FeniXX réédition numérique (Dunod)

  • Comparée à celle nos voisins, la politique familiale française passe pour être des plus explicites. Depuis les années vingt, en s'adressant à toutes les familles, parfois sans conditions de ressources, elle se distingue en effet des politiques de protection sociale. Son âge d'or court de la fin des années trente aux années soixante-dix. Aujourd'hui, cette orientation est remise en cause ; le consensus politique s'affaiblit, le débat progresse sur l'efficacité et le bien-fondé de cette solidarité familiale trop horizontale. Pourquoi, dans notre pays, la politique familiale a-t-elle pris un tel cours ? Quelle place attribuer à notre passion nataliste ? D'où viennent les mouvements familiaux et nos institutions spécialisées ? Quels rapports entre les allocations familiales et le salariat ? Sur les chemins de la solidarité, comment articuler l'aide familiale, les services, les équipements et toute l'horlogerie des prestations ? Quelles contraintes pèsent sur l'expérience familiale des hommes, des femmes, des parents ? Pourquoi les nouvelles procréations font-elles peur ? Qu'est-ce qui fait famille aujourd'hui ? Qu'est-ce qui fera famille demain ? Pour aborder ces questions, sous l'égide du Cedias, de l'Unaf et avec l'appui du Groupe d'analyse des politiques publiques, un séminaire d'experts s'est réuni au cours de l'automne 1998. Puis un colloque a rassemblé chercheurs et acteurs du champ familial, en avril 1999. Le présent ouvrage est issu de ces différentes contributions. Il en reprend le titre : Les Implicites de la politique familiale, c'est-à-dire les impensés, les voiles, les questions entrouvertes, les enjeux et arbitrages de l'action publique.

  • En organisant les premiers États généraux des éducateurs les 2 et 3 avril 1992 à Toulouse, Lien social a été à l'origine du plus grand rassemblement de la profession. Cet ouvrage collectif a pour ambition non seulement d'être le reflet de cet événement, mais aussi de le prolonger par une série de contributions nouvelles, offrant ainsi une radiographie exhaustive d'une profession charnière en complète transformation. Quel que soit son lieu d'intervention, l'éducateur est toujours confronté à ce qu'il est convenu d'appeler "les incasables, les hors normes, les exclus, les marginaux". Ce livre dresse donc, dans un premier temps, un état des lieux de cette fonction au carrefour du pédagogique, du thérapeutique et de l'éducatif. Il définit les éducateurs comme des professionnels de la relation. Il montre également l'importance de la formation, condition essentielle d'un professionnalisation réussie. Les mutations des professions sociales font enfin l'objet d'analyses approfondies de Christian Bachmann, Jean-Noël Chopart et Jacques Ion.

  • Beaucoup s'interrogent sur la place du "travail social" et préconisent d'investir de nouveaux territoires d'intervention. À l'opposé, le parti pris des auteurs de ce livre est de privilégier le thème de la place des personnes, bénéficiaires, usagers, clients de l'action sociale. Cet ouvrage associe chercheurs de l'université et professionnels du secteur sanitaire et social pour construire une réflexion sur de nouveaux modes d'accompagnement innovants de la personne en difficulté, à promouvoir dans le cadre des nouvelles politiques sociales. Une première partie expose les éléments du débat actuel au sein du secteur des associations d'action sociale : centrer tout dispositif d'intervention sur la personne ; dépasser une simple réponse gestionnaire des appareils de prise en charge pour s'interroger sur le type de société qu'ils contribuent à construire. La seconde partie, conçue autour des enjeux de direction des cadres du secteur social et médico-social, montre que la construction de pratiques d'intervention centrées sur la personne peut réellement structurer de nouvelles conceptions de l'accompagnement. Le champ associatif, acteur majeur du secteur sanitaire et social, trouve ici une défense et une illustration de sa fonction citoyenne au service de la capacité des individus à être les moteurs du mouvement social.

  • « La politique énergétique de la France » : l'ouvrage auquel se réfère toute personne soucieuse de mieux connaître le rôle primordial que tient l'énergie dans l'économie française. Rappel du passé depuis le choc pétrolier de 1973, orientations actuelles et perspectives à long terme sont les grands axes de cet ouvrage. Vous y découvrirez les défis d'aujourd'hui : la construction européenne et le respect de l'environnement.

  • La loi de 1975 avait promu l'insertion des handicapés en milieu ordinaire de travail comme bouclier contre l'exclusion. Or, les établissements de travail protégé - Centres d'aide par le travail et Ateliers protégés - se sont largement développés (88 000 places). Pour éclairer ce constat, Alain Blanc nous livre une analyse sociologique rigoureuse de l'ensemble de ce secteur. Après avoir rappelé le contenu de la loi d'orientation de 1975, il éclaire le fonctionnement de la Cotorep et celui de l'insertion professionnelle. L'étude des établissements de travail protégé lui permet ensuite d'expliquer les tensions entre conceptions économiques et éducatives, et de démontrer les limites du pragmatisme dans la mise en oeuvre de l'insertion professionnelle des handicapés. Cet ouvrage rend compréhensible le paradoxe suivant : aux personnes qui possèdent une « employabilité naturelle limitée », la société demande de participer à l'effort productif par l'intermédiaire de dispositifs spécifiques d'insertion dont les modalités de fonctionnement les contraignent à pratiquer la ségrégation. Le discours de la nécessaire inclusion des handicapés recouvre en fait les pratiques fonctionnelles de l'exclusion. Passionnant de bout en bout, cet ouvrage s'adresse à tous les professionnels et responsables oeuvrant dans le domaine de la reconnaissance, de la gestion et de la prise en charge des personnes handicapées.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • L'obligation scolaire de la gymnastique (puis de l'éducation physique) est antérieure aux lois républicaines sur l'École gratuite, obligatoire et laïque. Cette précocité n'est-elle pas, à elle seule, la garantie de sa légitimité ? Malgré cet avantage, l'éducation physique a toujours eu à subir les assauts de ceux qui la considèrent inutile, voire dangereuse, ou de ceux qui ne voient en elle qu'une nécessaire récréation. Entre l'exclusion et la dérision, la seule issue est de conquérir l'École, cette citadelle prestigieuse de la IIIe République. C'est à cette tâche que vont se consacrer les précurseurs et les pionniers de l'éducation physique, ainsi que les courants d'innovation pédagogique contemporains. Tous leurs efforts convergeront vers un seul but : montrer que l'éducation physique peut respecter les règles et les usages scolaires. L'École la condamne donc à faire la preuve de son sérieux. C'est en s'alignant sur les modèles pédagogiques et didactiques des disciplines intellectuelles, et en se parant des signes distinctifs des apprentissages scolaires, que l'éducation physique pourra se faire reconnaître comme une discipline et une matière d'enseignement authentiques. C'est ce mimétisme qui, pour nombre de défenseurs de l'éducation physique, est garant de sa spécificité et de sa légitimité scolaires. L'éducation physique sera scolaire ou ne sera pas. Mais l'École d'aujourd'hui a perdu de son prestige, elle n'a plus, comme par le passé, le monopole de l'éducation. Que vaut alors cet effort centenaire pour la conquérir s'il doit exprimer, sinon un échec, au moins des résultats superfétatoires. Ne doit-on pas plutôt s'interroger aujourd'hui sur la nécessaire redistribution des tâches et des compétences éducatives que traduisent les profonds bouleversements de la pratique sociale des activités physiques et sportives ? Cette approche différente de l'histoire de l'éducation physique met à jour les significations des discours et des pratiques qui justifient ou cautionnent la présence de l'éducation physique à l'École. Chaque auteur contribue à fournir des éléments d'analyse et de réflexion à cette question essentielle : l'éducation physique n'existe-t-elle que parce qu'il y a des professeurs d'éducation physique ? Le débat est ouvert...

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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