Isabelle Flaten

  • Et si tout souvenir de famille n'était que fiction ? Une femme découvre une fois devenue adulte qu'elle est née de père inconnu. Une double enquête commence, à la fois sur l'identité de son père mais aussi sur les raisons du mensonge de sa mère. Chaque parcelle de la vie de cette mère excessive et trouble, professeure de collège libertaire, cache une ombre lourde de sens.

    Un récit pudique et sobre, où la force des souvenirs d'enfance emporte le lecteur dans un rire noir omniprésent.

  • Adelphe

    Isabelle Flaten

    À la sortie de la guerre, les hommes sont rares, ou en mauvais état... C'est le temps des révolutions, de l'Europe, et des femmes... des femmes conscientes de leur pouvoir, qui s'émancipent de leurs foyers, tirent les ficelles, et se réapproprient leur destin.
    Le jour où Gabrielle Thomas, dans sa paisible bourgade, tend à Adelphe le pasteur un exemplaire de Nêne, prix Goncourt de l'année, que chacun lit et annote à son tour, la vie des personnages bascule, les lois divines et terrestres sont menacées.
    Gabrielle d'abord, la trop honnête paroissienne ; Blanche, la bonne qui mène son maître par le bout du nez ; puis Adelphe, pasteur débonnaire que ce tourbillon de femmes revendicatrices empêche de dormir : puis ses femmes, puis son fils, puis....

    Chacun fait revivre à sa manière la partition du livre, en tentant d'en changer la fin.

  • Dans le village de Saint-Ambroise, que l'auteur a situé dans le bocage vendéen, Madeleine Clarandeau est engagée comme servante par Michel Corbier, de la ferme des Moulinettes. Corbier est veuf et a deux enfants. Peu à peu, Madeleine va gagner une place prépondérante dans l'éducation des deux enfants et le travail à la ferme des Moulinettes. Elle pourrait continuer à leur servir de mère, mais un jour débarque une jeune fille, Violette, qui finira par épouser Corbier et chassera Madeleine de la ferme. Un roman social noir sur la vie d'une nourrice dévouée minée par l'ingratitude de ses maîtres. Un témoignage admirable de la vie en Vendée à cette époque.

  • - 50%

    PRIX GONCOURT DU PREMIER ROMAN ET PRIX ETONNANTS VOYAGEURS OUEST FRANCE.
    Depuis le ventre de sa mère, Maryam vit de front les premières heures de la révolution iranienne. Six ans plus tard, elle rejoint avec sa mère son père en exil à Paris.
    À travers les souvenirs de ses premières années, Maryam raconte l'abandon du pays, l'éloignement de sa famille, la perte de ses jouets - donnés aux enfants de Téhéran sous l'injonction de ses parents communistes -, l'effacement progressif du persan au profit du français qu'elle va tour à tour rejeter, puis adopter frénétiquement, au point de laisser enterrée de longues années sa langue natale.
    Dans ce récit qui peut être lu comme une fable autant que comme un journal, Maryam Madjidi raconte avec humour et tendresse les racines comme fardeau, rempart, moyen de socialisation, et même arme de séduction massive.
    Maryam Madjidi est née en 1980 à Téhéran, et quitte l'Iran à l'âge de 6 ans pour vivre à Paris puis à Drancy. Aujourd'hui, elle enseigne le français à des mineurs étrangers isolés, après l'avoir enseigné à des collégiens et lycéens de banlieue puis des beaux quartiers, des handicapés moteur et psychiques, des étudiants chinois et turcs, et des détenus. Elle a vécu quatre ans à Pékin et deux ans à Istanbul.

  • Imaginez que Jane Austen vit et écrit aujourd'hui dans un village de la Drôme.
    Son installation bouleverse la vie de la communauté, d'autant que chouchou des médias, elle intègre très rapidement la liste des best sellers !
    Fable irrésistible sur les coulisses de la presse et de l'édition, ce récit assume son anachronisme, tout en soulevant quelques problématiques : comment serait reçue l'oeuvre d'Austen si elle avait été écrite aujourd'hui ? Son message féministe est-il toujours d'actualité ?

  • debout-payé

    Gauz


    Debout-Payé est le roman d'Ossiri, étudiant ivoirien devenu vigile après avoir atterri sans papier en France en 1990.

    C'est un chant en l'honneur d'une famille où, de père en fils, on devient vigile à Paris, en l'honneur d'une mère et plus globalement en l'honneur de la communauté africaine à Paris, avec ses travers, ses souffrances et ses différences.
    C'est aussi l'histoire politique d'un immigré et du regard qu'il porte sur notre pays, à travers l'évolution du métier de vigile depuis les années 1960 - la Françafrique triomphante - à l'après 11-Septembre.
    Cette épopée familiale est ponctuée par des interludes : les choses vues et entendues par l'auteur lorsqu'il travaillait comme vigile au Camaïeu de Bastille et au Sephora des Champs-Élysées.
    Gauz est un fin satiriste, tant à l'endroit des patrons que des client(e)s, avec une fibre sociale et un regard très aigu sur les dérives du monde marchand contemporain, saisies dans ce qu'elles ont de plus anodin - mais aussi de plus universel.

    Un portrait drôle, riche et sans concession des sociétés française et africaine, et un témoignage inédit de ce que voient vraiment les vigiles sous leur carapace.

  • entre les jambes

    Huriya

    Marrakech, années 70.

    Un petit garçon androgyne est abandonné par sa mère et confié à ses grands parents. Sa grand mère, musulmane, et son grand père, officier français à la retraite, se détestent et s'opposent sur tous les plans : principes, éducation, religion, sexualité... C'est la lutte du Coran contre Les Fleurs du mal.

    Entre les jambes est le récit de cette enfance écartelée entre fausses pudeurs et non-dits, mosquée et hammam, ivresses et amants, enfants des rues et prostitution forcée.

  • querelle

    Kevin Lambert

    Une grève éclate dans une scierie du Lac-Saint-Jean, dans le nord canadien. Derrière une apparente solidarité ouvrière, l'ennui et la dureté de la lutte, que seules rompent les nuits dans les bars et karaokés, révèlent les intérêts plus personnels de chacun.
    Parmi ces ouvriers, il y a Querelle, magnifique colosse venu de la métropole, et Jézabel, issue d'une lignée rebelle de mère en fille.
    Doux et charnels, ces héros incarnent la liberté, la jouissance et la joie sauvages, hors des lois du marché et de l'aliénation familiale ou sexuelle.
    Au gré des sabotages, des duels et des ivresses, la colère s'empare des grévistes et les événements se conjuguent dans un conflit généralisé aux allures de vengeance sociale, qui rappelle Le Seigneur des porcheries, Jean Genet ou Kathy Acker.
    "Magistral... construit comme une tragédie grecque... Le puissant roman (noir) de notre époque !" - Stéphane Ehles - Télérama
    "Ironique et tueur ! Une manière bien à soi de considérer le corps-à-corps avec les ennemis sociaux..." - Mathieu Lindon - Libération
    "Un premier roman aux allures d'un film de Ken Loach, avec ses accents joual et un parler crû" - Thomas Vincy - Livre Hebdo

  • black manoo

    Gauz

    Black Manoo, junkie abidjanais sans papiers, déboule dans le Belleville des années 90 avec deux guides : Lass Kader, son meilleur ami dealer, et Karol, sa belle, avec qui il ouvre un bar clandestin.
    Avec eux, on explore les coulisses d'un quartier ahurissant et les stratégies d'un immigré tout juste débarqué à Paris pour s'y enraciner, entre rituel et petits boulots.
    Le destin de Black Manoo pourrait ressembler à cent mille autres mais ne ressemble à aucun.
    Dans ce roman-monde qui fait de chaque lieu, de chaque personnalité, le creuset d'un univers, Gauz réunit les deux veines qui ont fait son succès : l'observation sociale et le destin de personnages aux marges des lois. Au-delà, il invente un style littéraire d'une concision électrique, aussi dense et intense que la plus rageuse des musiques.

  • Après deux ans à sillonner la planète dans l'humanitaire, Nafissa atterrit brutalement à Paris. Sans contrat de travail, il lui faut une rentrée d'argent et vite.
    Elle se lance dans une relation à coeur perdu avec Airbnb, fraîchement débarquée à Paris. Elle sera une Super-Hôte, catégorie Génie de l'ouverture à autrui. Mais l'hôtesse porte un regard férocement drôle sur ses invités et sur ce système qui exploite habilement les failles d'une ville en se nourrissant des fragilités de ses habitants.

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