Andrew Feenberg

  • Le jeune Marx appelait à une « réalisation de la philosophie » par la révolution. Celle-ci est ipso facto devenue un concept central du marxisme, ce que Lukács et l'École de Francfort ont approfondi chacun dans sa perspective. Ces penseurs ont fait valoir que les problèmes philosophiques fondamentaux sont, en réalité, des problèmes sociaux, mais conçus de manière abstraite.

    «Philosophie de la praxis» retrace l'évolution de cette proposition importante dans les écrits de Marx, Lukács, Adorno et Marcuse. Il en ressort que ce thème non seulement doit rester central dans les débats entourant la théorie marxiste, la philosophie continentale et la technique, mais offre un angle fécond pour aborder la crise de la rationalité actuelle, que l'on a par trop négligée.

  • C'est désormais un fait incontestable, le désastre écologique nous guette. D'aucuns attribuent ces convulsions planétaires à notre ­insatiable appétit de progrès technique et affirment qu'il n'y aurait d'autre choix, pour nous sauver de nous-mêmes, que de faire marche arrière. Pour d'autres, il faut faire marche avant et décupler l'efficacité des machines. Inlassablement, dans les discours, progrès technique et écologie s'opposent.

    Notre salut se trouve-t-il vraiment dans un renoncement à l'un ou à l'autre ? Ni contempteur ni adorateur de la technique, le philosophe Andrew Feenberg s'attelle depuis vingt ans à dégager une troisième voie. S'appuyant sur de nombreux exemples et discutant les thèses de quelques grandes figures de la philosophie contemporaine (Heidegger, Marcuse, Nishida, Habermas et Latour), il précise les contours d'une véritable théorie critique de la technique, qui en ­révèle les possibles usages démocratiques.

    Clair et stimulant, «Pour une théorie critique de la technique» s'adresse non seulement aux philosophes, mais à tout citoyen désireux de mieux comprendre nos évolutions sociotechniques.

  • Thoroughly revised, this new edition of Critical Theory of Technology rethinks the relationships between technology, rationality, and democracy, arguing that the degradation of labor--as well as of many environmental, educational, and political systems--is rooted in the social values that preside over technological development. It contains materials on political theory, but the emphasis has shifted to reflect a growing interest in the fields of technology and cultural studies.

  • Thoroughly revised, this new edition of Critical Theory of Technology rethinks the relationships between technology, rationality, and democracy, arguing that the degradation of labor--as well as of many environmental, educational, and political systems--is rooted in the social values that preside over technological development. It contains materials on political theory, but the emphasis has shifted to reflect a growing interest in the fields of technology and cultural studies.

  • Digital Identities in Tension deals with the ambivalence of universal digitalization. While this transformation opens up new possibilities, it also redistributes the interplay of constraints and incentives, and tends insidiously to create a greater malleability of individuals.
    Today, companies and states are increasingly engaged in the surveillance and management of our digital identities. In response, we must study the effects that the new industrial, economic and political logics have on ethical issues and our ability to act.
    This book examines the effects of digitalization on new modes of existence and subjectivation in many spheres: digital identity management systems, Big Data and machine learning, the Internet of Things, smart cities, etc. The study of these transformations is one of the major conditions for more responsible modes of data governance to emerge.

empty