pénétrer dans l'intimité de l'homme et du citoyen, les analyses signées par des professeurs de renom nous dévoilent, sous un jour neuf, le paysage social, politique et scientifique du Québec. Écrits à partir de perspectives disciplinaires les plus diverses (science politique, droit, sociologie, histoire, etc.), les textes qui composent cet ouvrage nous permettent de mieux comprendre, non seulement l'évolution globale de la société québécoise, mais les enjeux bien contemporains que l'histoire a légués en héritage à la génération présente.
    Guy Rocher est né à Berthierville en 1924. Ses études classiques ter mi nées, il joint les rangs de la Jeunesse étudiante catholique. Il fait par la suite ses études en sciences sociales à l'Université Laval avec le père Georges-Henri Lévesque et son doctorat en sociologie à l'Université Harvard sous la direction de Talcott Parsons. À son retour, il enseigne la sociologie d'abord à l'Université Laval puis, en 1960, il accepte le poste de directeur du Département de sociologie à l'Université de Montréal, dont il est toujours membre du corps professoral. Depuis 1983, il est aussi chercheur au Centre de recherche en droit public de cette même université. Il a été membre de la commission Parent (1961-1966), sous-ministre au Développement culturel (1977-1979) et au ministère du Développement social (1981-1983) du Gouvernement du Québec. Il est récipiendaire de plusieurs prix académiques, dont le prix Marcel-Vincent, le prix Léon-Gérin, le prix Molson, et le prix William Davidson de la Société royale du Canada, dont il est membre depuis 1974. Son ouvrage Introduction à la sociologie générale (1968) a été traduit en plusieurs langues et est encore aujourd'hui un livre de référence majeur pour l'enseignement de la sociologie.

  • Faut-il décriminaliser, voire légaliser l'usage du cannabis ? Si oui, dans quel cadre législatif et pour qui ? Ces questions qui agitent les pouvoirs publics occidentaux depuis des décennies n'avaient pas encore fait l'objet d'études approfondies et complètes. Un comité spécial du Sénat canadien s'y est attaqué. Le rapport qu'il a rendu public a étonné tous les observateurs par la rigueur de ses recherches et l'audace de ses propositions.

    D'importantes ressources scientifiques ont été mobilisées pour faire le point : 23 rapports de recherches réalisés par des scientifiques de réputation internationale, plus de 200 témoins, chercheurs et spécialistes au Canada et à l'étranger, de nombreux groupes de discussion... Le débat sur le cannabis sort enfin sur la place publique.
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    L'essentiel du rapport et toutes les recommandations se retrouvent dans ce livre. Le Comité propose des perspectives nouvelles face aux drogues illicites, rappelant la nécessité de trouver une politique différente et efficace « qui ne banalise ni ne marginalise les usages ». Novateur dans ses bases scientifiques et courageux dans ses recommandations, ce rapport, précédé d'une préface du sénateur Nolin, devient désormais indispensable à toute discussion sur le cannabis au niveau national et international.

  • Dans nos sociétés contemporaines, sans cesse bouleversées par les restructurations économiques et les recompositions sociales, les institutions étatiques doivent faire face à la difficulté d'assurer l'inclusion sociale et la participation à la vie collective des citoyens. En Europe comme dans les Amériques, nous assistons à des mutations importantes dans les régimes de citoyenneté et à des changements de formes de citoyenneté.
    Cet ouvrage examine en détail ces transformations, à partir de perspectives multiples qui, non seulement croisent les optiques européennes et canadiennes, mais mobilisent plusieurs disciplines, que ce soit la science politique, la sociologie, le droit ou la philosophie.
    Sous la direction de Jane Jenson, titulaire d'une Chaire de recherche du Canada au Département de science politique de l'Université de Montréal, Bérengère Marques-Pereira, directrice du Centre de sociologie politique à l'Université libre de Bruxelles, et Éric Remacle, responsable du Pôle Bernheim d'études sur la paix et la citoyenneté, l'Institut d'études européennes à l'Université libre de Bruxelles.

  • La thèse... on l'aborde comme une aventure, on la vit comme un voyage, on la quitte comme un songe. Passé le cap des généralités, chaque expérience est singulière et il y a autant de raisons d'entreprendre une thèse qu'il y a d'étudiants inscrits au doctorat. Si les motivations sont innombrables, les difficultés et les joies de la trajectoire se ressemblent et ceux qui les ont connues peuvent faire de leur expérience un guide pour les autres.
    Comment choisir un directeur de thèse ? Qu'y a-t-il au début et à la fin du tunnel ? Que faut-il faire pour s'en sortir indemne ? Ce livre rassemble les expériences d'étudiants qui ont, pour l'essentiel, soutenu leur thèse au cours des cinq dernières années, dans l'un ou l'autre champ des sciences sociales et humaines. Il aborde différents aspects pratiques du projet doctoral, depuis sa conception aux choix personnels et professionnels qui suivent sa réalisation. Il manquait un ouvrage sur les conditions matérielles, personnelles et relationnelles de la thèse, le voici !

    Emmanuelle Bernheim est titulaire d'une double formation en sciences sociales et en droit. Elle est professeure au Département des sciences juridiques de l'Université du Québec à Montréal et chercheure au Centre de recherche de Montréal sur les inégalités sociales (CRÉMIS).
    Pierre Noreau est professeur titulaire à la Faculté de droit de l'Université de Montréal et chercheur au Centre de recherche en droit public. Il est politologue et juriste de formation et oeuvre dans le domaine de la sociologie du droit.

  • Douleur profonde et intime, le deuil est une réalité individuelle - perte d'un membre de la famille, d'un ami ou d'un collègue - qui a également un retentissement plus large de par les différents rituels pratiqués par la communauté autour du défunt. Il est déjà difficile d'affronter un deuil ; en contexte migratoire, vivre deuil et immigration, c'est vivre deux processus d'adaptation à des mondes inconnus. Un des buts de ce livre est de comprendre cette terra incognita par le témoignage des immigrants qui ont vécu un deuil, l'expérience des travailleurs sociaux et les études des chercheurs. Il fait oeuvre de pionnier en offrant un bilan des connaissances sur le sujet de la mort en contexte migratoire, au Québec, mais également ailleurs dans le monde. Grâce à un travail de terrain au plus près de migrants de diverses origines nationales, culturelles et religieuses vivant au Québec - musulmans, bouddhistes, chrétiens -, il rend compte de la multiplicité d'expériences empreintes tout autant de défis que de solutions créatives. Il propose également d'aider à comprendre le deuil des autres - ceux qui sont nés ailleurs ou dont les parents sont nés ailleurs - pour mieux les accompagner.

    Lilyane Rachédi est professeure-chercheure à l'école de travail social de l'Université du Québec à Montréal (UQAM). Béatrice Halsouet est docteure en sciences des religions de l'UQAM.

  • La politique étrangère et de défense du Canada a connu des changements de cap ces dernières années, s'adaptant aux nombreux événements qui ont marqué aussi bien le pays que le monde, en particulier la fin de la Guerre froide et les attentats du 11 septembre 2001. Ces transformations ont-elles des répercussions sur la nature de la tâche qui incombe à ceux qui dirigent la politique étrangère canadienne ? Quels sont les facteurs qui structurent le contenu et l'évolution des activités internationales du Canada et du Québec ?
    Cet ouvrage propose une étude systématique de la politique internationale du Canada et du Québec. On y trouve les principaux éléments qui forment le cadre dans lequel évoluent les différents acteurs appelés à formuler la politique étrangère et qui agissent comme autant de contraintes dans le processus de prise de décision : le poids de l'environnement international, le rôle de la société civile, l'importance des ressources ou encore l'impact de l'histoire et des idées dominantes.
    La compréhension de la politique étrangère du Canada suppose également que l'on situe le rôle des principaux dirigeants appelés à intervenir dans la formulation de la politique internationale du pays : le premier ministre, le Cabinet, le ministre des Affaires étrangères et celui de la Défense, la bureaucratie et le Parlement.
    Enfin, l'ouvrage traite des activités internationales des provinces, en particulier du Québec. On y trouve une analyse en profondeur de l'influence du fédéralisme sur la conduite de la politique étrangère, sur l'émergence de la paradiplomatie des gouvernements non souverains et sur la conduite des relations extérieures du Québec.
    Kim Richard Nossal est professeur et directeur du Département d'études politiques à l'Université Queen's (Kingston, Ontario). Stéphane Roussel est professeur au Département de science politique de l'Université du Québec à Montréal (UQAM) et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en politiques étrangère et de défense canadiennes. Stéphane Paquin est professeur à l'École de politique appliquée de l'Université de Sherbrooke.

  • Cet ouvrage, qui fait appel à une soixantaine de spécialistes canadiens et européens - médecins, psychiatres, psychoéducateurs, nutritionnistes, kinésiologues et professeurs-chercheurs -, décrit de façon approfondie les caractéristiques clés des troubles des conduites alimentaires (TCA) en s'appuyant sur les informations les plus récentes et les données les plus actuelles. Il dresse un panorama exhaustif des problèmes de santé mentale les plus fréquemment associés aux TCA, et passe en revue l'anxiété, les obsessions ou les compulsions en plus de s'intéresser à l'obésité, à l'anorexie et aux dépendances de toutes sortes.

    Qui sont les gens les plus à risque d'être atteints de TCA ? Les femmes, bien sûr, mais aussi les hommes, les enfants, les sportifs, les victimes de maltraitance durant l'enfance, ceux qui ont une déficience intellectuelle ou des troubles du spectre de l'autisme. Dans ce livre, on examine les particularités des évaluations médicales, nutritionnelles et psychosociales et on présente en détail des interventions efficaces, allant de la thérapie cognitive-comportementale à l'alimentation intuitive en passant par les thérapies corporelles ou familiales centrées sur les émotions. Enfin, l'accompagnement des personnes atteintes de TCA en hôpital de jour, en hospitalisation ou en externe est passé à la loupe pour offrir le portrait le plus complet à jour des ressources accessibles.

  • Avec la collaboration de Danica Djeric et Bob W. White.
    Sous la direction de Jorge Enrique Gonzalez.

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